Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Celui qui commet du Shirk
Akbar par ignorance est nommé Mushrik 2/3
Dans Dourar As-Saniyya, volume 10 page 434, les savants ‘Abdallah et Ibrâhîm fils d’Abdellatîf Âl Cheykh ainsi que Soulaymân Ibn Sahmân, dirent :
وأما قوله - عن الشيخ محمد، رحمه الله -: إنه لا يكفر من كان على قبة الكواز، ونحوه، ولا يكفر الوثني حتى يدعوه، وتبلغه الحجة، فيقال: نعم; فإن الشيخ محمدا رحمه الله، لم يكفر الناس ابتداء، إلا بعد قيام الحجة والدعوة،
«Quant à la parole du Cheykh Mouhammad, qu’Allah lui fasse miséricorde « Celui qui est sur la coupole d’Al Kawâz et ses semblables, et qu’il ne donne pas le statut de mécréant à l’idolâtre (Wathanî) tant qu’il ne l’a pas invité à l’Islam, et que la preuve ne lui est pas parvenue ; en effet le Cheykh Mouhammad, qu’Allah lui fasse miséricorde, ne jugeait pas les gens directement mécréant, mais uniquement après que la preuve leur soit parvenue et après exhortation. » Fin de citation.
Cheykh ‘Abdellatîf Ibn ‘Abderrahmân Âl Cheykh expliqua les propos de son arrière grand père dans « Minhâj Ta’sîs wa Taqdîs » page 97, 98 :
والشيخ محمد رحمه الله من أعظم الناس توقفاً وإحجاماً عن إطلاق الكفر، حتى أنه لم يجزم بتكفيره الجاهل الذي يدعو غير الله من أهل القبور أو غيرهم إذا لم يتيسر له من ينصحه ويبلغه الحجة التي يكفر تاركها، قال في بعض رسائله: وإذا كنا لا نقاتل من يعبد قبة الكواز حتى نتقدم بدعوته إلى إخلاص الدين لله، فكيف نكفر من لم يهاجر إلينا وإن كان مؤمناً موحداً؟ وقال: وقد سئل عن مثل هؤلاء الجهال. فقرر أن من قامت عليه الحجة وتأهل لمعرفتها يكفر بعبادة القبور. وقد سبق من كلامه ما فيه الكفاية، مع أن العلامة ابن القيم رحمه الله جزم بكفر المقلدين لشيوخهم في المسائل المكفرة إذا تمكنوا من طلب الحق ومعرفته، وتأهلوا لذلك. فأعرضوا ولم يلتفتوا. ومن لم يتمكن ولم يتأهل لمعرفة ما جاءت به الرسل فهو عنده من جنس أهل الفترة ممن لم تبلغه دعوة رسول من الرسل. وكلا النوعين لا يحكم بإسلامهم ولا يدخلون في مسمى المسلمين، حتى عند من لم يكفر بعضهم وسيأتيك كلامه. وأما الشرك فهو يصدق عليهم، واسمه يتناولهم وأي إسلام يبقى مع مناقضة أصله؟
« Et Cheykh Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb qu’Allah lui fasse miséricorde était des plus abstinent quant à prononcer le verdict de mécréance, au point qu’il n’était pas catégorique quant au verdict de mécréance sur l’ignorant qui invoque un autre qu’Allah parmi les morts dans les tombeaux alors que personne ne l’a conseillé ni transmit, à ce sujet, de preuve à laquelle celui qui s’oppose devient mécréant. Il a même dit dans certaines de ses lettres : « Alors que nous ne jugeons pas mécréant celui qui adore la coupole d’Al Kawâz tant que l’invitation au monothéisme ne lui a pas été présenté, alors comment jugerions nous mécréant celui qui ne s’exile pas chez nous et qui est croyant et monothéiste ? » Il fut aussi interrogé au sujet de ce genre d’ignorants, et il estima que celui à qui la preuve est établie, ou qui est capable d’en prendre connaissance prendra le statut de mécréant s’il adore les tombes. Et nous avons déjà fait une mention suffisante de ses propos, en plus l’érudit Ibn Al Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde fut catégorique dans son verdict de mécréance sur ceux qui suivent aveuglément leurs gourous dans l’impiété alors qu’ils sont capables de rechercher la vérité et de la connaitre, mais s’en désintéressent et s’en détournent. Quant à ceux qui ne sont pas capable de prendre connaissance de l’enseignement des messagers, il entre, selon lui, dans la catégorie des gens de la rupture, c'est-à-dire ceux à qui aucun message n’est parvenu. Mais aucune des deux catégories n’est jugée musulmane, ni ne rentre sous la nomination de « musulman » même selon ceux qui ne jugent pas mécréant certains d’entre eux, et nous allons citer ses propos. Mais pour ce qui est de l’idolâtrie, ils méritent ce nom, et ce nom les englobe, et quel Islam peut-il rester chez quelqu’un alors que sa racine même est détruite ? » Fin de citation.
