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Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

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Le Tawhid avant le Jihad

Le Tawhid avant le Jihad

 

 

Ibn al-Qayyim rahimahoulah a dit :

 

 

«Et lejihadne peut s’accomplir sans l’émigration, l’émigration et le jihad ne peuvent s’accomplir que dans la foi. Ceux qui espèrent la miséricorde d’Allah sont ceux qui ont appliqué ces trois obligations. Le Très-Haut a dit : « Certes, ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d’Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »(Sourate 2, verset 218) »

[Source  « Zâd al-Mi‘ad », vol.3, p.11]

 

Le cheikh nous apporte les deux conditions qui doivent se suivre dans l’ordre :

 

 Premièrement : que la population acquière la foi, entre autre :

- qu’elle mécroit au Taghout et déclare la mécréance de ses adorateurs.

- qu’elle croit en Allah Seul dans Sa Seigneurie, Son Culte et Ses Noms et Attributs

 

 Deuxièmement : qu’elle émigre vers une terre où la loi d’Allah est appliquée, pour que l’on puisse distinguer le musulman du mécréant.

 

Quant au combat, c'est-à-dire le jihad conforme à la Loi (chari‘a), il n’est autorisé que dans le cas où le musulman n’est pas démuni et isolé, où il a un refuge et de l’aide. En effet, on ne connaît pas un seul savant qui dise que le combat soit permis alors que le musulman est en situation d’impuissance, sans une terre qui soit la sienne. En revanche, ils lui prescrivent l’exil (hijra) de la terre de mécréance et ne lui donnent pas l’obligation du jihad.

 

Ibn Kathir  rahimahoullah a dit dans son tafsir :

 

« Dès le commencement de l’Islam, alors qu’ils étaient à la Mecque, il a été ordonné aux croyants de pratiquer la prière et de s’acquitter de l’aumône, même peu importante, il leur a été ordonné de réconforter ceux qui parmi eux étaient pauvres ; il leur a été ordonné de pardonner aux associateurs et se montrer cléments à leur égard, et de se montrer le plus patients possible. Ils auraient ardemment souhaité être appelés au combat, afin de se débarrasser de leurs ennemis. Cependant, ce ne fut pas le cas, pour diverses et nombreuses raisons parmi lesquelles :

- Leur faible nombre, compte-tenu du contingent ennemi,

- Le fait qu’ils se trouvaient sur leur terre (= la Mecque), qui est une terre sacrée, le plus noble lieu de la terre.

Donc, ainsi qu’il a été dit, il n’y eut pas initialement d’appel au combat. Pour cette raison, il n’y eut d’appel au jihad qu’à Médine, lorsqu’elle fut devenue pour eux une terre d’asile, une place forte, et que se furent joints à eux les Ansâr. Pourtant, lorsqu’ils reçurent l’ordre de mettre à exécution ce qu’ils avaient souhaité, certains d’entre eux furent pris d’inquiétude et une terrible peur s’empara d’eux à l’idée du face-à-face. « […] Ô notre Seigneur ! Pourquoi nous as-Tu prescrit le combat ? Pourquoi n’as-Tu pas reporté cela à un peu plus tard ? […] » (Sourate 4, verset 77) C’est-à-dire : « Pourquoi n’as-Tu pas reporté l’accomplissement de l’obligation de jihad à une date ultérieure ? » En effet, dans un combat, le sang est versé, des enfants deviennent orphelins, des femmes se retrouvent veuves. Ce verset rappelle cette parole de Lui, qu’Il soit exalté : « Ceux qui ont cru disent : "Ah ! Si une Sourate descendait !" Puis, voilà qu’on fait descendre une Sourate explicite et qu’on y mentionne le combat […] » (Sourate 47, verset 20)

 

Ibn Abi Hatim a dit : ‘Ali ibn al-Houssayn nous a raconté, d’après Mohammad ibn ‘Abd al-‘Aziz ibn Abi Rizma et ‘Ali ibn Zanja : ‘Ali ibn al-Hassan nous a raconté, d’après al-Houssayn ibn Waqid, d’après ‘Amrou ibn Dînâr et d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbas :

