Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Chapitre 15 L’avis de Mouhammad Ibn Ibrâhîm Âl Cheykh.
Mouhammad Ibn Ibrâhîm Âl Cheykh, ex moufti de l’Etat apostat saoudien, a écrit de nombreuse fatwâ condamnant les tribunaux saoudiens jugeant par la loi du Tâghoût, et il exposa clairement que les lois humaines sont comme des idoles adorées en dehors d’Allah, et affirma que celui qui les applique est comme celui qui adore les idoles. Il considéra même que lorsqu’il y a une seule loi humaine appliquée dans un pays, ce pays devient une terre de mécréance (Dâr Al Koufr) de laquelle il est obligatoire de s’exiler dans la mesure du possible.
Il dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ 6/188, 189 :
(1451 ـ س : هل تجب الهجرة من بلاد المسلمين التي يحكم فيها بالقانون . ج : البلد التي يحكم فيها بالقانون ليست بلد إسلام . تجب الهجرة منها ، وكذلك إذا ظهرت الوثنية من غير نكير ولا غيرت فتجب الهجرة فالكفر بفشو الكفر وظهوره . هذه بلد كفر. أما إذا كان قد يحكم فيها بعض الأفراد أو وجود كفريات قليلة لا تظهر فهي بلد إسلام . ... ولعلك أن تقول : لو قال من حكم القانون : أنا أعتقد أنه باطل . فهذا لا أثر له ، بل هو عزل للشرع ، كما لو قال أحد : أنا أعبد الأوثان، وأعتقد أنها باطل. وإذا قدر على الهجرة من بلاد تقام فيها القوانين وجب ذلك
« Fatwa n° 1451, question : Est-il obligatoire d’émigrer d’un pays de musulmansgouverné par une loi forgée
Réponse : Le pays dans lequel on gouverne par une loi forgée n’est pas un pays islamique, et il est obligatoire de le quitter, tout comme le pays dans lequel l’idolâtrie apparaît ouvertement sans qu’il n’y ait de blâme ou sans qu’on change la situation, il faut quitter un tel pays. En effet, la mécréance arrive lorsqu’il y a propagation de la mécréance et qu’elle apparaît au grand jour. Un tel pays est un pays mécréant. Par contre, s’il arrive qu’on juge par cette loi dans certains cas isolés, ou qu’il y ait certaines mécréance en petit nombre et sans qu’elles ne soient apparentes au grand jour, alors c’est un pays d’Islam… » Jusqu’à ce que le Cheykh dise : « …Et tu pourras dire, si une personne qui gouverne par une loi forgée dirait « Mais j’ai conviction que cette loi est fausse » que ceci (cette prétention) n’a aucun effet sur lui. Au contraire, il a cessé d’appliquer la loi islamique, et c’est comme si une personne disait « J’adore les idoles, mais j’ai conviction que ces idoles sont fausses. Et s’il est capable d’émigrer de ce pays où on gouverne par les lois humaines forgées, cela devient une obligation pour lui » Fin de citation.
Regarde comme il compara celui qui juge avec une loi humaine à celui qui adore une idole, et comme il considère que le pays où on juge par ces lois est une terre de mécréance ! Or il est bien connu chez les salafs, que celui qui adore une idole est un idolâtre, même s’il le fait sans croire que cette idole le mérite, même s’il le fait pour obtenir de l’argent ou une femme, et même s’il le fait par ignorance, et même s’il le fait alors qu’aucun prophète ne lui est parvenu.
Mais nos opposants prétendent que le Cheykh à changé d’avis sur la question, sous prétexte que le Cheykh prononça une fatwa 5 ans plus tard, où il dit dans Majmoû‘ Al Fatawa 1/80 :
وكذلك تحقيق معنى محمد رسول الله: من تحكيم شريعته، والتقيد بها، ونبذ ما خالفها من القوانين والأَوضاع وسائر الأَشياء التي ما أَنزل الله بها من سلطان، والتي من حكم بها أَو حاكم إليها معتقدًا صحة ذلك وجوازه فهو كافر الكفر الناقل عن الملة، وإن فعل ذلك بدون اعتقاد ذلك وجوازه فهو كافر الكفر العملي الذي لا ينقل عن الملة.
« La concrétisation du témoignage que Mouhammad est le messager d’Allah : prendre sa loi pour juge, s’y conformer, et abandonner ce qui s’y oppose comme : les lois humaines, les inventions et toute les choses pour lesquels Allah n’a fait descendre aucune autorité, que quiconque juge par elles ou demande à être jugé par elles en pensant en la validité de cela, ou qu’il en a le droit : c’est un mécréant coupable d’une impiété l’expulsant de l’Islam, mais quiconque le fait sans croire en la permission de cela est un ingrat coupable d’impiété gestuel ne l’expulsant pas de l’Islam. 9/1/1385 »
Ils prétendent que cette fatwa est la plus récente, et qu’il y a clairement changé d’avis.
Cependant, Mouhammad Ibn Ibrâhîm, en 1388 soit trois ans après ce prétendu changement d’avis, a une autre Fatwâ dans le même recueil 12/263 ; où disait encore :
وأنني أشكر معاليكم على هذا التوضيح ، إلا أن الذي استنكرته واستنكره كل مسلم وكتبت لجلالة الملك حفظه الله فيه وكلمته شفهياً عدة مرات بشأنه هو تخصيص أعضاء قانونيين بجانب إلاعضاء الشرعيين في هذه الهيئة كما ينص عليه التبليغ الذي أرسل إلى إلاعضاء . وتعيين إلاعضاء القانونيين مع الشرعيين معناه إلاشتراك في الأحكام التي يصدرونها باسم المصالحة وتوقيعها من قبل الشرعيين والقانونيين معاً ، وهذا بلا شك يجعل هذه الأحكام خاضعة لأراء هؤلاء القانونيين كما أنها خاضعة لآراء الشرعيين ، وهذا في تسوية بين الشرع والقوانين الوضعية ، وفتح باب لتحكيم القوانين الوضعية واستبدال الشريعة الإسلامية السمحاء بها ، وهذا ما يأباه إمام المسلمين حفظه الله ، ويأباه كل مسلم صادق في إسلامه ، لأنه بحكم غير الشريعة بين الناس معناه الكفر والخروج من الإسلام والعياذ بالله .
« Je remercie votre excellence pour cette explication, mais la chose que j’ai réprouvé et que refuse tout musulman, et j’en ai parlé plusieurs fois avec le roi lui-même, c’est de choisir des membres séculiers à côté des érudits dans cette organisation comme le stipule l’énonciation envoyée aux membres, mettre des séculiers avec les religieux revient à associer les règles qu’ils éditent et ce au nom de la conciliation et avec leurs signatures apposées ensemble. Et ceci sans aucun doute mettra ces règles là, soumises aux passions des séculiers, comme elle sont soumises aux avis des érudits, et il y a en cela une mise en égalité entre la loi islamique et les lois humaines, et ouvrir la porte au jugement par autre que la loi islamique et son remplacement. Or, ceci est réprouvé par l’Imam des musulmans qu’Allah le préserve, de même que tout musulman sincère dans son Islam, car en jugeant par autre que la loi islamique entre les hommes cela signifie la mécréance et l’expulsion de l’Islam, qu’Allah nous en préserve !... 23/10/1388) »
Ici ; il a clairement noté que juger entre les gens par autre que la Loi d’Allah signifie la mécréance et la sortie de l’Islam, ce qui ne suggère en rien la mécréance mineure.