Ibn Hazm dit dans Al Fiçal volume 1 page 390 :
قال أبو محمد: فصح بما قلنا أن كل من كان على غير الإسلام وقد بلغه أمر الإسلام فهو كافر
« Aboû Mouhammad dit : Il est donc juste, après ce que nous avons dit, que quiconque est sur une autre religion que celle de l’Islam, alors que le commandement de l’Islam lui est parvenu, c’est un mécréant. » Fin de citation.
Ibn Al Qayyim dit a dit dans « Tarîq Al Hijratayn », page 411 :
والإسلام هو توحيد الله وعبادته وحده لا شريك له، والإيمان بالله وبرسوله واتباعه فيما جاءَ به، فما لم يأْت العبد بهذا فليس بمسلم
« L’Islam, c’est l’Unicité d’Allah et L’adorer Seul et sans associé, et avoir Foi en Allah et Son messager et le suivre dans ce qu’il a enseigné. Tout serviteur n’accomplissant pas ceci n’est pas musulman. »
Les savants Husseyn et ‘Abdallah, fils de Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb, ont dit dans Dourar As-Saniyya volume 10 page 142 :
من مات من أهل الشرك، قبل بلوغ هذه الدعوة، فالذي يحكم عليه: أنه إذا كان معروفا بفعل الشرك، ويدين به، ومات على ذلك، فهذا ظاهره أنه مات على الكفر، ولا يدعى له، ولا يضحى له، ولا يتصدق عنه؛ وأما حقيقة أمره، فإلى الله تعالى، فإن كان قد قامت عليه الحجة في حياته وعاند، فهذا كافر في الظاهر والباطن، وإن كان لم تقم عليه الحجة فأمره إلى الله تعالى. وأما سبه ولعنه فلا يجوز، بل لا يجوز سب الأموات مطلقا، كما في صحيح البخاري، عن عائشة رضي الله عنها: أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: "لا تسبوا الأموات، فإنهم قد أفضوا إلى ما قدموا" ، إلا إن كان أحدا من أئمة الكفر، وقد اغتر الناس به، فلا بأس بسبه إذا كان فيه مصلحة دينية، والله أعلم.
« Celui qui meurt parmi les idolâtres avant que ne lui parvienne cette prêche, nous jugeons que : s’il était connu pour pratiquer de l’idolâtrie et le prenait pour mode de vie et est mort ainsi : celui là est manifestement mort sur l’impiété : on ne fait pas de prière pour lui ni ne sacrifie pour lui ni ne donne d’aumône pour lui. Pour ce qui est de la réalité de son sort : cela appartient à Allah. Si la preuve lui a été établie de son vivant mais qu’il l’a refusé, c’est alors un mécréant extérieurement et intérieurement. Si, par contre, la preuve ne lui fut pas établie, alors son sort revient à Allah. Pour ce qui est de l’insulter ou de le maudire, ce n’est pas permis. Il n’est même pas permis d’insulté les morts du tout, comme cela fut stipulé dans le Hadîth que rapporte Al Boukhârî d’après ‘A’icha qu’Allah l’agrée, que le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam a dit « n’insultez pas les morts… » Sauf s’il était un leader de la mécréance à cause de qui les gens se sont égarés, là il n’y a pas de mal à l’insulter s’il y a un intérêt légal à cela, et Allah est plus savant. » Fin de citation.