 

« ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf et quelques uns de ses compagnons se rendirent auprès du Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) à la Mecque, et lui dirent : « Ô Prophète d’Allah, lorsque nous étions des associateurs, nous étions prospères et respectés, et maintenant que nous croyons, nous nous retrouvons avilis. »

Il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit : « J’ai ordonné qu’on pardonne, alors ne combattez pas ce peuple. » »

 

Lorsqu’Allah le fit venir à Médine, Il lui ordonna de combattre, mais ils se découragèrent. C’est là qu’Allah révéla : « N’as-tu pas vu ceux auxquels on avait dit : "Abstenez-vous de combattre […] » (Sourate 4, verset77) »

 

Al-Nassa’i l’a également rapporté, ainsi qu’al-Hakim et Ibn Mirdawayh parmi ce qui a été rapporté de ‘Ali ibn al-Hassan ibn Chaqiq.

 

Asbat a dit, d’après al-Saddi :

Ils n’avaient pour tout devoir que la prière et l’aumône, alors ils demandèrent à Allah qu’il leur donne le devoir de combattre. Et lorsqu’Il leur donna l’obligation de combattre, « […] voilà qu’une partie d’entre eux se mit à craindre les gens comme on craint Allah, ou même d’une crainte plus forte encore, et à dire : "Ô notre Seigneur ! Pourquoi nous as-Tu prescrit le combat ? Pourquoi n’as-Tu pas reporté cela à un peu plus tard ?" […] » (Sourate 4, verset 77) sous-entendu « jusqu’à la mort »

Allah le Très-Haut a dit : « […] Dis : "La jouissance d’ici-bas est éphémère, mais la vie future est meilleure pour quiconque est pieux. […] » (Sourate 4, verset77)

 

Ibn Kathîr rahimahoullah a dit aussi dans son tafsir :

 

 

Allah le Très-Haut a promulgué que le jihad devait avoir lieu en des circonstances appropriées. En effet, lorsqu’ils étaient à la Mecque, les associateurs étaient en plus grand nombre. S’il avait été ordonné aux musulmans, alors qu’ils étaient moins d’une dizaine, de combattre leurs adversaires, cela aurait été pour eux insurmontable.

Ainsi, lors de la nuit d’al-‘Ouqba, lorsque les gens de Yathrib firent allégeance au Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) -ils étaient un peu plus de quatre-vingt-, ils dirent : « Ô Messager d’Allah, Ne devrions-nous pas fondre sur les gens de l’oued ?(ils voulaient dire les gens de Mina) Afin que Mina fasse alliance, ne les tuerions-nous pas ? »Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) répondit : « Je n’ai pas ordonné cela. »

Lorsque les associateurs devinrent tyranniques, exclurent le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) de leur communauté, et souhaitèrent le tuer, que ses compagnons se dispersaient en tout sens, un groupe parmi eux se rendit en Abyssinie, un autre à Médine. Lorsqu’ils s’établirent à Médine, qu’ils eurent gage de la confiance du Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) et qu’ils furent totalement en accord avec lui, s’appliquant à lui porter assistance ; qu’il se trouva pour eux une terre d’Islam et un camp retranché où ils puissent trouver asile, alors Allah ordonna le jihad contre les ennemis. Ce verset est le premier quant à ce qui fut révélé à ce sujet. Le Très-Haut dit : « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir- ceux qui ont été expulsés injustement de leurs demeures, […] »  (Sourate 22, verset 39-40)

 

Al-‘Awfi a dit, d’après Ibn ‘Abbâs :

« Ils ont été expulsés de la Mecque vers Médine de façon injuste (sous-entendu : Mohammad et ses compagnons). » » Fin de citation de ibn kathir rahimahoullah.

 

 

Ces citations proviennent de gens réputés pour leur grande science. Quiconque doté d’une raison, ayant une prédilection pour la vérité en lui donnant priorité sur toute autre chose, ne manquera pas d’approuver la validité de ces commentaires.

