Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Chapitre 10 Al Iltizâm, ou « Adopter la loi d’Allah. » 2/2
Et ainsi, nous savons que, lorsqu’Ibn Taymiya disait :
و إن لم يفعل المأمور به فإذا قوبل الخبر بالتصديق و الأمر بالانقياد فقد حصل أصل الإيمان في القلب و هو الطمأنينة و الإقرار
« Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont accepté par confession et que les ordres sont accepté par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. »
Il parle de celui qui n’a pas la capacité physique d’agir : celui-ci possède la Foi à partir du moment où, dans son cœur, il désir obéir à Allah et s’y engage.
Et ce fondement, Ibn Taymiya l’applique également sur le principe de l’Islam qui est de prendre Allah et Son messager pour seul référence législative, et judiciaire lors des litiges :
Ibn Taymiya dit dans Minhaj Sounnat An-Nabawiyya 5 /130, 131 :
وقد أمر الله المسلمين كلهم إذا تنازعوا في شىء أن يردوه إلى الله والرسول فقال تعالى: {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الأَمْرِ مِنْكُمْ فَإِنْ تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللَّهِ وَالرَّسُولِ إِنْ كُنْتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ ذَلِكَ خَيْرٌ وَأَحْسَنُ تَأْوِيلاً} سورة النساء وقال تعالى: {فَلا وَرَبِّكَ لا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لا يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجاً مِمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيماً} سورة النساء فمن لم يلتزم تحكيم الله ورسوله فيما شجر بينهم فقد أقسم الله بنفسه أنه لا يؤمن وأما من كان ملتزما لحكم الله ورسوله باطنا وظاهرا لكن عصى واتبع هواه فهذا بمنزلة أمثاله من العصاة وهذه الآية مما يحتج بها الخوارج على تكفير ولاة الأمر الذين لا يحكمون بما أنزل الله ثم يزعمون أن اعتقادهم هو حكم الله وقد تكلم الناس بما يطول ذكره هنا وما ذكرته يدل عليه سياق الآية. والمقصود: أن الحكم بالعدل واجب مطلقا في كل زمان ومكان على كل أحد ولكل أحد والحكم بما أنزل الله على محمد صلى الله عليه وسلم هو عدل خاص وهو أكمل أنواع العدل وأحسنها والحكم به واجب على النبي صلى الله عليه وسلم وكل من اتبعه ومن لم يلتزم حكم الله ورسوله فهو كافر
« Et Allah a ordonné à tous les musulmans de reporter leurs désaccords à Allah et Son messager, comme Allah le dit « Ô vous qui avez cru obéissez à Allah, obéissez à son messager et à ceux qui détiennent l’autorité parmi vous , puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). » (Sourate4 Verset 59), Et Allah dit « Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] » (sourate 4 verset 65.) Quiconque ne s’engage pas à prendre pour juge Allah et Son messager dans leurs disputes, Allah a juré par Lui-même qu’Il n’a pas de Foi. Par contre, celui qui adopte la loi d’Allah et du messager intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit sa passion, c’est celui là qui est à classé avec ses semblables parmi les pécheurs. Et ce verset est l’un des arguments des khawârij pour juger mécréant les dirigeants qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé, et prétendent que leur dogme est le jugement d’Allah. Il serait vraiment long de mentionner ce que les gens ont dit à ce sujet, et ce que j’ai relaté est prouvé par le contexte du verset. Ce que l’on veut dire : C’est que le faite de juger avec justice est une obligation absolue, en tout lieu à toute époque, pour tout le monde et envers tout le monde. De même, juger par la loi qu’Allah a révélé à Son messager est la justice spécifique, et la plus parfaite forme de justice et la meilleure. Juger par elle est obligatoire pour le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam ainsi que pour tout ceux qui le suivent, quant à celui qui n’adopte pas le jugement d’Allah et de son messager c’est un mécréant. » Fin de citation.