Ibn Al Qayyim dit dans Ahkâm Ahl Ad-Dhimma volume 2 page 111, concernant ceux qui sont mort sur une autre religion que l’Islam sans qu’aucun messager ne leur soient venu :
هؤلاء لا يحكم لهم بكفر ولا إيمان فإن الكفر هو جحود ما جاء به الرسول فشرط تحققه بلوغ الرسالة والإيمان هو تصديق الرسول فيما أخبر وطاعته فيما أمر وهذا أيضا مشروط ببلوغ الرسالة ولا يلزم من انتفاء أحدهما وجود الآخر إلا بعد قيام سببه فلما لم يكن هؤلاء في الدنيا كفارا ولا مؤمنين كان لهم في الآخرة حكم آخر غير حكم الفريقين. فإن قيل: فأنتم تحكمون لهم بأحكام الكفار في الدنيا من التوارث والولاية والمناكحة. قيل: إنما نحكم لهم بذلك في أحكام الدنيا لا في الثواب والعقاب كما تقدم بيانه. الوجه الثاني: سلمنا أنهم كفار لكن انتفاء العذاب عنهم لانتفاء شرطه وهو قيام الحجة عليهم فإن الله تعالى لا يعذب إلا من قامت عليه حجته
« Ceux-là ne sont ni jugé mécréants, ni croyants. En effet, la mécréance consiste à rejeter ce qu’a apporté le messager, et donc sa condition d’existence réside en la transmission du message. Alors que la Foi consiste à croire le messager dans ce qu’il informe et de lui obéir dans ce qu’il ordonne, or ceci aussi ne peut exister qu’à condition que le message soit transmit. Et la disparition de l’un n’implique pas la présence de l’autre tant que la cause n’est pas établie. Donc, à partir du moment où ces gens là ne sont dans ce bas monde ni mécréants ni croyants, ils auront dans l’au-delà un statut spécial qui n’est pas le même que celui des deux catégories [mécréants et croyants]. Si l’on dit alors : Vous leur donnez pourtant le statut de mécréant dans ce bas-monde en ce qui concerne l’héritage, l’alliance et le mariage ?! On répondra alors que nous leur donnons ces statuts en ce qui concerne ce bas monde mais pas en ce qui concerne la rétribution dans l’au-delà comme récompense ou châtiment, comme nous l’avons démontré précédemment. Ou alors sous un deuxième aspect, on leur dit : Ils sont mécréants, mais leur châtiment disparait vu que sa condition était absente : à savoir l’établissement de la preuve contre eux, or Allah ne puni personne tant que la preuve ne lui est pas parvenue. » Fin de citation.
Le consensus rapporté par les savants
Cheykh ‘Abderrahmân Ibn Hassan Âl Cheykh a dit :
وأجمع العلماء سلفا وخلفا، من الصحابة والتابعين، والأئمة، وجميع أهل السنة أن المرء لا يكون مسلما إلا بالتجرد من الشرك الأكبر، والبراءة منه وممن فعله، وبغضهم ومعاداتهم بحسب الطاقة، والقدرة، وإخلاص الأعمال كلها لله، كما في حديث معاذ الذي في الصحيحين: "فإن حق الله على العباد: أن يعبدوه ولا يشركوا به شيئا"
« Tous les savants anciens et contemporains, des compagnons et leurs disciples jusqu’aux imams et l’ensemble des sunnites sont unanimes pour dire:
Qu’un homme ne devient musulman qu’après s’être dépouillé de toute idolâtrie majeure, s’en être totalement séparé ainsi que de ceux qui la commettent, les avoir détesté et s'être distingué d'eux dans la mesure du possible et de la capacité, et d’avoir consacré toutes ses œuvres qu’à Allah, comme le rapporte Mou‘âdh Ibn Jabal d’après les deux recueilles authentiques « Le droit d’Allah sur Ses serviteurs est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer. » » [Dourar As-Saniyya 11/545]
Cheykh Hammad Ibn ‘Atîq dit :
وهاهنا نكتة بديعة في قوله: {إنا برءاء منكم ومما تعبدون من دون الله}: وهي أن الله تعالى قدم البراءة من المشركين العابدين غير الله، على البراءة من الأوثان المعبودة من دون الله، لأن الأول أهم من الثاني، فإنه قد يتبرأ من الأوثان ولا يتبرأ ممن عبدها، فلا يكون آتياً بالواجب عليه، وأما إذا تبرأ من المشركين، فإن هذا يستلزم البراءة من معبوداتهم. وهذا كقوله تعالى: {وأعتزلكم وما تدعون من دون الله وأدعو ربي عسى أن لا أكون بدعاء ربي شقيا} فقدم اعتزالهم على اعتزال معبوداتهم، وكذا قوله: {فلما اعتزلهم وما يعبدون من دون الله}، وقوله: {وإذ اعتزلتموهم وما يعبدون إلا الله} فعليك بهذه النكتة، فإنها تفتح لك بابا إلى عداوة أعداء الله، فكم من إنسان لا يقع منه الشرك، ولكنه لا يعادي أهله!! فلا يكون مسلما بذلك، إذا ترك دين جميع المرسلين.