 

Allah -Ta‘ala- dit :

« Et rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux, opprimés sur terre, craignant de vous faire enlever par des gens. Il vous donna asile, vous renforça de Son secours et vous attribua de bonnes choses afin que vous soyez reconnaissants. »  (Sourate 8, vesret 26)

 

Le point important à retenir est le suivant :

 

  « Allah le Très-Haut a promulgué que le jihad devait avoir lieu en des circonstances appropriées. En effet, lorsqu’ils étaient à la Mecque, les associateurs étaient en plus grand nombre. S’il avait été ordonné aux musulmans, alors qu’ils étaient moins d’une dizaine, de combattre leurs adversaires, cela aurait été pour eux insurmontable. »

 

Il est normalement évident de comprendre que lorsque la majorité des gens est plongée dans l’association, il nous faut rassembler nos forces pour les appeler à l’Islam avant tout. Les musulmans savent cela, et ne nuiraient pas à leurs frères en déclarant un jihad alors que leur état est faible. La doctrine inverse est typique des supposés jihadistes, cela parce qu’ils ignorent le véritable sens de "la ilaha illa Allah" et considèrent ainsi ces peuples arabes alliés du taghout comme étant des leurs !

 

Ibn Kathir  dit aussi :

 

  « Lorsque les associateurs devinrent tyranniques, exclurent le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) de leur communauté, et souhaitèrent le tuer, que ses compagnons se dispersaient en tous sens, un groupe parmi eux se rendit en Abyssinie, un autre à Médine. Lorsqu’ils s’établirent à Médine, qu’ils eurent gage de la confiance du Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) et qu’ils furent totalement en accord avec lui, s’appliquant à lui porter assistance ; qu’il se trouva pour eux une terre d’Islam et un camp retranché où ils puissent trouver asile, alors Allah ordonna le jihad contre les ennemis. »

 

Le combat n’a donc pas eu lieu avant que les musulmans obtiennent une terre de sécurité où les lois d’Allah sont appliquées. Nous pouvons constater suite au tafsir d’ibn Kathir que le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) n’a pas déclaré de jihad sans avoir une terre d’Islam, qui fut Médine à l’époque.

 

 

Réfutation des menssonges sur l’imam Muhammad ibn ‘abd al-Wahhab rahimahoullah qui sont : « Il a déclaré le jihad avant d’appeler les adorateurs de tombeaux au tawhid et avant d’avoir une terre d’islam »

 

Houssein ibn Ghiname a dit :

 

« Ainsi, lorsque le Cheikh Mohammad ibn ‘Abd al-Wahhab donna à l’Emir Mohammad ibn Sa‘oud les preuves de la vérité de l’Islam et de la foi, et l’informa de la vanité des gens du Najd et de leurs mensonges basés sur le culte d’idoles, ou d’arbres aussi, celui-ci lui dit :

 

« Ô Cheikh, je n’ai aucun doute sur le fait que ce que tu as prêché est la religion d’Allah dont le Message fut transmis par Ses Envoyés et les Livres révélés ; et sur le fait que ce qui concerne de nos jours les gens du Najd comme idôlatries mensongères est, ainsi que tu l’as rappelé, similaire à ce qu’on a pu imputer aux premiers associateurs comme mécréance et comme associationnisme vis-à-vis d’Allah. Alors, réjouis-toi de ton soutien, de ta protection et de l’accomplissement de ta prédication (da‘wa).

Cependant, je veux te poser deux conditions :

Si nous te soutenons et accomplissons le jihad à tes côtés, et que les gens du Najd professent l’Islam et acceptent la prédication (da‘wa)de l’unicité d’Allah, je crains que tu ne t’éloignes de nous et que tu ne nous remplaces par d’autres que nous.