Alors, est ce qu’Ibn Taymiya considère qu’il est suffisant d’accepter dans le cœur, que seul Allah et Son messager doivent être la référence du jugement, même sans pratique extérieure ? Ou bien a-t-il dit : intérieurement et extérieurement ?
Voici une citation d’Ibn Taymiya, où il nous explique ce qu’il entend par « L’iltizâm » mais que nos opposants utilisent à leur avantage dans Majmoû’ Al Fatâwâ 28/502, 503 :
الْحَمْدُ لِلَّهِ ، كُلُّ طَائِفَةٍ مُمْتَنِعَةٍ عَنْ الْتِزَامِ شَرِيعَةٍ مِنْ شَرَائِعِ الْإِسْلَامِ الظَّاهِرَةِ الْمُتَوَاتِرَةِ ؛ مِنْ هَؤُلَاءِ الْقَوْمِ وَغَيْرِهِمْ فَإِنَّهُ يَجِبُ قِتَالُهُمْ حَتَّى يَلْتَزِمُوا شَرَائِعَهُ وَإِنْ كَانُوا مَعَ ذَلِكَ نَاطِقِينَ بِالشَّهَادَتَيْنِ وَمُلْتَزِمِينَ بَعْضَ شَرَائِعِهِ كَمَا قَاتَلَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ وَالصَّحَابَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ مَانِعِي الزَّكَاةَ . وَعَلَى ذَلِكَ اتَّفَقَ الْفُقَهَاءُ بَعْدَهُمْ بَعْدَ سَابِقَةِ مُنَاظَرَةِ عُمَرَ لِأَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا . فَاتَّفَقَ الصَّحَابَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ عَلَى الْقِتَالِ عَلَى حُقُوقِ الْإِسْلَامِ عَمَلًا بِالْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ . وَكَذَلِكَ ثَبَتَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ عَشَرَةِ أَوْجُهٍ الْحَدِيثُ عَنْ الْخَوَارِجِ وَأَخْبَرَ أَنَّهُمْ شَرُّ الْخَلْقِ وَالْخَلِيقَةِ مَعَ قَوْلِهِ : { تُحَقِّرُونَ صَلَاتَكُمْ مَعَ صَلَاتِهِمْ وَصِيَامَكُمْ مَعَ صِيَامِهِمْ } فَعُلِمَ أَنَّ مُجَرَّدَ الِاعْتِصَامِ بِالْإِسْلَامِ مَعَ عَدَمِ الْتِزَامِ شَرَائِعِهِ لَيْسَ بِمُسْقِطِ لِلْقِتَالِ . فَالْقِتَالُ وَاجِبٌ حَتَّى يَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ وَحَتَّى لَا تَكُونَ فِتْنَةٌ . فَمَتَى كَانَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ فَالْقِتَالُ وَاجِبٌ . فَأَيُّمَا طَائِفَةٍ امْتَنَعَتْ مِنْ بَعْضِ الصَّلَوَاتِ الْمَفْرُوضَاتِ أَوْ الصِّيَامِ أَوْ الْحَجِّ أَوْ عَنْ الْتِزَامِ تَحْرِيمِ الدِّمَاءِ وَالْأَمْوَالِ وَالْخَمْرِ وَالزِّنَا وَالْمَيْسِرِ أَوْ عَنْ نِكَاحِ ذَوَاتِ الْمَحَارِمِ أَوْ عَنْ الْتِزَامِ جِهَادِ الْكُفَّارِ أَوْ ضَرْبِ الْجِزْيَةِ عَلَى أَهْلِ الْكِتَابِ وَغَيْرِ ذَلِكَ مِنْ وَاجِبَاتِ الدِّينِ وَمُحَرَّمَاتِهِ - الَّتِي لَا عُذْرَ لِأَحَدِ فِي جُحُودِهَا وَتَرْكِهَا - الَّتِي يَكْفُرُ الْجَاحِدُ لِوُجُوبِهَا . فَإِنَّ الطَّائِفَةَ الْمُمْتَنِعَةَ تُقَاتَلُ عَلَيْهَا وَإِنْ كَانَتْ مُقِرَّةٌ بِهَا . وَهَذَا مَا لَا أَعْلَمُ فِيهِ خِلَافًا بَيْنَ الْعُلَمَاءِ .
