Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Certaines personnes s'imaginent faire le bien sans se rendre compte qu'elles sont dans la mécréance
L’Imam at-Tabari, rahimahoullah, a dit dans son Tafsir sur le verset suivant : « Ceux dont l’effort dans la vie présente s’est égaré, alors qu’ils s’imaginent faire le bien » (Sourate 18 - verset 104) :
« Ceci est la preuve des preuves, de l’erreur de celui qui dit qu’on ne peut pas être mécréant, à moins d’avoir l’intention de l’être ... Allah nous a informé concernant ceux qu’Il a cité dans le verset, en nous disant que leurs efforts dans la vie présente ne sont que pertes, alors qu’ils s’imaginent faire le bien »
Prétendre appartenir à l'Islam ne sera pas utile à celui qui ignore le Tawhid
Mouhammad ‘ibn Abd al-Wahhab, rahimahoullah, a dit :
« Lorsque tu sauras que ceci est le monothéisme, qui est d'un caractère plus obligatoire que la prière et le jeûne, et qu'Allah pardonnera à celui qui l'aura réalisé le Jour Dernier et qu'Il ne pardonnera pas à quiconque l'aura ignoré, même si il s’agît de quelqu’un qui prétend appartenir à l’Islam. Et lorsque tu sauras, que ceci est le polythéisme, qui ne sera pas pardonné par Allah, et qui est auprès d'Allah plus grave que la fornication et le meurtre, ceci même si celui qui le commet souhaite par cet acte, se rapprocher d'Allah … »
(Source : ad-Dourar as-Saniyyah, 2/77)
Il y a des musulmans qui sortent de la Religion sans en avoir l'intention
Ibn Hajar, rahimahoullah, a dit :
« Il y a des musulmans qui sortent de la Religion sans en avoir l’intention et sans choisir une autre religion que l’Islam »
Il a aussi dit : « J’ai dit : « Et parmi ceux qui se sont penchés sur ce Hadith, il y a at-Tabari. Il a dit après avoir cité les Hadiths du chapitre : « Ceci est une réponse à celui qui dit que nul parmi les gens de la Qibla ne sort de l’Islam qu’après avoir eu l’intention d’en sortir. La preuve contre cela se trouve dans le Hadith du Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam : « Ils disent la vérité, ils lisent le Coran, et ils sortent de l’Islam … »
(Source : al-Fath al-Bari, 12/267-269)
Celui qui s'affilie à l'Islam n'est pas forcément un musulman
Mouhammad ‘ibn Abd al-Wahhab, rahimahoullah, a dit :
« Si à l’époque du Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, et des gouverneurs qui l’ont succédé, il y avait des gens qui s’attribuaient à l’Islam et en sont sortis malgré leurs grands actes d’adoration jusqu’à ce que le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, ait ordonné de les combattre, alors on doit savoir que celui qui s’attribue à l’Islam et à la Sounna à notre époque peut lui aussi sortir de l’Islam »
(Source : Fatawas des savants de Nadjd)
L'idjtihad n'est pas une excuse dans le fondement de l'Islam
Abou Battîn, rahimahoullah, a dit :
« Cheikh abou Mouhammad ‘ibn Qoudama, rahimahoullah, a traité le sujet de l’idjtihad et a dit : « Djahiz affirmait que celui qui s’oppose au fondement de l’Islam est excusé et n’est même pas dans le pêché si il est un moudjtahid (1) et n’a pas été capable d’arriver à la vérité. L’avis de Djahiz est sans aucun doute faux et mécréance en Allah » (2)
(Source : ad-Dourar as-Saniyyah, 12/69-73)
(1) Le savant qui fait des recherches et fourni des efforts pour arriver à la vérité dans un sujet (l’idjtihad).
(2) Lorsque le savant se trompe dans un sujet autre que le fondement de l’Islam, il a une récompense pour son effort fourni, et s’il arrive à la vérité, il en a deux. Par contre, lorsqu’un savant se trompe dans le fondement de l’Islam, et ainsi, par exemple permet le grand Chirk, il n’a aucune excuse valable et c’est un mécréant.
L'ignorance n'est pas une excuse dans le fondement de l'Islam
Abd al-Aziz ‘ibn Mouhammad ‘ibn Aliyy al-Abd al-Latif, a dit dans son livre Nawaqidoul-Imân wal-Amaliyyah, page 69 :
« Sur la base de ce qui précède, nous concluons que l’avis de ceux qui généralisent quand ils disent que l’ignorance est une excuse dans des choses qui touchent au fondement de l’Islam … – est faux. Tout comme il est faux de généraliser que l’ignorance n’est pas une excuse. Au contraire, il est obligatoire de faire la distinction entre les choses qui s’opposent au fondement de l’Islam (1), et les choses connues de la masse des gens. Et, les choses qui s’opposent aux questions ou sujets qui ont besoin d’être expliqués … » (2)
(1) Le fondement de l’Islam est en réalité l’Unicité d’Allah, le Tawhid, ou encore le Asl ad-Dîn, c’est-à-dire la Religion avec laquelle sont venus tous les Messagers de la part d’Allah. Dans ce sujet, l’ignorance n’est pas une excuse.