La deuxième condition est que les gens de Dir‘iya (Dariya) me sont redevables d’une taxe que je perçois à l’époque des récoltes de fruits. Or, je crains que tu ne dises de ne rien prendre d’eux. »

 

Alors le Cheikh répondit :

« Pour ce qui est de la première condition, tends ta main, je te fais le serment solennel du sang par le sang. Pour ce qui est de la seconde, pourvu qu’Allah t’ouvre l’esprit de Ses Révélations et te donne, en compensation du bétail et des aumônes, ce qui est meilleur que cela. »

Ainsi, leur accord et serment mutuels - qu’Allah le Très-Haut leur accorde à tous deux miséricorde - furent scellés lors de cette réunion, quant à manifester la religion d’Allah et à combattre sur Son chemin, faire disparaître les avatars de l’associationnisme, en effacer les traces et arracher les racines ; restituer les croyances authentiques et rendre l’Islam manifeste en le débarrassant de ce qui a pu s’y agréger comme associationnisme et lui être ajouté comme affabulations.

En outre, ils contractèrent le serment de réunir l’ensemble de la population du Najd, de mettre fin à leur perversion, et de l’ordre dans leur dispersion. En effet, à cette époque, le Najd n’était pas soumis à l’autorité d’un émirat unique, respecté de tous, où tous sont réunis sous une seule bannière. A l’inverse, il était très divisé et chaque circonscription avait son émir et chacun considérait comme souverain celui qui en portait le costume. Cette dispersion de la population du Najd fut nuisible ; elle provoqua le désordre, des troubles de l’ordre public et du sang fut versé.

Ces deux imams œuvrèrent donc à réunir l’ensemble de la population du Najd et à unifier leurs rangs. De même, ils œuvrèrent à les guider. Lorsque fut conclu l’accord et le pacte entre le Cheikh Mohammad ibn ‘Abd al-Wahhab et l’Emir Mohammad ibn Sa‘oud, le Cheikh se leva et se rendit au pays avec Ibn Sa‘oud et demeura auprès de lui, respecté et honoré.

Lorsqu’il s’établit à Dir‘iya (Dariya), il eut la visite d’une délégation de ses partisans établis à ‘Ouyayna, et parmi eux des individus faisant partie des chefs des tribus adversaires de ‘Othman ibn Mou‘ammar. Depuis les provinces du Najd, d’autres hommes se rendirent à Dir‘iya (Dariya) et s’y installèrent lorsqu’ils eurent appris que le Cheikh s’était établi à Dir‘iya (Dariya) et surent également qu’il les protégerait et secourait. Lorsque le Cheikh prit le pouvoir à Dir‘iya (Dariya) et y resta, il constata que ses habitants  - ainsi que dans la majorité des circonscriptions du Najd et de sa province - étaient tombés dans l’associationnisme, l’innovation et le délaissement de la prière, de l’aumône et du reste des rites et des piliers de l’Islam. Le Cheikh - qu’Allah lui accorde Sa miséricorde - s’employa donc à prodiguer des conseils et à rappeler les commandements de la religion. Il entreprit de leur commander le bien et leur interdire le blâmable ; il leur ordonna de s’instruire de la signification de "Il n’y a d’autre divinité qu’Allah"et les informa que cette phrase est la négation de tout ce qui pourrait être adoré en dehors d’Allah et la confirmation de l’adoration envers Allah Lui-Seul, à l’exclusion de toute autre chose. Puis il leur commanda de s’instruire des trois principes fondamentauxet de connaître la signification de l’Islam et des cinq piliers sur lesquels il est fondé ; de connaître le Prophète Mohammad (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ; connaître son nom, sa généalogie, le message qui lui fut révélé, son Hégire ; savoir ce qu’il a prêché concernant l’Islam et le dogme de l’unicité d’Allah (tawhid).  Et, lorsqu’ils eurent goûté la saveur de l’Islam et que fut bien implantée dans leurs cœurs la connaissance de l’unicité d’Allah (tawhid) après qu’ils l’eurent ignorée ; après que cette connaissance eut inssuflé dans leurs cœurs la dévotion pour le Cheikh et la dévotion pour ceux qui s’étaient exilés pour se rendre à ses côtés à Diri‘iyya (Dariya), le Cheikh - qu’Allah lui accorde Sa miséricorde - entreprit d’écrire aux gens, tandis qu’il était établi à Diri‘iyya (Dariya), et plus spécialement à l’élite et aux savants, à l’intention de qui il leur exposa la signification de l’Islam et de la vérité de l’unicité d’Allah(tawhid) et qu’il les exhorta à suivre la Loi d’Allah et la Sounnade Son Envoyé (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ; à qui il ordonna de rejeter l’innovation et associationnisme, de cesser de prendre des pots de vin et de manger de ce qui est illicite, de ne pas céder à ce qui pourrait semer l’ambiguïté dans leurs cœurs ; tout cela, par la voie épistolaire. Parmi eux, il s’en trouva qui donnèrent leur assentiment au Cheikh et se soumirent à sa prédication (da‘wa)de l’Islam authentique et de la religion, et ainsi retrouvèrent le droit chemin, s’écartèrent de toute innovation et abandonnèrent le culte des idoles. Il s’en trouva d’autres qui firent la forte tête, refusèrent, excitèrent les inimitiés à son encontre, manifestèrent de l’hostilité et édictèrent des fatwas déclarant le sang du Cheikh licite [c-à-d. = autorisation de le tuer], de même que le sang de ses frères (mouwahidine)et celui de leurs partisans, ainsi que le devoir de les combattre sur leur terre et de détruire leur nation.

