Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
La Foi n’est valide que si elle se compose de parole et d’acte
Règle : La Foi du cœur provoque automatiquement la pratique du corps de tout homme capable physiquement de pratiquer.
De ces règles nous savons que lorsqu’un homme ne pratique rien du tout de son corps alors qu’il connaît ses obligations et en est capable ; il est impossible qu’il soit croyant dans son cœur ; et nous allons maintenant énoncer ce que les savants ont dit à ce sujet :
Ibn Taymiya dit :
الإيمان و إن كان يتضمن التصديق فليس هو مجرد التصديق و إنما هو الإقرار و الطمأنينة و ذلك لأن التصديق إنما يعرض للخبر فقط فأما الأمر فليس فيه تصديق من حيث هو أمر و كلام الله خبر و أمر فالخبر يستوجب تصديق المخبر و الأمر يستوجب الانقياد و الاستسلام و هو عمل في القلب جماعه الخضوع و الانقياد للأمر و إن لم يفعل المأمور به فإذا قوبل الخبر بالتصديق و الأمر بالانقياد فقد حصل أصل الإيمان في القلب و هو الطمأنينة و الإقرار
« La Foi, bien qu’elle soit composée de la confession, ce n’est pourtant pas le simple fait de confesser la vérité, c’est aussi l’acceptation et la sérénité. Ceci car la confession est en rapport avec les renseignements uniquement, alors que les commandements, eux, ne sont pas concerné par la confession vu qu’il s’agit de commandement. Et la parole d’Allah est composée de renseignements et de commandements : on répond aux renseignements par la confession, et on répond aux commandements par la docilité et la soumission, qui sont l’acte du cœur : c’est l’assemblement de la soumission et la docilité aux commandements. Et même si on ne pratique pas physiquement ce commandement ; à partir du moment où les renseignements sont acceptés par confession et que les ordres sont acceptés par soumission : la base de la Foi est alors établis dans le cœur, qui est la sérénité et l’acceptation. » [Sârim Al Masloûl page 519]
Donc, avoir Foi en les commandements d’Allah, ce n’est pas le simple fait d’admettre que ce commandement vient d’Allah ni d’avouer que c’est la meilleure des religions ; ni d’avouer qu’il est interdit de l’abandonner… Rien de tout ceci ne fait naître la Foi dans le cœur tant que ce n’est pas accompagné de la soumission et à la docilité du cœur : Il faut avoir l’intention et l’envie obéir, même s’il arrive de ne pas accomplir ce vœu d’obéissance ; par incapacité physique ou par faiblesse et la paresse ; tant que la volonté d’obéir et l’amour des commandements sont encrés dans le cœur.
Voici les citations où Ibn Taymiya confirme ce principe :
Majmou’ Fatawa 7/188
والإرادة التامة مع القدرة تستلزم الفعل، فيمتنع أن يكون الإنسان محباً للّه ورسوله، مريداً لما يحبه اللّه ورسوله إرادة جازمة، مع قدرته على ذلك وهو لا يفعله، فإذا لم يتكلم الإنسان بالإيمان مع قدرته، دل على أنه ليس في قلبه الإيمان الواجب الذي فرضه اللّه عليه.
« La volonté totale réunie avec la capacité physique ne peuvent être séparés de l’action : Il est en effet impossible qu’un homme aime Allah et Son messager, et désir ce qu’Allah et Son messager aiment -d’une volonté persuadée, en étant capable de l’accomplir- puis ne le fait pas. Lorsque l’homme ne déclare pas sa Foi alors qu’il en est capable, cela prouve qu’il n’y a pas, dans son cœur, cette Foi obligatoire qu’Allah a exigée de lui. » Fin de citation.
