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Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

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Les Sahaba choisissent et acceptent Abou Bakr as-Sidiq comme Calife et réprouvent ceux qui veulent les diviser (réfutation des chi3a)

 

LES SAHABA CHOISISSENT ET ACCEPTENT ABOU BAKR COMME CALIFE ET RÉPROUVENT CEUX QUI VEULENT LES DIVISER

 


1.7 Abou Ôoubeyda approuve le califat d'Abou Bakr Asçiddiq
Moslim rapporte: Abou Bakr appela Abou Ôoubeyda, qu'Allah les agrée: «Viens que je te fasse calife, car j'ai entendu le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, dire: chaque
communauté a un homme de confiance, et tu (Abou Ôoubeyda T) es l'homme de confiance de cette communauté». Abou Ôoubeyda répondit: «Jamais je ne m'avancerai devant un homme auquel le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a ordonné de diriger notre prière (quand il devint malade à la fin de ses jours T)».

1.8 Abou Ôoubeyda et Othmane affirment qu'Abou Bakr Asçiddiq est le plus digne du califat
Aboul Bakhtèri rapporte: Omar dit à Abou Ôoubeyda, qu'Allah les agrée: «Tends ta main, que je te prête serment, car j'ai entendu le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, dire: tu es l'homme de confiance de cette communauté». Il répondit: «Je ne peux m'avancer devant un homme auquel le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a ordonné de diriger notre prière, et il l'a dirigée jusqu'à sa mort (du Prophète T)».

Dans une autre version: Abou Ôoubeyda répondit: «Je ne t'ai jamais vu te tromper avant cette parole depuis que tu as embrassé l'Islam. Me prêterais-tu serment alors que le Siddiq est parmi vous, le [Deuxième de deux] (9/40)?!»

Homrane rapporte: Othmane Ibn Âaffène, qu'Allah l'agrée, déclara: «Abou Bakr Asçiddiq, qu'Allah l'agrée, est celui qui mérite le plus le califat: il est le Siddiq (le véridique), le [Deuxième de deux], et le compagnon du Messager d'Allah, prière et paix sur lui».

1.9 Abou Bakr s'excuse d'avoir accepté le califat et Ali et Zoubèyr affirment qu'il en est le plus digne
Saâd Ibn Ibrahim Ibn Abderrahmane Ibn Âawf, qu'Allah l'agrée, rapporte: Abderrahmane Ibn Âawf était avec Omar Ibn Alkhattab, qu'Allah l'agrée, quand Mouhammed Ibn Maslèma cassa le sabre de Zoubèyr Ibn Alâawwèm, qu'Allah l'agrée. Puis Abou Bakr Asçiddiq, qu'Allah l'agrée, se leva, sermonna les musulmans et s'excusa auprès d'eux en disant: «Par Allah! Jamais je n'ai voulu être émir, même pas un seul jour ou une seule nuit. Je ne l'ai jamais désiré et je ne l'ai jamais demandé à Allah, publiquement ni secrètement, mais j'ai craint la zizanie. Être émir n'est pas pour moi un soulagement, mais on m'a fait porter une responsabilité immense. Je n'ai pas la capacité ni les moyens de l'assumer sauf si Allah puissant et glorieux me fortifie. J'aurais voulu que la personne la plus capable de l'assumer soit à ma place en ce jour». Les mouhajirins acceptèrent ses paroles et ses excuses. Ali et Zoubèyr, qu'Allah les agrée, déclarèrent: «Nous avons été fâchés uniquement parce que nous n'avons pas assisté à la concertation, mais nous savons qu'Abou Bakr est la personne qui le mérite le plus après le Messager d'Allah, prière et paix sur lui. C'est lui le compagnon dans la grotte et le [Deuxième de deux] (9/40), nous connaissons bien ses vertus et son âge. De plus, de son vivant, le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, lui a ordonné de diriger la prière».

1.10 Ce qui se passa entre Ali et Abou Sofiène au sujet du califat d'Abou Bakr
Souwèyd Ibn Rafla, qu'Allah l'agrée, rapporte: Abou Sofiène entra auprès de Ali et Âabbès, qu'Allah les agrée, et dit: «Ali! Et toi, Âabbès! Comment se fait-il que le pouvoir soit pris par le clan le plus vil et le moins nombreux de Qouraych?! Par Allah! Si tu veux, je lui enverrai (à Abou Bakr C) une troupe immense de cavaliers et d'hommes». Ali répondit: «Non, par Allah! Je ne veux pas que tu lui envoies une troupe immense de cavaliers et de soldats. Si nous n'avions pas considéré qu'Abou Bakr en était digne, nous ne l'aurions pas laissé prendre le pouvoir. Abou Sofiène! Les croyants sont des gens qui se veulent le bien et qui sont compatissants les uns avec les autres, même si leurs demeures et leurs personnes sont éloignées. Les hypocrites, par contre, sont des gens qui se trompent les uns les autres même si leurs demeures et leurs corps sont proches. Nous avons prêté serment à Abou Bakr et il en est digne».