« Louange à Allah, tous groupe refusant d’adopter un seul rite des rites de l’Islam évidents et avérés, que ce soit ce peuple [des Tatars] ou quelque peuple que ce soit : il est obligatoire de les combattre jusqu’à ce qu’ils adoptent les rites de l’Islam ; même s’ils prononcent les deux attestations et qu’ils adoptes certains rites. C’est comme ça que fit Abou Bakr le véridique, et les compagnons qu’Allah les agrée, avec ceux qui refusèrent de donner la Zakât. Ainsi, les juristes se sont ensuite unanimement entendu sur cela, après le débat qu’il y eu à ce sujet entre ‘Omar et Abou Bakr, qu’Allah les agrée. Les compagnons –qu’Allah les agrée- se sont tous entendu de lutter pour les droits de l’Islam, se conforment ainsi à l’enseignement du Coran et de la Sounna. Ainsi le confirme le Hadîth du prophète sur les Khawârij, sous dix aspects ; il les y décrivit comme étant les pires créatures de toute la création ; malgré qu’il le décrit en disant « Vous serez impressionné par leurs prières et leurs jeûnes, au point d’avoir honte de vos prières et vos jeûnes. » Nous savons à partir de là que le simple fait de se réfugier derrière l’Islam sans adopter ses rites ne met pas fin à leur combat. Les combattre reste obligatoire jusqu’à ce que l’obéissance ne soit vouée qu’à Allah uniquement et que le fléau [de la mécréance] soit évincé. Or, à partir du moment où l’obéissance est vouée à un autre qu’Allah ; alors il devient obligatoire de combattre contre cela. Dès lors, quelque soit le groupe qui refuse de célébrer certaines prières obligatoires, ou le jeûne, ou le pèlerinage, ou refuse d’adopter l’interdiction du sang, des biens sacrés des gens, du vin, de la fornication, des jeux de hasard, ou du mariage des femmes qu’il est illicite d’épouser, ou refuse d’adopter la lutte contre les impies, et de leur extirpé la dime aux juifs et aux chrétiens, ou autres exigences ou interdictions religieuses ; pour lesquels il n’existe nul excuse de les rejeter ou de les abandonner, ces rites dont quiconque en conteste le caractère obligatoire devient mécréant. Certes, le groupe qui refuse de s’y soumettre doit être combattu pour cela même s’il admet qu’il s’agit d’obligation religieuse. Et je ne connais aucune divergence entre les savants à ce sujet. »
Ici, Ibn Taymiya juge clairement mécréant quiconque refuse d’adopter une seule loi de l’Islam ; mais nos opposants disent que ce dont parle Ibn Taymiya ici, c’est : « adopter dans son cœur » même si on n’en pratique rien de son corps.