Majmoû‘ Fatâwâ 7/221 :
وَالْقُرْآنُ يُبَيِّنُ أَنَّ إيمَانَ الْقَلْبِ يَسْتَلْزِمُ الْعَمَلَ الظَّاهِرَ بِحَسَبِهِ كَقَوْلِهِ تَعَالَى . { وَيَقُولُونَ آمَنَّا بِاللَّهِ وَبِالرَّسُولِ وَأَطَعْنَا ثُمَّ يَتَوَلَّى فَرِيقٌ مِنْهُمْ مِنْ بَعْدِ ذَلِكَ وَمَا أُولَئِكَ بِالْمُؤْمِنِينَ } { وَإِذَا دُعُوا إلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ إذَا فَرِيقٌ مِنْهُمْ مُعْرِضُونَ } { وَإِنْ يَكُنْ لَهُمُ الْحَقُّ يَأْتُوا إلَيْهِ مُذْعِنِينَ } إلَى قَوْلِهِ : { إنَّمَا كَانَ قَوْلَ الْمُؤْمِنِينَ إذَا دُعُوا إلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ أَنْ يَقُولُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا وَأُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ } فَنَفَى الْإِيمَانَ عَمَّنْ تَوَلَّى عَنْ طَاعَةِ الرَّسُولِ وَأَخْبَرَ أَنَّ الْمُؤْمِنِينَ إذَا دُعُوا إلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ لِيَحْكُمَ بَيْنَهُمْ سَمِعُوا وَأَطَاعُوا ؛ فَبَيَّنَ أَنَّ هَذَا مِنْ لَوَازِمِ الْإِيمَانِ .
« Et le Coran expose que la Foi du cœur est relativement inséparable de la pratique du corps ; comme dans le verset où Allah dit « 47] Et ils disent: "Nous croyons en Allah et au messager et nous obéissons". Puis après cela, une partie d'entre eux fait volte-face. Ce ne sont point ceux-là les croyants. [48] Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d'entre eux s'éloignent. [49] Mais s'ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. » jusqu’à ce qu’Allah dise « La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: "Nous avons entendu et nous avons obéi". Et voilà ceux qui réussissent. » Allah a donc nié la Foi de quiconque renonce à l’obéissance envers le messager, et annonça que lorsque les croyants sont incité au recours à Allah et Son messager pour trancher de leur litige, ils écoutent et obéissent, et Il exposa que ceci est l’effet provoqué par la Foi. »
Majmoû‘ Fatâwâ 7/526 :
فإن من صدق الرسول وأبغضه وعاداه بقلبه وبدنه فهو كافر قطعًا بالضرورة، وإن أدخلوا أعمال القلوب في الإيمان أخطؤوا أيضًا لامتناع قيام الإيمان بالقلب من غير حركة بدن.
« Quiconque admet que le Messager dit la vérité mais le déteste, fait rupture avec lui de son cœur et de son corps: il est catégoriquement et forcément mécréant. Et s’ils [les Mourji’a] incluent les actes du cœur dans la Foi [sans les actes extérieurs] alors ils se trompent également, car il est impossible que la foi s’établisse dans le cœur sans mouvement du corps. »
Majmoû‘ Fatâwâ 7/582 :
وإذا نقصت الأعمال الظاهرة الواجبة كان ذلك لنقص ما في القلب من الإيمان، فلا يتصور مع كمال الإيمان الواجب الذي في القلب أن تعدم الأعمال الظاهرة الواجبة، بل يلزم من وجود هذا كاملاً وجود هذا كاملاً، كما يلزم من نقص هذا نقص هذا؛ إذ تقدير إيمان تام في القلب بلا ظاهر من قول وعمل كتقدير موجب تام بلا موجبه، وعلة تامة بلا معلولها، وهذا ممتنع.