« Il y a là un point remarquable dans le verset « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah » c’est qu’Allah a fait primer le désaveu envers les polythéistes sur le désaveu envers leurs objets de culte, car le premier est plus important que le deuxième ; en effet il se peut qu’un homme désavoue les idoles mais pas ceux qui les adorent, il n’aura alors pas accomplit son devoir. Par contre, si quelqu’un désavoue les polythéistes, il aura automatiquement désavoué leurs idoles. C’est comme dans le verset « Je m’écarte de vous et de ce que vous invoquez d’autre qu’Allah » Sourate 19 verset 48. Il a donc fait primer de s’écarter des polythéistes sur le fait de s’écarter de leurs idoles. Et aussi le verset « Et lorsqu’il s’écarta d’eux et de ce qu’ils adorent d’autre qu’Allah… » Sourate 19 verset 49, et dans le verset « Puis, lorsque vous vous serez écartez d’eux et de ce qu’ils adorent, sauf d’Allah… » Sourate 18 verset 16. Tu dois faire attentions à ce point, il t’ouvrira la porte de la rupture avec les ennemis d’Allah ; car combien sont ceux qui, bien qu’ils ne commettent pas de polythéisme, ne se séparent pas de ce qui y adhèrent ! À cause ça, il n’est pas musulman vu qu’il a abandonné la religion de tous les messagers d’Allah. » [Majmoû3at Tawhîd, pp.175, 176]
Cheykh Abou Boutayn a dit dans Dourar As-Saniyya volume 10, page 249 :
وأما قول من يقول: إن من تكلم بالشهادتين ما يجوز تكفيره، وقائل هذا القول لا بد أن يتناقض، ولا يمكنه طرد قوله، في مثل من أنكر البعث، أو شك فيه، مع إتيانه بالشهادتين، أو أنكر نبوة أحد من الأنبياء الذين سماهم الله في كتابه، أو قال الزنى حلال، أو نحو ذلك، فلا أظن يتوقف في كفر هؤلاء وأمثالهم، إلا من يكابر ويعاند. فإن كابر وعاند، وقال: لا يضر شيء من ذلك، ولا يكفر به من أتى بالشهادتين، فلا شك في كفره، ولا كفر من شك في كفره، لأنه بقوله هذا مكذب لله ولرسوله، ولإجماع المسلمين؛ والأدلة على ذلك ظاهرة بالكتاب والسنة والإجماع
« Quant à celui qui dit qu’il n’est pas permis de juger mécréant quiconque prononce les deux attestations, il devra forcément se contredire pour celui qui renie la résurrection ou en doute, même s’il prononce les deux attestations, ou s’il renie la prophétie d’un prophète qu’Allah nomma « prophète » dans Son Livre, ou celui qui dit qu’il est permis de faire l’adultère ou autre. Je ne pense pas qu’il se retiendra de juger mécréant ce genre là, sauf s’il est entêté et orgueilleux. S’il s’entête et s’enorgueillit, et qu’il ose dire « Cela ne lui fait aucun mal, il ne peut devenir mécréant tant qu’il prononce les deux attestations » alors il n’y a aucun doute de sa mécréance, ni sur la mécréance de celui qui doute de sa mécréance. Car lorsqu’il dit ça ; il dément Allah et Son messager, ainsi que l’unanimité des musulmans. Et les preuves de cela sont évidentes dans le Coran, la Sounnah et l’unanimité. »
Il a dit aussi dans Dourar As-Saniyya volume 12 pages 72, 73 :
فالمدعي أن مرتكب الكفر متأولا، أو مجتهدا أو مخطئا، أو مقلدا أو جاهلا، معذور، مخالف للكتاب والسنة، والإجماع بلا شك، مع أنه لا بد أن ينقض أصله، فلو طرد أصله كفر بلا ريب، كما لو توقف في تكفير من شك في رسالة محمد صلى الله عليه وسلم ونحو ذلك.