Voici quelques citations d’Ibn Taymiya ; qui élucideront son avis :
Il dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ 28/544, 545 :
الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ ، قِتَالُ التَّتَارِ الَّذِينَ قَدِمُوا إلَى بِلَادِ الشَّامِ وَاجِبٌ بِالْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ ؛ فَإِنَّ اللَّهَ يَقُولُ فِي الْقُرْآنِ : { وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لَا تَكُونَ فِتْنَةٌ وَيَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ } وَالدِّينُ هُوَ الطَّاعَةُ فَإِذَا كَانَ بَعْضُ الدِّينِ لِلَّهِ وَبَعْضُهُ لِغَيْرِ اللَّهِ وَجَبَ الْقِتَالُ حَتَّى يَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ ؛ وَلِهَذَا قَالَ اللَّهُ تَعَالَى : { يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَذَرُوا مَا بَقِيَ مِنَ الرِّبَا إنْ كُنْتُمْ مُؤْمِنِينَ } { فَإِنْ لَمْ تَفْعَلُوا فَأْذَنُوا بِحَرْبٍ مِنَ اللَّهِ وَرَسُولِهِ } وَهَذِهِ الْآيَةُ نَزَلَتْ فِي أَهْلِ الطَّائِفِ لَمَّا دَخَلُوا فِي الْإِسْلَامِ وَالْتَزَمُوا الصَّلَاةَ وَالصِّيَامَ ؛ لَكِنْ امْتَنَعُوا مِنْ تَرْكِ الرِّبَا . فَبَيَّنَ اللَّهُ أَنَّهُمْ مُحَارِبُونَ لَهُ وَلِرَسُولِهِ إذَا لَمْ يَنْتَهُوا عَنْ الرِّبَا. وَالرِّبَا هُوَ آخِرُ مَا حَرَّمَهُ اللَّهُ وَهُوَ مَالٌ يُؤْخَذُ بِرِضَا صَاحِبِهِ . فَإِذَا كَانَ هَؤُلَاءِ مُحَارِبِينَ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ يَجِبُ جِهَادُهُمْ فَكَيْفَ بِمَنْ يَتْرُكُ كَثِيرًا مِنْ شَرَائِعِ الْإِسْلَامِ أَوْ أَكْثَرَهَا كَالتَّتَارِ. وَقَدْ اتَّفَقَ عُلَمَاءُ الْمُسْلِمِينَ عَلَى أَنْ الطَّائِفَةَ الْمُمْتَنِعَةَ إذَا امْتَنَعَتْ عَنْ بَعْضِ وَاجِبَاتِ الْإِسْلَامِ الظَّاهِرَةِ الْمُتَوَاتِرَةِ فَإِنَّهُ يَجِبُ قِتَالُهَا إذَا تَكَلَّمُوا بِالشَّهَادَتَيْنِ وَامْتَنَعُوا عَنْ الصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ أَوْ صِيَامِ شَهْرِ رَمَضَانَ أَوْ حَجِّ الْبَيْتِ الْعَتِيقِ أَوْ عَنْ الْحُكْمِ بَيْنَهُمْ بِالْكِتَابِ وَالسُّنَّةِ أَوْ عَنْ تَحْرِيمِ الْفَوَاحِشِ أَوْ الْخَمْرِ أَوْ نِكَاحِ ذَوَاتِ الْمَحَارِمِ أَوْ عَنْ اسْتِحْلَالِ النُّفُوسِ وَالْأَمْوَالِ بِغَيْرِ حَقٍّ أَوْ الرِّبَا أَوْ الْمَيْسِرِ أَوْ عَنْ الْجِهَادِ لِلْكُفَّارِ أَوْ عَنْ ضَرْبِهِمْ الْجِزْيَةَ عَلَى أَهْلِ الْكِتَابِ وَنَحْوِ ذَلِكَ مِنْ شَرَائِعِ الْإِسْلَامِ فَإِنَّهُمْ يُقَاتَلُونَ عَلَيْهَا حَتَّى يَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ.
