Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

Publicité

Chapitre 2 : Différence entre le Chirk et le Koufr puni

Remarque sur la différence entre le Chirk et le Koufr puni

Cheykh Mouhammad Ibn Ahmad Al Hifdhî dit :

لفظ الشرك ومعناه هو أن تعبد غير الله وهذا هو الواقع، ولفظ الكفر هو الجحود والتكذيب بما علم بمجئ الرسول صلى الله عليه وسلم به ضرورة

« Le mot « Chirk » ça veut dire que tu adore un autre qu’Allah ; et ceci est ce qui se passe, alors que le mot « Koufr » c’est rejeter ou démentir ce qu’on sait forcément être un enseignement du messager ; qu’Allah le bénisse et le salue. » [Darajât As Sâ3idîn page 29 ; voir 3Aqîdat Al Mouwahhidîn page 358]

 

Le Mouchrikest : Celui qui donne un associé à Allah –même s’il ignore que c’est interdit ça n’empêche pas qu’il soit un Mouchrik et donc non musulman-.

 

Le Kâfirest celui qui rejette la vérité lorsqu’elle lui parvient.

Donc, lorsqu’un homme adore un autre qu’Allah ; il est un Mouchrik et pas un musulman puisqu'il adore un autre qu'Allah; mais est ce que ce Mouchrik est un Kâfir ? Il n’est un Kâfir que s’il a été avertit par le message d’un prophète. Par contre s'il est incapable d’accéder à ce message et de l’apprendre, il n’est pas Kâfir, mais il n’est pas musulman pour autant.

 

Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb dit :

فجنس هؤلاء المشركين وأمثالهم، ممن يعبد الأولياء والصالحين، نحكم بأنهم مشركون، ونرى كفرهم إذا قامت عليهم الحجة الرسالية.

« Ce genre de polythéistes et leurs semblables qui adorent les saints et les pieux, nous jugeons qu’ils sont polythéistes, et nous les considérons mécréants après que la preuve leur soit établie. » [Dourar As-Saniyya 18/534]

Il les juge donc polythéistes pour leur adoration des tombes, mais pas mécréants tant que la preuve ne leur est pas établie.

 

‘Abdallah et Ibrâhîm fils d’Abdellatîf Âl Cheykh ainsi que Soulaymân Ibn Sahmân, dirent :

وأما قوله - عن الشيخ محمد، رحمه الله -: إنه لا يكفر من كان على قبة الكواز، ونحوه، ولا يكفر الوثني حتى يدعوه، وتبلغه الحجة، فيقال: نعم; فإن الشيخ محمدا رحمه الله، لم يكفر الناس ابتداء، إلا بعد قيام الحجة والدعوة

«Quant à la parole du Cheykh Mouhammad, qu’Allah lui fasse miséricorde « Il ne juge pas mécréant celui qui est sur la coupole d’Al Kawâz et ses semblables… Et qu'il ne juge pas l’idolâtre (wathanî) comme un mécréant tant qu’il ne l'a pas averti et que la preuve ne lui est pas parvenue ; en effet le Cheykh Mouhammad, qu’Allah lui fasse miséricorde, ne jugeait pas les gens directement mécréant, mais uniquement après que la preuve leur soit parvenue et après avertissement. » [Dourar As-Saniyya 10/434]

On voit ici que le Cheykh ne jugeait pas mécréant ceux qui adorent les tombes avant de les avertir mais il les jugeait quand même idolâtre (wathanî) et non musulman.

 

Les fils de Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb, ainsi que Cheykh Hammad Ibn Nâçir Al Mou3ammar dirent :

إذا كان يعمل بالكفر والشرك، لجهله، أو عدم من ينبهه، لا نحكم بكفره حتى تقام عليه الحجة؛ ولكن لا نحكم بأنه مسلم، بل نقول عمله هذا كفر، يبيح المال والدم، وإن كنا لا نحكم على هذا الشخص، لعدم قيام الحجة عليه؛ لا يقال: إن لم يكن كافرا، فهو مسلم، بل نقول عمله عمل الكفار، وإطلاق الحكم على هذا الشخص بعينه، متوقف على بلوغ الحجة الرسالية. وقد ذكر أهل العلم: أن أصحاب الفترات، يمتحنون يوم القيامة في العرصات، ولم يجعلوا حكمه حكم الكفار، ولا حكم الأبرار...