1.11 Ali réplique durement à Abou Sofiène
Ibn Abjèr rapporte: quand on prêta serment à Abou Bakr Asçiddiq, Abou Sofiène vint voir Ali et dit: «Comment la plus vile famille de Qouraych a-t-elle pu vous prendre le pouvoir?! Par Allah! Je vais leur envoyer une immense armée de chevaux et d'hommes si tu veux». Ali répliqua: «Tu es encore l'ennemi de l'Islam et des musulmans?! Cela ne nuira en rien à l'Islam et aux musulmans. J'ai considéré qu'Abou Bakr en était digne».

Morra Attayyib rapporte: Abou Sofiène Ibn Harb vint chez Ali Ibn Abou Talib et dit: «Comment se fait-il que le pouvoir est pris par le clan le moins nombreux et le plus vil de Qouraych (il voulait dire Abou Bakr)? Par Allah! Si tu veux, je lui enverrai une immense armée de cavaliers et d'hommes». Ali répliqua: «Abou Sofiène! Tu as longtemps été l'ennemi de l'Islam et des musulmans, et cela n'a nui en rien à l'Islam. J'ai considéré qu'Abou Bakr en était digne».

1.12 Incident entre Omar Ibn Alkhattab et Khalid Ibn Sèîid au sujet du califat d'Abou Bakr
Çakhr, le gardien du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, rapporte: Khalid Ibn Sèîid Ibn Alâaç, qu'Allah l'agrée, était au Yémen au temps du Prophète, prière et paix sur lui, et il y était encore quand le Prophète mourut. Il vint un mois après sa mort, vêtu d'une tunique de brocart, et rencontra Omar Ibn Alkhattab et Ali Ibn Abou Talib, qu'Allah les agrée. Omar cria à ceux qui l'accompagnaient: «Déchirez sa tunique! Il ose porter la soie?!» La soie était interdite pour les hommes en état de paix. Ils déchirèrent sa tunique. Khalid questionna: «Aboul Hasan (Ali)! Bènou Abd Mènèf! Avez-vous été battus pour le pouvoir?» Ali répliqua: «Crois-tu que c'est un coup d'état ou un califat?» Khalid répondit: «Les Bènou Abd Mènèf, vous méritez bien de prendre le pouvoir de force». Omar rétorqua: «Qu'Allah détruise ta bouche! Par Allah! Des menteurs ne cesseront de parler de ce que tu as dit, et ils ne feront de tort qu'à eux-mêmes».

1.13 Ce qui se passa entre Abou Bakr et Khalid Ibn Sèîid
Om Khalid, la fille de Khalid Ibn Sèîid, qu'Allah l'agrée, raconte: mon père retourna du Yémen à Médine après qu'on eut prêté serment à Abou Bakr, qu'Allah l'agrée. Il dit à Ali et Othmane, qu'Allah les agrée: «Bènou Abd Mènèf! Avez-vous accepté qu'un autre vous commande?!» Omar la rapporta à Abou Bakr et Abou Bakr n'en tint pas compte mais Omar lui tint rancune. Khalid resta trois mois sans prêter serment à Abou Bakr, puis Abou Bakr partit le voir dans sa maison au temps du dhohr. Khalid lui proposa: «Veux-tu que je te prête serment?» Abou Bakr répondit: «Je voudrais que tu te rallies à un pacte qu'ont conclu les musulmans». Il déclara: «Alors rendez-vous cet après-midi pour te prêter serment». Abou Bakr pensait du bien de Khalid et lui accordait une grande estime. Quand il envoya les armées au Chèm, Abou Bakr le nomma chef d'une armée et lui amena l'étendard à sa maison. Omar intervint: «Comment nommes-tu Khalid général alors qu'il a dit ce qu'il a dit?!» Omar insista à tel point qu'Abou Bakr envoya Abou Arwa Addawsi lui dire: «Le calife du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, te dit: rends-nous notre étendard». Khalid le sortit de la maison et le lui donna en disant: «Par Allah! Votre nomination ne nous a pas réjouie et votre destitution ne nous attriste pas. La cause est une autre personne». Et voici qu'Abou Bakr entra auprès de mon père et se mit à s'excuser et à le supplier de ne pas dire le moindre mot sur Omar. Par Allah! Depuis cette affaire, mon père ne cessa de prier en faveur de Omar jusqu'à sa mort!

1.14 Abou Bakr sort seul au jihèd et ce que Ali en dit
Aïcha, qu'Allah l'agrée, raconte: mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça (pour combattre les apostats T). Ali Ibn Abou Talib, qu'Allah l'agrée, vint et attrapa les rênes de sa monture en disant: «Où vas-tu, calife du Messager d'Allah?! Je te dis comme t'a ordonné le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, le jour d'Ouhoud: range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Allah! S'il nous arrivait un malheur en ta personne, l'ordre de l'Islam ne sera jamais plus rétabli après toi». Abou Bakr retourna alors et envoya l'armée.

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