(2) Par contre, l’ignorance peut être une excuse dans les sujets qui ne touchent pas au Tawhid.
Beaucoup de gens ne font pas cette distinction, c’est la raison pour laquelle ils fraternisent avec des polythéistes et s’opposent aux monothéistes en les traitants de takfiris, de khawaridjs, ou encore de chiens d’Enfer.
Les ignorants du Tawhid qui suivent aveuglément leurs chefs et leurs imams sont des mécréants
Ibn al-Qayyim, rahimahoullah, a dit dans Tariq al-Hidjratayn, la 17ème catégorie :
« Les ignorants mécréants, leurs suiveurs, et leurs ânes qui sont avec eux qui les suivent, et disent : « Nous avons trouvé nos parents sur ce modèle et nous les imitons » - La communauté est entièrement d’accord pour dire que cette catégorie de gens sont mécréants, même s’ils sont ignorants et suivent aveuglément leurs chefs et leurs imams … »
Quiconque ignore le Tawhid est un mécréant à l'unanimité des musulmans
Soulayman ‘ibn ‘Abd Allah, rahimahoullah, a dit :
« Celui qui témoigne qu’il n’y a de vrai dieu qu’Allah, c'est-à-dire celui qui prononce cette parole en connaissant ce qu’elle signifie et en agissant en conséquence tant dans son cœur que de son corps, comme le prouve le verset : « Sache qu’il n’y a de vrai dieu qu’Allah » - et le verset : « Sauf ceux qui ont témoigné de la vérité alors qu’ils savent » - Quant au fait de prononcer cette parole sans connaître ce qu’elle signifie, ni agir en conséquence, cela ne sert à rien et ceci à l’unanimité »
(Source : Taysir al-Aziz al-Hamid, page 51)
L'homme qui a demandé qu'on le brûle et qu'on répande ses cendres
Il existe une règle importante qu’Allah a établie dans Son Livre qui est une base de compréhension :« Ce qui est établi de manière tranchante et certaine dans la Religion, ne peux être annulé par le doute ou la supposition »
Ainsi, si un jugement s’établit de manière certaine, et se contredit par un doute ou une éventualité, on doit interpréter ce doute d’une manière qui ne contredit pas la certitude.
Pourtant, certaines personnes affirment malgré l’évidence, que l’ignorance est une excuse dans l’annulation du Tawhid, et ainsi vont à l’encontre de cette règle établie par Allah. Et ceci est dans leurs habitudes, lorsqu’ils trouvent un petit détail dans la Parole d’Allah, la parole du Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, ou la parole d’un savant, qui est en accord dans l’apparence avec leur croyance, ils la prennent pour preuve ou la transforment, délaissant même les consensus des musulmans.
Allah a dit : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur! " Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent »
Un de leurs arguments est un Hadith authentique rapporté par Abou Hourayra, qu’Allah soit satisfait de lui, dans lequel le Prophète Mouhammad, sallallahou ‘alayhi wa sallam, a dit : « Un homme n'ayant jamais fait aucun acte pie dit aux siens: « Quand je mourrai, brûlez mon corps et répandez la moitié de mes cendres sur la terre, et l’autre moitié dans la mer » – « Par Allah », ajoute le Prophète, « si Allah le veut, Il peut lui infliger le châtiment le plus terrible qu'Il ait jamais infligé à personne au monde » - Quand cet homme meurt, les siens réalisèrent sa demande. Mais, Allah donna ordre à la mer de réunir les éléments qu'elle avait reçus et enjoignit à la terre d'en faire autant pour ce qu'elle avait reçu. Une fois l'homme ressuscité, Allah lui dit: « Pourquoi as-tu agi ainsi? » - « A cause de la crainte que Tu m'inspirais », répondit-il, « Tu le sais mieux que personne » - Allah alors lui pardonna » (Hadith rapporté par Mouslim, qu’Allah lui fasse Miséricorde)
Ils ont dit que cette personne a douté de la Puissance d’Allah. Et malgré cela, Allah lui a pardonné à cause de son ignorance et sa mauvaise compréhension.