« Lorsque la pratique des actes obligatoires extérieurs diminue, c’est à cause d’une diminution de Foi dans le cœur. En effet, on ne peut imaginer que la Foi obligatoire du cœur soit parfaite alors que les actes obligatoires extérieurs sont absents. Au contraire, lorsque l’un est parfait, cela cause la perfection de l’autre. De même, la diminution de l’un a pour effet la diminution de l’autre, vu que considérer une Foi valable dans le cœur sans parole ni acte extérieur, c’est comme considérer une cause valable sans effet, ou une cause valable sans conséquence, et c’est impossible…»
Majmoû‘ Fatâwâ 7/611 :
ومن الممتنع أن يكون الرجل مؤمنا إيمانا ثابتا في قلبه، بأن الله فرض عليه الصلاة والزكاة والصيام والحج ويعيش دهره لا يسجد لله سجدة، ولا يصوم من رمضان، ولا يؤدي لله زكاة، ولا يحج إلى بيته، فهذا ممتنع، ولا يصدر هذا إلا مع نفاق في القلب وزندقة، لا مع إيمان صحيح؛ ولهذا إنما يصف سبحانه بالامتناع من السجود الكفار كقوله: {يَوْمَ يُكْشَفُ عَن سَاقٍ وَيُدْعَوْنَ إِلَى السُّجُودِ فَلَا يَسْتَطِيعُونَ خَاشِعَةً أَبْصَارُهُمْ تَرْهَقُهُمْ ذِلَّةٌ وَقَدْ كَانُوا يُدْعَوْنَ إِلَى السُّجُودِ وَهُمْ سَالِمُونَ} [القلم: 42، 43]
« Et il est impossible qu’un homme ait une Foi affirmée dans son cœur qu’Allah lui a imposé là prière, la Zakât, le jeûne et le Hajj, et qu’il vive son existence sans se prosterner du tout, ni jeûner un Ramadan, ni donner une seul Zakât, ni faire un seul pèlerinage, ceci est impossible et ne provient qu’avec l’hypocrisie du cœur et la perfidie (Zandaqa) et non pas avec un Foi valable, ce pourquoi Allah soubhânah a décrit ceux qui refusent de se prosterner parmi les mécréants « Le jour où un tibia sera découvert et qu’on les invitera à se prosterner, mais ils ne le pourront pas… » Sourate 68 versets 42, 43. » »
Majmoû‘ Fatâwâ 7/615, 616 :
وَلَا يُتَصَوَّرُ فِي الْعَادَةِ أَنَّ رَجُلًا يَكُونُ مُؤْمِنًا بِقَلْبِهِ مُقِرًّا بِأَنَّ اللَّهَ أَوْجَبَ عَلَيْهِ الصَّلَاةَ مُلْتَزِمًا لِشَرِيعَةِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَمَا جَاءَ بِهِ يَأْمُرُهُ وَلِيُّ الْأَمْرِ بِالصَّلَاةِ فَيَمْتَنِعُ حَتَّى يُقْتَلَ وَيَكُونُ مَعَ ذَلِكَ مُؤْمِنًا فِي الْبَاطِنِ قَطُّ لَا يَكُونُ إلَّا كَافِرًا وَلَوْ قَالَ أَنَا مُقِرٌّ بِوُجُوبِهَا غَيْرَ أَنِّي لَا أَفْعَلُهَا كَانَ هَذَا الْقَوْلُ مَعَ هَذِهِ الْحَالِ كَذِبًا مِنْهُ كَمَا لَوْ أَخَذَ يُلْقِي الْمُصْحَفَ فِي الْحَشِّ وَيَقُولُ أَشْهَدُ أَنَّ مَا فِيهِ كَلَامَ اللَّهِ أَوْ جَعَلَ يَقْتُلُ نَبِيًّا مِنْ الْأَنْبِيَاءِ وَيَقُولُ أَشْهَدُ أَنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ وَنَحْوَ ذَلِكَ مِنْ الْأَفْعَالِ الَّتِي تُنَافِي إيمَانَ الْقَلْبِ فَإِذَا قَالَ أَنَا مُؤْمِنٌ بِقَلْبِي مَعَ هَذِهِ الْحَالِ كَانَ كَاذِبًا فِيمَا أَظْهَرَهُ مِنْ الْقَوْلِ . فَهَذَا الْمَوْضِعُ يَنْبَغِي تَدَبُّرُهُ فَمَنْ عَرَفَ ارْتِبَاطَ الظَّاهِرِ بِالْبَاطِنِ زَالَتْ عَنْهُ الشُّبْهَةُ فِي هَذَا الْبَابِ وَعَلِمَ أَنَّ مَنْ قَالَ مِنْ الْفُقَهَاءِ أَنَّهُ إذَا أَقَرَّ بِالْوُجُوبِ وَامْتَنَعَ عَنْ الْفِعْلِ لَا يُقْتَلُ أَوْ يُقْتَلُ مَعَ إسْلَامِهِ ؛ فَإِنَّهُ دَخَلَتْ عَلَيْهِ الشُّبْهَةُ الَّتِي دَخَلَتْ عَلَى الْمُرْجِئَةِ وَالْجَهْمِيَّة وَاَلَّتِي دَخَلَتْ عَلَى مَنْ جَعَلَ الْإِرَادَةَ الْجَازِمَةَ مَعَ الْقُدْرَةِ التَّامَّةِ لَا يَكُونُ بِهَا شَيْءٌ مِنْ الْفِعْلِ وَلِهَذَا كَانَ الْمُمْتَنِعُونَ مِنْ قَتْلِ هَذَا مِنْ الْفُقَهَاءِ بَنَوْهُ عَلَى قَوْلِهِمْ فِي " مَسْأَلَةِ الْإِيمَانِ " وَأَنَّ الْأَعْمَالَ لَيْسَتْ مِنْ الْإِيمَانِ وَقَدْ تَقَدَّمَ أَنَّ جِنْسَ الْأَعْمَالِ مِنْ لَوَازِمِ إيمَانِ الْقَلْبِ وَأَنَّ إيمَانَ الْقَلْبِ التَّامِّ بِدُونِ شَيْءٍ مِنْ الْأَعْمَالِ الظَّاهِرَةِ مُمْتَنِعٌ سَوَاءٌ جَعَلَ الظَّاهِرَ مِنْ لَوَازِمِ الْإِيمَانِ أَوْ جُزْءًا مِنْ الْإِيمَانِ كَمَا تَقَدَّمَ بَيَانُهُ .
« Il est normalement inimaginable qu’un homme ait Foi, dans son cœur, qu’Allah exige de lui d’accomplir la prière, d’admettre cela et d’adopter la Loi du prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, ainsi que ses enseignements, puis qu’ensuite le détenteur d’autorité lui ordonne de prier, et qu’il refuse d’obéir jusqu’à ce qu’il soit exécuté ; tout en ayant en même temps la Foi dans le cœur ?! Une telle personne ne peut être que mécréante ! Et s’il dit « J’admet qu’elle est obligatoire, sauf que je ne la fait pas » cette prétention ainsi dite, n’est autre qu’un mensonge de sa part ; tout comme lorsque quelqu’un prend un Coran et le jette dans les ordures puis il prétend « Je suis témoins que ce qui s’y trouve est la parole d’Allah » ou qu’il tue un prophète puis dit « Je suis témoins que cet homme est le messager d’Allah » et les actes comme ça, qui invalident la Foi du cœur. Lorsqu’un homme dit « J’ai la Foi dans mon cœur » dans ce genre de situations ; c’est un menteur de par ce qu’il a exprimé comme propos.
Ce sujet, il convient d’y réfléchir : celui qui connait ce lien qu’il existe entre le corps et le cœur, alors toutes les ambigüités à ce sujet cesseront, et il saura alors que les juristes qui furent d’avis que celui qui admet l’obligation [de la prière] et refuse de la pratiquer ne doit pas être condamné à mort, ou alors qu’il doit l’être mais en tant que musulman et [non en tant qu’apostat ;] ces juristes là sont imprégnés des mêmes ambigüités que les Mourji’a et les Jahmiya, et des mêmes ambiguïtés que ceux qui disent que la volonté ferme accompagnée de la capacité totale ne cause aucun acte. C’est pour ça que les juristes qui refusent de le condamner à mort ont basé leur avis sur leur tendance, concernant la question de la Foi, qui est que les actes ne font pas partie de la Foi. Et comme nous l’avons déjà dit : La pratique est inséparable de la Foi du cœur. Or, une Foi valide dans le cœur sans actes apparents sur le corps est une chose impossible ; même si on dit que les actes apparents sont un effet de la Foi ou une partie de la Foi ; c’est la même chose ; comme nous l’avons expliqué précédemment. »
Majmoû‘ Al Fatâwâ 22/49 :
