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Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

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Contradiction et erreur dans la Bible, preuve de sa Falsification 8/12

Erreurs autres que celles déjà mentionnées

 

 

1) On lit dans l'Exode (XII 40) que les enfants d'Israël séjournèrent en Egypte 430 ans ; c'est 215 qu'il fallait dire. Les interprètes et les commentateurs ont déjà reconnu, d'ailleurs, l'existence de cette erreur comme nous le verrons plus loin.

2) Le livre des Nombres (1.) dit que les enfants d'Israël qui avaient atteint leur vingtième année, sans compter les Lévites, ni les femmes de toutes les tribus, étaient de 600,000. Nous avons déjà vu au chap. 11. (§ X.) que ce chiffre est erroné.

3) Le 2ème verset du XXIII. chapitre du Deutéronome est une erreur, comme il a été déjà dit (loc. cit.).

4) On trouve dans la Genèse (XLVI 15) le nombre de trente-trois personnes au lieu de trente-quatre. Nous l'avons déjà vu (loc. cit.).

5) Le 1er livre de Samuel (VI. 19) parle de cinquante mille hommes, chiffre erroné, comme nous le verrons, plus loin, au 2ème livre.

6) Et 7) Dans le 2ème Samuel (XV.) on trouve, au verset 7 le chiffre "quarante", et au verset 8, le mot " Aram", erreurs pour quatre et pour Edom. comme nous le verrons aussi au 2ème livre ; les traducteurs de la Bible en arabe ont remplacé quarante par quatre.

8) On lit dans le 2ème Chronique (III. 4) : " Et le portique qui était devant la maison avait vingt coudées le longueur et cent vingt coudées de hauteur ". Il y a ici une erreur évidente : si la hauteur de la maison n'était que de 30 coudées ( cf 1 Rois VI. 2), comment le portique aurait-il pu avoir 120 coudées de haut ? Adam Clarke a reconnu l'erreur dans son Commentaire (vol. II.). Dans les traductions syriaque et arabe, le mot "cent" a été omis de propos délibéré.

9) Le livre de Josué (XVIII. 14) en donnant les limites de la tribu de Benjamen dit : "Et la limite tourne et se dirige du côté de la mer ". Or, ils n'avaient pas le rivage de la mer dans leurs limites, ils en étaient même fort éloignés. Il y a donc erreur dans le livre de Josué. Le Commentaire de D'Oyly et Mant tâche d'expliquer cette erreur, en disant que le mot qu'on a traduit par mer veut dire aussi l'occident en hébreu. Mais comme toutes les traductions sont d'accord sur ce point, je ne sais pas si D'Oyly et Mant n'ont pas inventé cette explication pour les besoins de leur cause.

10) On lit dans Josué (XIV. 34) dans la délimitation du territoire de Naphtalie : " La limite revenait vers Juda à l'orient, au lever du soleil ". C'est encore une erreur, vu que les limites de Juda n'étaient pas du côté de l'orient. Adam Clarke a reconnu l'erreur comme nous le verrons plus loin, au chap. II.

11) Horsley trouve deux erreurs dans Josué (XIII. 7, 8), et préfère les septante à l'original.

12) On lit dans les Juges (XVII 7) : " Il y eut un jeune homme de Bethléhem de Juda d'une famille de Juda, mais il était Lévite, et séjournait là ". Les mots "mais il était Lévite" sont une erreur, car comment pouvait-il être Lévite et appartenir à la tribu de Juda ? Horsley a vu cette erreur, et Houbigant a omis le passage de son texte.

13) On lit dans le 2ème Chroniques (XIII.) : " Et Abijah sortit en ordre de bataille à la tête de quatre cent mille hommes d'élite, et Jéroboam aussi s'avança contre lui à la tête de 800.000 hommes d'élites... Et Abijah et son armée en firent un grand carnage. Et il tomba d'Israël en ce jour cinq cent mille hommes d'élite ". Tous ces chiffres sont évidemment erronés de l'aveu même des commentateurs. La Vulgate réduit les quatre cent mille à quarante mille, les 800.000 à 80.000, et le nombre des morts à 50.000 comme nous le démontrerons plus loin.

14) Dans ce même livre des Chroniques on lit (XXVIII 19) : " Et le Seigneur abaissa Juda, à cause d'Achaz, roi d'Israël ". Les mots "roi d'Israël" sont une erreur, parce que Achaz était roi de Juda, et non d'Israël. C'est pour cette raison que la version grecque et la Vulgate ont corrigé le texte et portent "roi de Juda". Mais l'erreur n'en subsiste pas moins dans l'original.