« Louange à Allah, le Seigneur des mondes. Combattre les Tatars qui sont arrivé dans les pays du Châm est une obligation prescrite par le Coran et la Sounna. Allah a dit dans le Coran « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble et que le Dîn soit totalement à Allah. » Or, le Dîn est l’obéissance ; et lorsqu’une partie de l’obéissance est pour Allah et qu’une autre partie est pour un autre qu’Allah ; il est obligatoire de combattre jusqu’à ce que l’obéissance soit totalement à Allah. C’est pour ça qu’Allah a dit « Ô vous qui avez la Foi ; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager.» Ce verset fut révélé lorsque les habitants de Tâ’if se convertirent à l’Islam, et qu’ils adoptèrent la prière et le jeûne ; mais ils renoncèrent à abandonner l’usure. Allah déclara alors qu’ils sont en guerre contre Allah et Son messager, et qu’il est obligatoire de leur faire la guerre. Alors, que dire de celui qui abandonne beaucoup de rites de l’Islam ; ou la majorité d’entre eux –comme le font les Tatars- ! Et tous les savants musulmans sont d’accord pour dire que le groupe rebelle qui renonce à certaines obligations de l’Islam évidentes et avérées, il est obligatoire de le combattre, si ceux de ce groupe prononcent les deux attestations de la foi mais renoncent à la prière et la Zakât, ou au jeûne du mois de Ramadan ou au Hajj, ou à juger entre eux d’après le Livre d’Allah et la Sounna, ou renonce à l’interdiction des turpitudes ou de l’alcool ou du mariage avec les femmes qu’il est interdit d’épouser ; ou permettent de s’emparer des vies et des biens des gens sans aucun droit, ou l’usure, ou les jeux de hasard, ou la lutte contre les mécréants ou d’extirper la dime aux juifs et chrétiens, ou autre rites de l’Islam : ils doivent être combattu jusqu’à ce que l’obéissance soit totalement pour Allah. »
Et il dit 22/51 :
فَإِنَّ التَّتَارَ يَتَكَلَّمُونَ بِالشَّهَادَتَيْنِ ، وَمَعَ هَذَا فَقِتَالُهُمْ وَاجِبٌ بِإِجْمَاعِ الْمُسْلِمِينَ . وَكَذَلِكَ كُلُّ طَائِفَةٍ مُمْتَنِعَةٍ عَنْ شَرِيعَةٍ وَاحِدَةٍ مِنْ شَرَائِعِ الْإِسْلَامِ الظَّاهِرَةِ ، أَوْ الْبَاطِنَةِ الْمَعْلُومَةِ ، فَإِنَّهُ يَجِبُ قِتَالُهَا ، فَلَوْ قَالُوا : نَشْهَدُ وَلَا نُصَلِّي قُوتِلُوا حَتَّى يُصَلُّوا ، وَلَوْ قَالُوا : نُصَلِّي وَلَا نُزَكِّي قُوتِلُوا حَتَّى يُزَكُّوا ، وَلَوْ قَالُوا : نُزَكِّي وَلَا نَصُومُ وَلَا نَحُجُّ ، قُوتِلُوا حَتَّى يَصُومُوا رَمَضَانَ . وَيَحُجُّوا الْبَيْتَ . وَلَوْ قَالُوا : نَفْعَلُ هَذَا لَكِنْ لَا نَدَعُ الرِّبَا ، وَلَا شُرْبَ الْخَمْرِ ، وَلَا الْفَوَاحِشَ ، وَلَا نُجَاهَدُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ ، وَلَا نَضْرِبُ الْجِزْيَةَ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى ، وَنَحْوُ ذَلِكَ . قُوتِلُوا حَتَّى يَفْعَلُوا ذَلِكَ . كَمَا قَالَ تَعَالَى: {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لَا تَكُونَ فِتْنَةٌ وَيَكُونَ الدِّينُ كُلُّهُ لِلَّهِ}.