 

Le jihad :

 

C’est alors que le Cheikh Mohammad ibn ‘Abd al-Wahhab appela au jihad de défense contre le vice (nafs), les gens et les biens matériels, source de l’infamie de l’associationnisme, de la tyrannie de l’égarement, et c’est ainsi que Mohammad ibn Sa‘oud ibn Mohammad ibn Maqran s’attela courageusement à la tâche et répondit à l’appel du devoir en obéissant au prédicateur du jihad. Il se porta garant de la science de l’Islam et déploya l’étendard de l’unicité d’Allah (tawhid) et entreprit de combattre les partisans du chirk et de pratiquer le jihad contre les factions de l’égarement pendant 21 ans durant lesquels il ne faiblit pas, ni ne se soumit. En effet, Allah honora par lui la religion, et par lui rendit manifeste la prédication (da‘wa)de l’Islam et de l’unicité d’Allah (tawhid). Ainsi les gens du Najd purent-ils voir la voie du bien et de la guidance, et revinrent-ils de la mauvaise direction où ils s’égaraient, entrant en nombre dans la religion d’Allah. Tout d’abord par la grâce d’Allah, et ensuite grâce à cette prédication (da‘wa)et au jihad, après avoir été divisés en faction rivales d’ennemis réciproques, ils [= les gens du Najd] devinrent des frères vivant en harmonie, réunis par la phrase “Il n’y a d’autre divinité qu’Allah et Mohammad est Son envoyé”, sous la bannière de l’Islam véritable et l’étendard de la pure unicité d’Allah (tawhid). Par la suite, ils devinrent exemplaires en termes d’intégrité, de droiture et de religion. Puis Allah rappela à Lui l’immense imam combattant du jihad Mohammad ibn Sa‘oud ibn Mohammad ibn Maqran, qui décéda l’an 1179 de l’Hégire. Celui qui lui succéda à l’imamat et prit la relève pour collaborer avec le Cheikh Mohammad et lui prêter assistance, fut son fils, l’Imam ‘Abd al-‘Azîz ibn Mohammad ibn Sa‘oud. Il continua l’œuvre de son père pour défendre l’Islam, sauvegarder la prédication (da‘wa)et poursuivre le jihad et les combats. Alors Allah lui a favorisé la prise de Riyad, qu’Ibn Dawwas quitta apeuré en prenant la fuite précipitamment dans la panique. Alors l’Imam ‘Abd al-‘Azîz entra dans Riyad et -qu’Allah lui accorde Sa miséricorde - y fonda son royaume, en cette année 1187 de l’Hégire. A la suite de la prise de Riyad, l’ensemble du Najd se soumit à lui et son empire s’étendit au-delà et il s’empara d’al-Ahsa, d’al-Qatif, d’al-Zoubara et du royaume de Tihama au Hijaz et au Yémen, sans parler des deux lieux saints. Il instaura la justice - qu’Allah le Très-Haut lui accorde Sa miséricorde - dans tous les foyers de ces provinces et y rétablit la sécurité et favorisa pour leurs populations le retour à l’Islam authentique, celui qui commande que l’adoration soit vouée à Allah Lui-Seul et interdit catégoriquement tout recours aux intercesseurs. » 