15) Au chap. XXXVI. 10 de ce même livre il y a : " Et son frère Sédékias régna sur Juda ", il fallait dire son oncle. Ward, Catholique, dit dans son livre :"Comme le mot frère est une erreur on l'a remplacé dans la version grecque et les autres traductions par le mot oncle". Mais cela n'empêche pas qu'il y ait toujours une erreur dans le texte.

16) On trouve dans le 2 ème Samuel (X. 16 et 19) et dans le ler Chroniques (XVIII. 3, 5, 7, 8, 9, 10)) le nom de Hadarézer, il fallait Hadadézer.

17) On lit dans Josué (VII. 18) le mot Acan, c'est Aker qu'il faut.

18) Le 1er Chroniques (III.5) parle de Bathchoua. fille d'Amiel ; il faut Bathchéba, fille d'Eliam, comme dans 2ème Samuel XI. 3.

19) Le 2ème Rois (XIV. 21 ) porte "Azaria", c'est Ozias qu'il fallait, comme dans 2ème Chroniques xxvi. 1.

20) Il est parlé dans le 2ème Chroniques (XXI. 17) de "Joachaz", Ahazia qu'il faut, comme dans 2ème Rois viii. 24. Horne avoue dans le 2ème volume de son Introduction (pp. 572, éd. 1839) l'existence des erreurs que nous avons signalées, depuis le N° 16 jusqu'au N° 20 . et, comme il y a, plusieurs autres erreurs de ce genre, Horne renvoie pour cela le lecteur à l'ouvrage du Dr. Kennicott, page 23-26. Mais la vérité est que dans ces livres il n'y a qu'un petit nombre de noms corrects ; tout le reste est erroné.

21) On lit dans le 2ème Chroniques (XXXVI.) : " Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit charger des chaînes Jehoïakim et l'emporta à Babylone ". Ce récit est erroné ; la vérité est que Nabuchodonosor fit mettre à mort Jehoïakim, à Jérusalem même, et ordonna qu'on jetât le cadavre du haut des murailles de la ville. Voilà ce que dit Josèphe (X. 6) : " Le roi de Babylone vint à la tête d'une armée considérable, et il entra sans coup férir dans Jérusalem, où il fit tuer Joachim (ou Joiakim) dont le corps fut jeté, par son ordre, du haut des murs, et laissé sans sépulture. Il donna le trône à Joachim (ou Joïakin), fils du roi précédent, et mena en captivité trois mille hommes, parmi lesquels le prophète Ezéchiel ".

22) On lit dans Isaïe (VII. 8) : " Et après soixante-cinq ans Ephraïm cessera d'être un peuple ". C' est certainement une erreur, car le roi d'Assyrie subjugua Ephraïm dans la sixième année du règne d'Ezéchias (2ème Chron. XVII. 18) et, par conséquent, Ephraïm cessa d'être un peuple après vingt et un ans. Vitringa, un des savants chrétiens de renom, et cité dans le Commentaire de Henry et Scott, dit qu'il y a ici une erreur provenant du copiste ; il prétend qu'il faut lire "seize et cinq" qu'il partage ainsi : seize pour le règne d'Achaz, et cinq pour Hézékias ou Ezéchias avant l'arrivée des Assyriens. Cette explication arbitraire n'empêche pas que l'erreur ne subsiste toujours dans le texte. Les traducteurs de la Bible en langue indienne, publiée en 1843, ont altéré le verset 8, "selon l'usage antique et solennel" de ces Messieurs, et dont ils ne se corrigeront probablement jamais !

23) On lit dans la Genèse (11. 17) : " Et quant à l'arbre du bien et du mal, tu n'en mangeras point, car le jour où tu en mangeras, tu mourras ". Cette menace ne s'est point vérifiée, car Adam vécut plus de neuf cents ans après avoir mangé du fruit défendu.

24) On lit dans la Genèse (VI. 3) : " Mon esprit ne demeurera pas éternellement dans l'homme, car il est de chair et sa vie ne dépassera pas la cent vingtième année ". Autre erreur : les vies des premiers hommes dépassèrent de beaucoup les 120 ans. Noé vécut 950 ans, Sem 600 ans, Arphaxad 338 ans, tandis que de nos jours, peu de personnes atteignent ou dépassent les 70 ou quatre-vingts ans.