An Nawawi, rahimahoullah, a dit à propos de ce Hadith: « Il y a divergence entre les savants dans l’explication de ce hadith »
Un groupe de savants a dit : « On ne peut pas comprendre de ce Hadith que l'homme avait nié la Puissance d'Allah, car celui qui doute de la Puissance d'Allah est un mécréant, et dans une version de ce Hadith l'homme a dit qu'il a prononcé ces paroles par crainte d'Allah, et le mécréant ne craint pas Allah et Allah ne pardonne pas aux mécréants »
Ibn al-Qayyim, rahimahoullah, a dit dans l’explication de ce Hadith : « Celui qui renie l’attribut de la Puissance est mécréant à l’unanimité »
Un autre groupe de savants a dit que celui-ci a prononcé ces paroles alors qu’il était dans un état d’étourdissement. Par conséquent, il perdit le contrôle de ce qu’il disait, et en Islam nous ne sommes pas responsables des paroles prononcées dans ce genre de contexte.
D’autres savants ont dit que cette personne a fait cela pour expier ses péchés. Alors, Allah lui a pardonné le fait qu’il n’a pas fait de bonnes actions dans sa vie. Il n’a point demandé ceci pour ne pas être ressuscité.
En effet, ce Hadith démontre de manière claire que cet homme croyait en la Puissance d'Allah, et qu'il croyait en le Jour de la Résurrection.
Un autre groupe de savants a dit : « Cet homme vivait à l’époque où il suffisait juste d'avoir la base de l'Islam (le Tawhid) »
Donc, il n’était pas responsable s’il ne savait pas qu’il doit prier, jeûner ou donner la Zakat, car les textes l’obligeant à faire ceci ne lui sont pas parvenus, ou il n’en avait pas accès. Donc, cet homme avait la base qui est connue par la disposition naturelle (la fitra) et cette base suffit pour être musulman ou monothéiste.
Abd al-Latif ‘ibn Abd ar-Rahman, rahimahoullah, a dit : « En ce qui concerne le Hadith de l’homme qui demanda à sa famille de le brûler, cet homme était monothéiste et n’avait pas commis de grand polythéisme, car il est confirmé par la voie d’abou Kamil, d’après Hammad, d’après Thabit, d’après abou Rafi, d’après abou Hourayra : « Il n’avait pas fait un seul acte de bien à part le monothéisme » - Donc, l’argumentation par ce Hadith dans notre sujet est dès lors invalide »
(Source : Minhadj Ta’ssîs, page 217)
En effet, l’Imam Ahmad, rahimahoullah, rapporte dans son Moussnad, Hadith 7697 : « Il y avait un homme avant vous, qui n’avait fait aucun acte de bien à part le monothéisme. Lorsque la mort lui parvint, il dit à sa famille : « Lorsque je mourrai, brûlez-moi jusqu’à ce que je devienne cendre, puis réduisez-la en poudre et jetez-la un jour de vent. Lorsqu’il mourut, ils firent ce qu’il leur a demandé. Mais une foi entre les Mains d’Allah, Allah lui dit : « Ô fils d’Adam, qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » - Il dit : « La peur de Toi, ô Seigneur ! » - Alors Allah lui pardonna bien qu’il n’avait pasfait un seul acte de bien autre que le monothéisme »
Si il est établi dans le Coran, dans la Sounna, ainsi que dans le consensus des musulmans, que quiconque commet le Chirk devient polythéiste, y compris s'il est ignorant et pense faire le bien, comment peut-on se permettre d'aller à l'encontre de toutes ces preuves avec un Hadith qui peut être interprété de plusieurs manières? De plus, un autre Hadith confirme que cet homme était un monothéiste, alors comment peut-on se permettre d'utiliser ce Hadith comme preuve que l'ignorance du Chirk est une excuse?
Cependant, il est important de noter que les savants musulmans ont divergés quant à celui qui doute d’une parcelle d’un attribut d’Allah. Ainsi, celui qui doute d’une parcelle de la Puissance d’Allah, pour certains savants il est mécréant, et pour d’autres, comme ‘ibn Taymiyya et ‘ibn Hazm, qu’Allah leur fasse Miséricorde, il peut être excusé sous certaines conditions. Mais, ils sont unanimes que quiconque renie la Puissance d’Allah, ou encore donne un égal à Allah dans Sa Puissance, en pensant que quelqu'un est aussi puissant qu'Allah, ou donne un égal à Allah dans n'importe quel autre Attribut, c’est un mécréant qui n’a aucune excuse valable.