 

[Extrait de « Machahir ‘oulama Najd page 24-25 »]

 

 

Ce récit démontre que le Cheikh s’est attelé à appeler le gouverneur de sa région à comprendre le tawhid et à le mettre en pratique :

 

  « Ainsi, lorsque le Cheikh Mohammad ibn ‘Abd al-Wahhab donna à l’Emir Mohammad ibn Sa‘oud les preuves de la vérité de l’Islam et de la foi, et l’informa de la vanité des gens du Najd et de leurs mensonges basés sur le culte d’idoles, ou d’arbres aussi »

 

Puis il continua par appeler la majeure partie de la région du Najd à comprendre le même message :

 

  « Lorsque le Cheikh prit le pouvoir à Dir‘iya (Dariya) et y resta, il constata que ses habitants  - ainsi que dans la majorité des circonscriptions du Najd et de sa province - étaient tombés dans l’associationnisme, l’innovation et le délaissement de la prière, de l’aumône et du reste des rites et des piliers de l’Islam. Le Cheikh - qu’Allah lui accorde Sa miséricorde - s’employa donc à prodiguer des conseils et à rappeler les commandements de la religion. Il entreprit de leur commander le bien et leur interdire le blâmable ; il leur ordonna de s’instruire de la signification de "Il n’y a d’autre divinité qu’Allah"et les informa que cette phrase est la négation de tout ce qui pourrait être adoré en dehors d’Allah et la confirmation de l’adoration envers Allah Lui-Seul, à l’exclusion de toute autre chose. Puis il leur commanda de s’instruire des trois principes fondamentaux et de connaître la signification de l’Islam et des cinq piliers sur lesquels il est fondé ; de connaître le Prophète Mohammad (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ; connaître son nom, sa généalogie, le message qui lui fut révélé, son Hégire ; savoir ce qu’il a prêché concernant l’Islam et le dogme de l’unicité d’Allah (tawhid).  Et, lorsqu’ils eurent goûté la saveur de l’Islam et que fut bien implantée dans leurs cœurs la connaissance de l’unicité d’Allah (tawhid) après qu’ils l’eurent ignorée »

 

Le Cheikh les exhorta à mettre en pratique les Lois d’Allah –Ta‘ala :

 

  « il les exhorta à suivre la Loi d’Allah et la Sounna de Son Envoyé (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ; à qui il ordonna de rejeter l’innovation et l’associationnisme »

 

Et c’est seulement après toute cette étape, que le jihad contre les obstinés fut promulgué ;

 

  « Parmi eux, il s’en trouva qui donnèrent leur assentiment au Cheikh et se soumirent à sa prédication (da‘wa) de l’Islam authentique et de la religion, et ainsi retrouvèrent le droit chemin, s’écartèrent de toute innovation et abandonnèrent le culte des idoles. Il s’en trouva d’autres qui firent la forte tête, refusèrent, excitèrent les inimitiés à son encontre, manifestèrent de l’hostilité et édictèrent des fatwas déclarant le sang du Cheikh licite [c-à-d. = autorisation de le tuer], de même que le sang de ses frères (mouwahidine) et celui de leurs partisans, ainsi que le devoir de les combattre sur leur terre et de détruire leur nation. C’est alors que le Cheikh Mohammad ibn ‘Abd al-Wahhab appela au jihad de défense contre le vice (nafs), les gens et les biens matériels, source de l’infamie de l’associationnisme, de la tyrannie de l’égarement, et c’est ainsi que Mohammad ibn Sa‘oud ibn Mohammad ibn Maqran s’attela courageusement à la tâche et répondit à l’appel du devoir en obéissant au prédicateur du jihad. Il se porta garant de la science de l’Islam et déploya l’étendard de l’unicité d’Allah (tawhid) et entreprit de combattre les partisans du shirk et de pratiquer le jihad contre les factions de l’égarement pendant 21 ans durant lesquels il ne faiblit pas, ni ne se soumit. »

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