25) On lit dans la Genèse (XVII. S) : " Et je te donnerai et je donnerai à tes descendants après toi le pays de ton séjour, tout le pays de Canaan, en héritage perpétuel. Je serai aussi leur Dieu ". Cependant tout le pays de Canaan ne fut point donné à Abraham, ni à ses descendants après lui, et après bien des vicissitudes dont on ne trouve rien de pareil dans les autres histoires, la domination des enfants d'Israël dans ce pays finit par être entièrement détruite.

26) 27) 28) On lit dans Jérémie (XXV. 1, 11 , 12) . " La parole qui fut adressée à Jérémie touchant tout le peuple de Juda dans la quatrième année de Joïakim, fils de Josias, roi de Juda, qui était la première année de Nabuchodonosor, roi de Babylone. ... Et tout ce pays sera un désert jusqu'à s'en étonner, et ces nations seront assujetties au roi de Babylone pendant soixante et dix années. Et il arrivera que quand les soixante et dix ans auront été accomplis, je ferai, dit l'Eternel, la punition de l'iniquité du roi de Babylone et de cette nation et du pays des Chaldéens, que je réduirai en des désolations éternelles ".

On lit aussi dans le chap. XXIV. ( 1, 2, 10) du même livre : " Voici les paroles de la lettre que Jérémie le prophète envoya de Jérusalem au reste des anciens de ceux qui avaient été transportés, et aux sacrificateurs, et aux prophètes, et à tout le peuple que Nabuchodonosor avait transporté de Jérusalem à Babylone : après que le roi Jechonias fut sorti de Jérusalem avec la reine et les eunuques ... Car ainsi a dit l'Eternel : lorsque les soixante-dix ans seront accomplis à Babylone je vous visiterai et j'exécuterai ma bonne parole sur vous pour vous faire retourner dans ce lieu ".

On lit plus loin, dans le même livre (chap. LII. 28-30) : " C'est ici le peuple que Nabuchodonosor transporta : La septième année il transporta trois mille vingt-trois Juifs. La dix-huitième année de nabuchodonosor, on transporta de Jérusalem huit cent trente-deux personnes. La vingt-troisième année de Nabuchodonosor, Nébuzardan, capitaine des gardes, transporta d'entre les Juifs sept cent quarante-cinq personnes. Toutes ces personnes donc furent quatre mille six cents ".

Il ressort de ces passages :

1) Que Nabuchodonosor monta sur le trône dans la 4ème année du règne de Joiakim. Ce fait est confirmé par l'historien Josèphe (X. 6), et toute affirmation contraire aurait contre elle le témoignage précis de Jérémie.

2) Que la lettre de Jérémie fut envoyée aux lsraëlites après que le roi, la reine, et les artisans, eurent quitté Jérusalem.

3) Que le nombre des captifs était de 4600, transportés en trois fois, dont la dernière eut lieu dans la 23e année du règne de Nabuchodonosor. Je dis, donc, qu'il y a ici trois erreurs : 1) La captivité de Jéchonias, des chefs de la nation, et des artisans, eut lieu, d'après les historiens, en 599 av. J.C. L'auteur du Mizan dit 600 : en outre, leur séjour à Babylone devait durer soixante-dix ans : ils ne pouvait, donc, être délivrés avant 529 av. J.C. : mais on sait, d'autre part, que les Juifs furent délivrés par Cyrus en 536 av. J.C. ;il s'en suit qu'ils ne restèrent à Babylone que soixante-trois ans, ce qui constitue une première erreur. 2) Le nombre des captifs s'élevait à 4600, cependant le 2ème des Rois, nous dit (XXIV. 14) qu'on transporta, en une seule fois dix mille nobles et guerriers et un nombre plus considérable d'artisans, ce qui constitue une seconde erreur. 3) Le prophète dit que la dernière déportation eut lieu la 23e année du règne de Nabuchodonosor. Le livre des Roi nous dit, au contraire ( XXV ) , que ce fut dans la dix-neuvième année de son règne, ce qui fait une troisième erreur.