Abdallah abou Battîn, rahimahoullah, a dit : « Ibn Taymiyya, rahimahoullah, était d’avis que celui qui est ignorant de certains attributs d’Allah ne devient pas mécréant, mais pour ce qui est du Chirk et les choses comme ça, alors là, non ! »
(Source : ad-Dourar as-Saniyyah, 12/73)
Il existe encore d’autres explications, mais ce qui est important c’est que les savants musulmans ont remarqué que l’apparence de ce Hadith va à l’encontre des règles fondamentales Islamiques, alors ils l’ont interprété en accord avec ces règles fondamentales et non pas en désaccord, car Allah ne se contredit pas.
Cependant, il est étonnant à quel point certaines personnes se disant musulmans, ou encore savants vont à l’encontre des règles fondamentales établies dans le Coran, la Sounna ou encore le consensus.
Dhat Anwat
L’Imam Tirmidhi, rahimahoullah, rapporte dans son Sounân le Hadith 2335 : « D’après abou Waqid al-Laythi, le Messager d’Allah, sallallahou ‘alayhi wa sallam, lorsqu’il est sorti pour l’expédition de Khaybar, il est passé à coté d’un arbre des idolâtres appelé « Dhât Anwât » auquel ils accrochaient leurs armes. Nous avons alors dit : « Ô Messager d’Allah ! Donne-nous un Dhât Anwât comme ceux-là ont un Dhât Anwât ! » Le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, a répondu en disant : « Gloire à Allah ! Ceci est comme ce que le peuple de Moussa a dit : « Donne nous un dieu comme ceux-là ont des dieux » ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, vous allez suivre les coutumes de ceux d’avant vous ! »
Certains disent que ce Hadith est une preuve que le musulman qui, par ignorance, commet du grand polythéisme, il reste musulman car, soi-disant, ces Compagnons ont demandé d’avoir un autre dieu qu’Allah et pourtant le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, ne les a pas traité de mécréants et ne leur a pas demandé de refaire leur Islam.
Cette argumentation est fausse, car ce Hadith ne concerne pas le grand polythéisme, ni l’adoration d’un autre qu’Allah, mais plutôt la ressemblance aux non-musulmans, qui n’est pas un annulant de l’Islam.
Mouhammad ‘ibn Abd al-Wahhab, rahimahoullah, a dit dans de nombreux ouvrages qu’il s’agissait non pas du grand polythéisme, mais du petit polythéisme. En effet, il explique dans le Kitab at-Tawhid que le fait de rechercher la bénédiction par la cause des pierres ou des arbres, tout en sachant que la source de la bénédiction est Allah, n’est pas une mécréance qui expulse son auteur de l’Islam, mais une petite mécréance.
Cependant, les gens qui ont dans le cœur une inclinaison vers l’égarement pourront dire que Mouhammad ‘ibn Abd al-Wahhab, rahimahoullah, a dit dans le dévoilement des ambiguïtés dans le monothéisme : « Tout comme il n’y a pas de divergence sur le fait que si ceux à qui le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, a interdit de prendre un Dhât Anwât, après qu’il le leur a interdit, ne lui avaient pas obéis et avaient pris un Dhât Anwât, ils seraient devenus mécréants » Donc, ils pourront dire : « On voit bien qu’ici il considéra leur demande comme une grande mécréance, car s’il considérait que c’était de la petite mécréance il ne les aurait pas jugé mécréant pour ça ! »
La réponse est que si ces Compagnons avaient quand même utilisé cet arbre pour recevoir les grâces d’Allah, après que le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, le leur a interdit, cela aurait été une mécréance de leur part, car ils auraient rejeté l’ordre du Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, et adoré Allah d’une manière que le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, leur a interdit. En effet, leur cas aurait été semblable au cas des innovateurs, car un innovateur adore Allah d’une manière que le Prophète, sallallahou ‘alayhi wa sallam, n’a pas permis, et les savants ont notamment dit qu’à partir du moment qu’un innovateur sait qu’il n’adore pas Allah de la manière légiférée, et malgré cela continue à L’adorer ainsi, alors il devient mécréant.
L’Imam an-Nawawi, rahimahoullah, a quant à lui clairement expliqué que ce Hadith parle d’imiter les mécréants dans les pêchés, et non pas dans la mécréance.
Et ainsi, il n’est pas rapporté d’un seul Salaf, ou savant musulman, avant le 12ème siècle de l’hégire, que ces Compagnons avaient demandé un arbre pour l’adorer, ou croyaient que cet arbre avait le pouvoir de bénir, de causer le bien et le mal, mais tous les savants ont mentionné que leur demande n’invalidait pas l’Islam, et qu’ils voulaient que la bénédiction vienne d’Allah au moyen, ou par la cause de cet arbre. Ceci est clair dans les paroles des savants, en passant par ‘ibn Taymiyya, rahimahoullah, dans Madjmou al-Fatawa, jusqu’à Mouhammad ‘ibn Abd al-Wahhab, rahimahoullah.