« Celui qui prétend que l’auteur d’une mécréance par mauvaise compréhension, par effort, par erreur, par conformisme ou par ignorance est excusé : il s’oppose au Coran, à la Sounnah ainsi que l’unanimité, sans aucun doute ; en plus il sera forcé de contredire son principe, sinon il deviendra mécréant sans aucun doute : si par exemple il ne juge pas mécréant celui qui doute du message de Mouhammad salla llahou ‘alayhi wa sallam, ou quelque chose comme ça. » Fin de citation.
Cheykh Soulaymân Ibn Sahmân a dit dans Dya’ Achâriq page 161 :
والحكم على المشرك الشرك الأكبر بالكفر مشهور عند الأمة، لا يكابر فيه إلا جاهل لا يدري ما الناس فيه من أمر دينهم، وما جاءت به الرسل.
« Juger mécréant l’idolâtre qui fait du Chirk Akbar est une chose célèbre dans cette communauté, et ne s’entête à ce sujet que celui qui ignore ce que sont les gens aujourd’hui au sujet de la religion, ainsi que l’enseignement des prophètes. »
Cheykh Ishaq Ibn Abdurrahman rapporte l’Ijma’ dans son livre « tekfir al Mou’ayyin » :
بل أهل الفترة الذي لم تبلغهم الرسالة والقرآن وماتوا على الجاهلية لا يسمون مسلمين بالاجماع ولا يستغفر لهم ، وإنما اختلف أهل العلم في تعذيبهم في الآخرة .
« Certes les gens de la fitra, c'est-à-dire ceux qui n’ont pas reçu le message coranique et qui sont mort sur l’ignorance ne sont en aucun cas appeler Musulman et cela par consensus des Musulmans et nous n’implorons pas le pardon pour eux. Les gens de science ont seulement divergé concernant leur châtiment dans l’au-delà. »
Le Cheykh Ali al khoudayr –qu’Allah le libère- a rapporté plusieurs fois se consensus dans plusieurs de ses fatwas et de ses livres :
Il dit dans sa fatwa « Al ‘oudr bi jahl fi chirk akbar »
في باب الشرك الأكبر؛فلا عذر بالجهل، وهذا محل إجماع - نقل الإجماع في عدم العذر بالجهل ابن القيم في "طريق الهجرتين" ونقله أئمة الدعوة-
فكل من فعل الشرك الأكبر؛ بأن ذبح لغير الله، أو استغاث بالأولياء أو المقبورين، أو شرع قانونا ونحوه؛ فهو مشرك، ولو كان جاهلا أو متأولا أو مخطئا.
قال ابن تيمية في الفتاوى [20/38 - 37]: (واسم الشرك يثبت قبل الرسالة لأنه يعدل بربه ويشرك به) اهـ
ومعنى كلام ابن تيمية؛ انه يسمى مشركا إذا عدل بربه وأشرك به، "ولو قبل الرسالة"؛ أي ولو كان جاهلا.
« Dans le Chirk Akbar, il n’y a aucune excuse par ignorance, et ceci fait objet de consensus, et ce consensus a été rapporté par Ibn Al Qayyim dans Tarîq Al Hijratayn, ainsi que les imam du Najd.
Quiconque commet du Chirk Akbar, en sacrifiant pour un autre qu’Allah, en demandant le secourt des pieux et des tombeaux, ou en légiférant une loi ou quelque chose comme ça, c’est un Mouchrik même s’il ignore, interprète mal ou le fait par erreur. Ibn Taymiya a dit : "De ce fait, le nom d’idolâtre est affirmé même lorsqu’aucun message n’est encore parvenu, car il donne des associés à son Seigneur et s’en détourne", le sens de la parole d'Ibn Taymiyya, c'est qu'il est nommé idolâtre (mouchrik) lorsqu'il donne des associés à son Seigneur "et même avant le message" et même lorsqu'il est ignorant. »
Il dit aussi :
أئمة الدعوة - منذ الإمام العلامة الشيخ محمد بن عبد الوهاب إلى وقتنا الحاضر - وهم مجمعون بدون استثناء؛ على عدم العذر بالجهل في الشرك الأكبر، بل من ذبح لغير الله أو استغاث ودعا الموتى أو صرف أي نوع من أنواع العبادة لغير الله، أو شارك الله في التشريع؛ فإنهم يسمونه مشركا، ولو كان جاهلا أو متأولا أو مقلدا.
« Les Imams de la prêche depuis l'Imam érudit Cheykh Muhammed Ibn Abdelwahhâb jusqu'à notre époque sont unanime et sans exception qu’il n’y a pas d’excuse dans l'association Majeur (Chirk akbar),que ça soit immolé pour un autre qu'Allah, ou implorer le secours et faire des invocations aux morts ou le sarf ou voué une partie de l'adoration à un autre qu'Allah, ou associé Allah dans le Tachri' (légiféré des lois); Tous ceux-là sont nommé idolâtre (Mouchrik.) Et même lorsque qu'il est ignorant ou victime d'une mauvaise compréhension ou qu'il suit aveuglément. »
Il dit dans Charh Ouçoul Theletha, page 36, lorsqu’il commente la parole du cheykh al islam « Et quiconque voue quoi que ce soit de cela à un autre qu’Allah, c’est un Mouchrik Kafir » :
يقصد المصنف هنا من قامت عليه الحجة فهو مشرك كافر ، أما من فعل الشرك وهو حديث عهد بكفر أو عاش ونشأ في بادية بعيدة أو عاش ونشأ في بلاد الكفر فهو مشرك خارج عن الملة لكن لا يكفر كفر تعذيب وعقوبة حتى تقام عليه الحجة وهذا هو قول المصنف في كثير من كتبه وهو قول طلابه وأحفاده وهو قول ابن تيمية وابن القيم بل وقول كل من نحفظ من أهل العلم نقل الإجماع عليه أئمة الدعوة ، ومن أراد مزيد بحث فليرجع إلى كتب أئمة الدعوة والدرر السنية ، وقد يسر الله أن أفردنا هذه المسألة في رسالة مستقلة باسم المتممة لكلام أئمة الدعوة في العذر بالجهل في الشرك الأكبر .
« L’auteur veut dire que celui à qui la preuve a été établie est un Mouchrik Kâfir, quant à celui qui commet du Chirk alors qu’il vient de se convertir à l’islam, ou bien vit dans un désert lointain ou est né dans un pays de mécréance (loin des musulmans) alors c’est un Mouchrik hors de l’islam, mais il n’a pas le statut du mécréant tant que la preuve ne lui est pas établie, et ceci c’est l’avis de l’auteur dans beaucoup de ses livres, et c’est l’avis de ses disciples et petits fils, et l’avis d’Ibn Taymiya et d’Ibn Qayyim et l’avis de tous ceux de qui nous avons étudié comme gens de science, et les savants de la da’wa ont rapporté l’unanimité sur cette question. Celui qui veut plus de détailles, qu’il revienne aux livres des savants de la da’wa et dans Dourar As-Saniyya, et Allah nous a facilité d’avoir expliqué ce thème dans un texte qui lui est spécialement destiné, nommé « Al Moutammama likalâm A’imma Da’wa… »