« Oui, certes, les Tatars prononcent les deux attestations de la Foi. Mais malgré ça, il est obligatoire de livrer batail à l’unanimité de tous les musulmans. Et il en est ainsi pour tout groupe renonçant à un seul rite des rites de l’Islam que ce soit des pratiques du corps ou du cœur, qui sont connues, eh bien il est obligatoire de les combattre. S’ils disent : Nous attestons mais nous ne prions pas : il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils prient. S’ils disent « Nous prions mais ne donnons pas la Zakât ; il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils donnent la Zakât. S’ils disent : Nous faisons la prière, nous donnons la Zakât, mais nous ne faisons pas le Hajj : ils doivent être combattu jusqu’à ce qu’il jeûne le Ramadan et célèbrent le Hajj. Et s’ils disent « Nous faisons tout ça, mais nous n’abandonnons pas l’usure, ni la consommation d’alcool, ni les turpitudes, et nous ne luttons pas dans le sentier d’Allah, et nous n’extirpons pas la dime aux juifs et aux chrétiens, et les choses comme ça ; ils doivent être combattu jusqu’à ce qu’ils fassent cela ; comme le dit Allah « Combattez les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de trouble et que le Dîn soit totalement à Allah. » »
Alors, à partir de quand Ibn Taymiya voit il que le combat cesse ? Lorsque ces groupes rebelles « adoptent dans leur cœur même s’ils ne le pratique pas de leurs corps » ? Ou bien « Jusqu’à ce qu’il : Fassent la prière, qu’ils donnent la Zakât, qu’ils fassent le jeûne, qu’ils fassent le pèlerinage et qu’ils cessent les turpitudes et l’usure ?!
Et penses-tu que si les Tatars avaient dit « Bon, d’accord, nous acceptons la prière, le jeûne, le Hajj et on s’engage à pratiquer tout cela, mais nous ne pratiquerons rien de tout ça de notre corps ! » Tu penses qu’Ibn Taymiya les aurait alors jugé musulman et aurait cessé de les combattre ?!
Penses tu que s’ils avaient dit « Bon ! D’accord ! On accepte l’interdiction de l’usure et de l’alcool, on s’engage à cesser de le faire, mais on ne cessera pas de le faire de notre corps et d’ailleurs on obligera quiconque à des dettes d’intérêts de les payer, et on interdira de s’en prendre aux fabriquant d’alcool » Ibn Taymiya les aurait considéré musulman et aurait cessé de les combattre ?!
Ibn Taymiya a clairement noté que ces gens doivent être combattus jusqu’à ce qu’ils pratiquent ces rites, et il n’a pas dit « Jusqu’à ce qu’ils les acceptent dans leur cœur. » Et il n’a pas dit ça uniquement pour la prière et les piliers de l’Islam, mais même pour l’usure et l’alcool ! Et bien que l’usure est un grand péché, et que le simple fait de le commettre n’est pas une grande mécréance ; Ibn Jarîr At-Tabarî rapporte le récit suivant :
عن ابن عباس في قوله:(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله وذروا ما بقي من الرّبا"، إلى قوله:(فأذنوا بحرب من الله ورسوله): فمن كان مقيمًا على الرّبا لا ينزعُ عنه، فحقٌّ على إمام المسلمين أن يستتيبه، فإن نزع، وإلا ضَرب عنقه.
« Selon Ibn ‘Abbâs, concernant le verset « Ô vous qui avez la Foi ; laissez ce qu’il reste de l’usure si vous avez vraiment la Foi ! Et si vous ne le faites pas, alors recevez l'annonce d'une guerre de la part d'Allah et de Son messager. » Quiconque demeure sur l’usure et ne la quitte pas, il est du droit de l’Imâm de lui ordonner de se repentir, et s’il ne la quitte pas : il doit être décapité. » Voit comme Ibn ‘Abbâs considérait que le fait de refuser d’abandonner l’usure mérite la peine d’apostasie de l’Islam !
Alors, penses tu qu’Ibn Taymiya aurait jugé musulman celui qui dit « Nous avouons qu’Allah Est le meilleurs des juges, et qu’il est interdit de délaisser Sa Loi, et nous adoptons Sa Loi dans nos cœur et nous nous engageons à Lui obéir, mais nous ne nous référerons pas à Lui pour nos lois, nos lois seront choisies par le peuple et légiférée par le parlement ; ce que le parlement décidera sera la loi qu’il est obligatoire de suivre et qu’il est interdit de quitter, et aucune autre lois ne primera sur nos lois, même celle d’Allah » ! ?