27) Ezéchiel dit (XXVl.) : " ce fut la onzième année, au premier du mois, que la parole de l'Eternel vint à moi en ces termes. ... C'est pourquoi ainsi dit le Seigneur : Voici je viens contre toi, Tyr, je ferai monter contre toi des peuples nombreux, comme la mer fait monter ses vagues. ... Car voici que j'amène du nord Nabuchodonosor, roi de Babylone, le roi des rois, avec des chevaux, des chariots, de la cavalerie, et une réunion de peuples nombreux ; ... il fera tomber par le fer tes filles dans les champs, t'entourera de digues, élèvera contre toi des remparts, et disposera contre toi des circonvallations ; il dirigera contre tes murs les coups de son bélier, et il démolira tes tours par ses haches. Le sabot de ses chevaux foulera toutes tes rues ; il fera passer ton peuple par le glaive et il renversera les monuments de ton orgueil ; ... ils pilleront ta richesse, ils feront un butin de ta marchandises, ils démoliront tes murailles ; ils ruineront tes maisons de plaisance, et ils jetteront au milieu de l'eau tes pierres, ton bois et tes décombres ... Je ferai de toi un roc aride ; tu seras un lieu pour étendre les filets, tu ne seras plus rebâtie."

Cependant tout le monde sait que Nabuchodonosor assiégea Tyr pendant treize ans et fit les plus grands efforts pour s'en emparer, mais qu'il ne réussit pas à la prendre et dut lever le siège. le prophète dit plus loin (XXIX) : " Ce fut dans la vingt septième année, le premier du mois, que la parole de l'Eternel fut à moi, savoir . fils de l'homme, Nabuchodonosor, roi de Babylone, a fait faire à son armée un grand travail devant Tyr, toute tête est chauve et toute épaule écorchée ; et il n'y eut ni pour lui ni pour son armée de récompense devant Tyr pour le travail qu'il a exécuté contre elle. C'est pourquoi ainsi dit le Seigneur . Voici que je donne à Nabuchodonosor, roi de Babylone, le pays d'Egypte, et il en emportera la richesse, en pillera le butin et en partagera la dépouille. Ce sera une récompense pour son armée. Pour son salaire, pour ce qu'il a fait, je lui ai donné le pays d'Egypte ". ... Pour dédommager Nabuchodonosor de la prédiction manquée devant Tyr, Dieu lui promet l'Egypte, mais nous ne savons pas si cette seconde promesse a eu le même sort que la première ou si elle a été accomplie. Est-ce ainsi que se réalisent les promesses de Dieu ! Dieu est-il impuissant à dégager sa parole ?

28) On dit dans Daniel (Vlll. l 3) : " et j'entendis un saint qui parlait et un autre saint dit à celui qui parlait . Combien de temps durera la vision du sacrifice journalier, et la violation de la désolation, qui fera fouler le sanctuaire et la force ? Et il me dit . Dans deux mille trois cents jours, et alors le Sanctuaire sera purifié ".

Les interprètes Juifs et Chrétiens des deux sectes ne savent où trouver la confirmation de cette prophétie. La grande majorité voit dans ce passage une allusion à la prise de Jérusalem en 161 av. J.C. par Antiochus, et elle prend le mot jour dans son acception ordinaire. Cette manière de voir a été adoptée par Josèphe, mais on y oppose une objection importante : c'est que l'événement dans lequel le Sanctuaire fut foulé aux pieds n'a duré que trois ans et demi (Josèphe V. 9), tandis que le compte du prophète donnerait six ans trois mois et dix-neuf jours.

lsaac Newton a conclu de cela que la prédiction de Daniel ne se rapportait pas à Antiochus. Dans un travail imprimé à Londres en 1803, Thomas Newton rapporte l'hypothèse que nous avons mentionnée plus haut, et la repousse par les mêmes raisons qu'lsaac Newton ; puis il ajoute que la prédiction se rapporte aux empereurs romains et aux papes. Un écrivain récent. W. Snell Chauney, dans un ouvrage publié en 1 838, et compilé, au dire de l'auteur, sur les travaux de quatre vingt cinq interprètes, ses prédécesseurs, dit, au sujet de ce passage de Daniel :"Déterminer l'époque par où doit commencer le calcul des jours a été considéré chose extrêmement difficile par les savants de toutes les époques. La majorité pense que ce calcul doit commencer à l'une des quatre époques où les rois de Perse promulguèrent les édits pour la libération des Juifs. c'est-à-dire, l'année 536, date de l'édit de Cyrus, ou l'année 518, date de l'édit de Darius, ou 458, date de l'édit adressé à Esdras par Artaxerxès Longue-Main, la septième année de son avènement, ou, enfin, l'année 444, où ce même Artaxerxès, la 20e année de son règne, permit à Néhémie de rebâtir les murailles du Temple et de Jérusalem ; et le mot jour signifie année, et les 2300 années se seraient écoulées, dans le premier cas en 1764 de l'ère chrétienne, dans le second en 1782, dans le troisième en 1 843, et dans le quatrième en 1 856. Les deux premières dates sont déjà passées ; il reste encore la troisième et la quatrième (l'auteur écrivait en l 838) me parait la plus probable des deux restantes.