« S’il commet de l’impiété ou de l’idolâtrie par ignorance, sans personne pour l’avertir, alors nous ne lui donnons pas le statut de mécréant tant que la preuve ne lui est pas établie, mais nous ne jugeons qu’il est musulman non plus ; nous disons que son acte est une impiété permettant de faire couler son sang et de s’emparer de ses biens. Et même si nous ne rendons pas de verdict sur cette personne précise à cause qu’aucune preuve ne lui a été établie, il ne faut pas dire pour autant que « s’il n’est pas mécréant, alors il est musulman ». Nous disons que son acte est celui des mécréants, quant à l’affirmation de ce verdict sur cette personne en particulier, cela dépend de savoir si la preuve lui est parvenue ou non. Et les gens de science disent que ceux qui vivent dans une période de rupture, et ils seront éprouvé le jour du jugement : ils ne leur ont donc pas donné le verdict des mécréants, ni celui des pieux… » [Dourar As-Saniyya 10/136-137]

 

Et Hammad Ibn Nâçir Al Mou3ammar dit:

وأما قولكم: وهل ينفع هذا المؤمن المذكور، ما معه من أعمال البر، وأفعال الخير، قبل تحقيق التوحيد؟ فيقال: لا يطلق على الرجل المذكور اسم الإسلام، فضلا عن الإيمان; بل يقال: الرجل الذي يفعل الكفر، أو يعتقده في حال جهله، وعدم من ينبهه، إذا فعل شيئا من أفعال البر، وأفعال الخير، أثابه الله على ذلك، إذا صحح إسلامه وحقق توحيده، كما يدل عليه حديث حكيم بن حزام: "أسلمت على ما أسلفت من خير". وأما الحج الذي فعله في تلك الحالة، فلا نحكم ببراءة ذمته، بل نأمره بإعادة الحج، لأنا لا نحكم بإسلامه في تلك الحالة، والحج من شرط صحته الإسلام؛ فكيف نحكم بصحة حجه وهو يفعل الكفر، أو يعتقده؟ ولكنا لا نكفره إلا بعد قيام الحجة عليه، فإذا قامت عليه الحجة وسلك سبيل المحجة، أمرناه بإعادة الحج، ليسقط الفرض عنه بيقين.

« En ce qui concerne votre question : Est-ce que les actes de piété et les bonnes actions de ce genre de croyants lui sont d’un quelconque intérêt avant qu’il ne concrétise le monothéisme ? On répond que : cet homme là ne prend pas le nom d’Islam, et encore moins de croyant : mais il faut dire que l’homme qui commet de la mécréance ou y croit en situation d’ignorance et sans personne pour l’en avertir, puis fait des pratiques bienfaisantes et pieuses, Allah l’en récompensera s’il valide son Islam et concrétise son monothéisme envers Allah, comme le prouve le Hadîth de Hakîm Ibn Hâzim « Tu t’es convertis sur ce que tu as déjà fait de bien ».

Pour ce qui est du pèlerinage qui a été effectué dans une telle situation, nous jugeons que son devoir n’est pas remplit mais nous lui ordonnons de le recommencer car nous ne le jugions pas musulmans à ce moment, or le pèlerinage n’est valide qu’à condition d’être musulman, alors comment son pèlerinage serait il valide alors qu’il commet de la mécréance ou y croit ? Mais nous ne lui donnons le statut de mécréant qu’après que la preuve lui soit établie. Une fois que la preuve lui est établie et qu’il emprunte la bonne voie, nous lui ordonnons alors de refaire son pèlerinage avec d’être certains qu’il ait accomplit son devoir. » [Dourar As-Saniyya 10/138]

 

Et il dit :

إن هؤلاء الذين ماتوا قبل ظهور هذه الدعوة الإسلامية، وظاهر حالهم الشرك، لا نتعرض لهم، ولا نحكم بكفرهم ولا بإسلامهم؛ بل نقول: من بلغته هذه الدعوة المحمدية، وانقاد لها، ووحد الله، وعبده وحده لا شريك له، والتزم شرائع الإسلام، وعمل بما أمره الله به، وتجنب ما نهاه عنه، فهذا من المسلمين الموعودين بالجنة، في كل زمان وفي كل مكان. وأما من كانت حاله حال أهل الجاهلية، لا يعرف التوحيد الذي بعث الله رسوله يدعو إليه، ولا الشرك الذي بعث الله رسوله ينهى عنه، ويقاتل عليه، فهذا لا يقال إنه مسلم لجهله؛ بل من كان ظاهر عمله الشرك بالله، فظاهره الكفر، فلا يستغفر له ولا يتصدق عنه، ونكل حاله إلى الله الذي يبلو السرائر، ويعلم ما تخفي الصدور.