فَمَنْ كَانَ مُصِرًّا عَلَى تَرْكِهَا حَتَّى يَمُوتَ لَا يَسْجُدُ لِلَّهِ سَجْدَةً قَطُّ ، فَهَذَا لَا يَكُونُ قَطُّ مُسْلِمًا مُقِرًّا بِوُجُوبِهَا ، فَإِنَّ اعْتِقَادَ الْوُجُوبِ ، وَاعْتِقَادَ أَنَّ تَارِكَهَا يَسْتَحِقُّ الْقَتْلَ هَذَا دَاعٍ تَامٌّ إلَى فِعْلِهَا ، وَالدَّاعِي مَعَ الْقُدْرَةِ يُوجِبُ وُجُودَ الْمَقْدُورِ ، فَإِذَا كَانَ قَادِرًا وَلَمْ يَفْعَلْ قَطُّ عُلِمَ أَنَّ الدَّاعِيَ فِي حَقِّهِ لَمْ يُوجَدْ . وَالِاعْتِقَادُ التَّامُّ لِعِقَابِ التَّارِكِ بَاعِثٌ عَلَى الْفِعْلِ ، لَكِنَّ هَذَا قَدْ يُعَارِضُهُ أَحْيَانًا أُمُورٌ تُوجِبُ تَأْخِيرَهَا وَتَرْكَ بَعْضِ وَاجِبَاتِهَا ، وَتَفْوِيتِهَا أَحْيَانًا . فَأَمَّا مَنْ كَانَ مُصِرًّا عَلَى تَرْكِهَا لَا يُصَلِّي قَطُّ ، وَيَمُوتُ عَلَى هَذَا الْإِصْرَارِ وَالتَّرْكِ فَهَذَا لَا يَكُونُ مُسْلِمًا
« Celui qui l’abandonne [la prière] constamment jusqu’à ce qu’il meurt sans se prosterner du tout pour Allah ; celui-là ne peut en aucun cas être un musulman qui admet qu’elle est obligatoire. Car avoir conviction de l’obligation, et avoir conviction que celui qui l’abandonne mérite la peine de mort : ceci motivera parfaitement à l’accomplir ; et la motivation réunie à la capacité physique implique la présence de ce qu’on est capable de faire. S’il est capable de la faire, et ne la fait pas du tout : on saura alors qu’il n’a aucune motivation. Et la conviction totale que celui qui abandonne la prière sera châtié pousse à la pratiquer. Cela dit, il se peut que, parfois, certaines choses lui fassent obstacle, ce qui l’amène à la retarder et à abandonner certaines obligations dans la prière, ou de l’abandonner de temps en temps. Mais pour ce qui est de celui qui l’abandonne constamment et ne prie pas du tout, et meurt ainsi, celui-là n’est pas musulman. »
Après ces citations, (et il y a encore d’autres passages qui confirment ce fondement) nous apprenons qu’Ibn Taymiya considère impossible d’avoir une Foi correcte dans le cœur sans qu’il n’y ait de suivit du corps, par la pratique extérieure, lorsqu’on a la capacité physique de le faire. Ceci car il considère la Foi du cœur comme une cause provoquant la pratique ; et, par conséquent, considère que la Foi du cœur et la pratique du corps sont inséparables. De même, celui qui ne pratique rien de son corps alors qu’il en est capable, n’a forcément aucune Foi dans le cœur.
Points à retenir :
La Foi est composée d’une racine, qui est la connaissance et la soumission.
La Foi du cœur et la capacité physique provoquent automatiquement la pratique du corps. La disparition totale de la pratique du corps prouve la disparition totale de la Foi du cœur.
Celui qui prétend que la Foi du cœur peut exister sans pratique du corps même lorsqu’on est capable de pratiquer est un Mourjî’.
La Race des actes (Jins Al A’mâl) est une expression qui désigne le minimum de l’acte pour pouvoir concrétiser la Foi en Allah et Son messager. Comme vous pouvez le constater : ce n’est pas Safar Al Hawalî qui a inventé cette expression ; comme le prétendent les pseudos salafis !
Ici, Ibn Taymiya déduit une règle générale qui n’est pas valable uniquement pour la question de la prière, mais pour toute chose dans l’Islam, et c’est cette règle générale qui lui sert d‘argument sur la question de la prière, et la preuve que cette règle n’est pas exclusive à la prière, c’est qu’Ibn Taymiya l’a utilisé aussi concernant le fait de prononcer l’attestation de la Foi 7/188 et le fait d’obéir physiquement au jugement du messager lors des litiges 7/221.