D'autres comptent les 2300 années de la sortie d'Alexandre pour envahir l'Asie et combattre Darius, ce qui en amènerait la fin à l'an 1966".Cette explication donne lieu à plusieurs objections :

1) Dire qu'il est difficile de déterminer l'époque où doit commencer le calcul des jours c'est absurde. Ces jours ne peuvent compter que du moment de la vision et non d'une époque postérieure.

2) Dire que par le mot jours, le prophète a voulu entendre des années est une explication tout arbitraire. Le mot jour est toujours employé dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament dans son sens ordinaire. Y eût-il même des exemples contraires, ils ne pourraient évidemment être cités comme décisifs. L'emploi du mot jour dans un sens aussi peu ordinaire ne pourrait être considéré que comme une métaphore qui ne saurait faire loi. C'est pour cette raison que la majorité a pris le mot jour dans ces passage au sens littéral, et l'a appliqué à Antiochus, application condamnée par lsaac et Thomas Newton et par d'autres exégètes plus récents, parmi lesquels est Snell Chauncy lui-même.

3) Abstraction faite des deux explications précitées, je dirai que, les deux premières dates ne s'étant pas avérées de son temps, notre commentateur est obligé de les reconnaître fausses. La troisième ( 1843), qu'il déclarait comme plus probable, est, depuis, passée, tout aussi bien que la quatrième, 1856. Il ne reste donc plus que la cinquième hypothèse, celle d'Alexandre, qui doit se terminer en 1966. Mais comme le calcul de cette dernière hypothèse ne repose pas sur des données plus certaines, je présume qu'elle aura le même sort, et ceux qui seront en vie à cette époque, auront, sans doute, l'occasion d'en voir la fausseté comme nous voyons, nous autres, celle des quatre précédentes. En 1 833 de l'ère chrét .( 124S de notre ère) un prêtre de nom de Joseph Wolf vint à Lucknow . il entretenait des opinions analogues à celles que je viens d'exposer, et prétendait que le mot jour dans la prophétie était pour année. et que le terme des 2300 ans devait commencer à compter de la mort de Daniel arrivée en 453 av. J.C., et devait, par conséquent, finir en 1 843 ; il annonçait, donc, que la venue du Christ devait avoir lieu à cette dernière date. Ce révérend missionnaire, dans quelque ravissement extatique produit par les vapeurs des boissons, se serait imaginé d'avoir reçu une inspiration prophétique ! Des discussions eurent lieu entre lui et des savants Musulmans ; mais comme la date qu'il donnait est passée depuis dix sept ans (il semble que notre auteur écrivait son lzhar_elhaqq en 1 860), il n'y a plus lieu de nous occuper de ce rêveur. De plus les commentateurs D'Oyly et Mant disent : Il est difficile de fixer le temps précis où les dates prophétiques commencent, et où elles finissent, jusqu'à ce que les prophéties elles-mêmes s'accomplissent, et les événements en déclarent alors la certitude". Cette explication (prise de Th. Newton) est tout simplement ridicule. Dans ce cas tout aventurier pourrait faire des milliers de prédictions, sans fixer de terme, et dire : "Quand elles seront accomplies vous en verrez l'exactitude". Mais ces Messieurs sont excusables ; ils s'efforcent d'expliquer ce qui est inexplicable parce qu'il est faux dans son origine même ; un proverbe arabe dit : "Le droguiste (le fard} ne peut réparer ce que le temps a gâté".

29) On lit dans Daniel (XII. 11, 12 ) . " Et depuis le temps où le sacrifice continuel sera ôté et où l'abomination qui cause la désolation aura été introduite il y a mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attend et qui arrive à mille trois cent trente-cinq jours ".

Cette prophétie ne s'est pas plus vérifiée que la précédente ; ni le Christ des Chrétiens, ni le Christ des Juifs n'ont paru à ces dates.

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