« Ceux qui moururent avant l’apparition de cet appel islamiques, et qui étaient apparemment en état d’idolâtrie, nous ne nous préoccupons pas d'eux et ne leur donnons ni le statut de mécréant ni de musulman. Mais nous disons : celui à qui le message de Mouhammad est parvenu et y adhère et pratique l’unicité d’Allah et L’adore sans aucun associé, et adopte les lois de l’Islam et pratique ce qu’Allah lui a ordonné et s’écarte de ce qu’Il a interdit : celui là est au nombre des musulmans promis au Paradis à toute époque et en tout lieu. Par contre, celui qui se trouve dans la situation des païens et ne connais pas le monothéisme pour lequel Allah envoya Son messager pour y inviter l’humanité, et ne connais pas l’idolâtrie contre lequel Allah envoya Son messager pour l’interdire et pour le combattre : on ne dira pas d’une telle personne qu’elle est musulmane à cause de son ignorance, mais au contraire : celui dont l’acte apparent est l’idolâtrie, eh bien il sera manifestement mécréant ; on ne demande pas pardon pour lui ni ne donne d’aumône pour lui, et nous laissons son sort entre les mains d’Allah qui connait les secrets cachés et ce que cachent les cœurs. » [Dourar As-Saniyya 11/75,76]

 

Housseyn et ‘Abdallah, fils de Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb ont dit :

من مات من أهل الشرك، قبل بلوغ هذه الدعوة، فالذي يحكم عليه: أنه إذا كان معروفا بفعل الشرك، ويدين به، ومات على ذلك، فهذا ظاهره أنه مات على الكفر، ولا يدعى له، ولا يضحى له، ولا يتصدق عنه؛ وأما حقيقة أمره، فإلى الله تعالى، فإن كان قد قامت عليه الحجة في حياته وعاند، فهذا كافر في الظاهر والباطن، وإن كان لم تقم عليه الحجة فأمره إلى الله تعالى. وأما سبه ولعنه فلا يجوز، بل لا يجوز سب الأموات مطلقا، كما في صحيح البخاري، عن عائشة رضي الله عنها: أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: "لا تسبوا الأموات، فإنهم قد أفضوا إلى ما قدموا" ، إلا إن كان أحدا من أئمة الكفر، وقد اغتر الناس به، فلا بأس بسبه إذا كان فيه مصلحة دينية، والله أعلم.

« Celui qui meurt parmi les adeptes de l’idolâtrie avant que ne lui parvienne cette prêche, nous jugeons que : s’il était connu pour pratiquer de l’idolâtrie et le prenait pour mode de vie et est mort ainsi : celui là est manifestement mort sur l’impiété : on ne fait pas de prière pour lui ni ne sacrifie pour lui ni ne donne d’aumône pour lui. Pour ce qui est de la réalité de son sort : cela appartient à Allah. Si la preuve lui a été établie de son vivant mais qu’il l’a refusé, c’est alors un mécréant extérieurement et intérieurement. Si, par contre, la preuve ne lui fut pas établie, alors son sort revient à Allah. Pour ce qui est de l’insulter ou de le maudire, ce n’est pas permis. Il n’est même pas permis d’insulté les morts du tout, comme cela fut stipulé dans le Hadîth que rapporte Al Boukhârî d’après ‘A’icha qu’Allah l’agrée, que le prophète –que la paix d’Allah soit sur lui- a dit « n’insultez pas les morts… » Sauf s’il était un leader de la mécréance à cause de qui les gens se sont égarés, là il n’y a pas de mal à l’insulter s’il y a un intérêt légal à cela, et Allah est plus savant. » [Dourar As-Saniyya 10/142]

 

On voit bien dans ces citations que lorsque les savants disent d’un polythéiste « Il n’est pas mécréant » ça ne veut pas dire qu’ils le considéraient musulman, il est très important de saisir ce point; car celui qui pense qu'un homme est musulman même s'il adore un autre qu'Allah c'est bien parce qu'il ne croit pas que l'Islam consiste à n'adorer nul autre qu'Allah et ceci revient à ignorer ce qu'est l'Islam.

Mouhammad Ibn Ahmad Ibn ‘AbdelQâdir Al Hifdhî, Né en 1178 H. et décédé en 1237 H. (1764-1822 Ap. J-C) parmi les Imams du Tawhîd et les Savants du Nejd. Cheykh ‘Abderrahmân Ibn Hassan le nomma « Le savant du Hijâz et l’Imam Mouhamad Ibn Ahmad Al Hifdhî ».

Il est le grand savant et inquisiteur Hammad Ibn Nâçir Ibn 3Outhmân Ibn Mou3ammar; élève de l'imam Mouhammad Ibn 'Abdelwahhâb et compta parmi les précepteurs du Cheykh 'Abderrahman Ibn Hassan Âl Cheykh. Il est décédé en 1225 H.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article