Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Par l’imam Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb.
Source : Dourar As-Saniyya volume 13 page 60.
بسم الله الرحمن الرحيم
Sache qu’Allah te guide dans son obéissance, et te protège, et soit ton Allié ici bas et dans l’au-delà :
Que l’objectif de la prière, son âme et son noyau sont d’y tourner son cœur vers Allah. Une prière sans présence du cœur, c’est comme un corps sans âme. Allah a dit :
« [4] Malheur donc, à ceux qui prient [5] tout en négligeant leur Prière »
Sourate 107
La négligence dont parle ce verset fut interprétée comme étant la négligence de son heure en la délaissant, la négligence de ses obligations, mais aussi : négliger la présence du cœur. Ceci nous est prouvé par le Hadîth rapporté par Mouslim, que le messager d’Allah Salla llahou ‘alayhi wa sallam a dit :
« Voilà la prière de l’hypocrite ! Voilà la prière de l’hypocrite ! Voilà la prière de l’hypocrite ! Il épie le soleil jusqu’à ce qu’il soit entre les deux cornes de Satan, puis il se lève et prie rapidement, et n’évoque que très peu Allah. »
Ce Hadîth nous a décrit la négligence comme étant :
Le délaissement de son heure, lorsqu’il dit ! « Il épie le soleil ».
La négligence de ses piliers, lorsqu’il dit « se lève et prie rapidement ».
La négligence du cœur lorsqu’il dit « et n’évoque que très peu Allah ».
Si tu peux comprendre ça, alors comprend juste une seule forme de prière : la récitation de la Fâtiha, afin qu’Allah fasse de ta prière une prière acceptées, aux récompenses multipliées et absolvant les péchés.
La meilleure clef qui t’ouvre la porte de l’explication de la Fâtiha, c’est le Hadîth d’Abou Hourayra se trouvant dans le Sahîh de Mouslim, qui dit :
« J’ai entendu le messager d’Allah salla llahou ‘alayhi wa sallam dire : « Allah dit : J’ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés, et à Mon serviteur ce qu’il aura demandé : Lorsqu’il dit « La louange est à Allah, le Seigneur des mondes » Allah dit « Mon serviteur M’a loué. » Lorsqu’il dit « Le très miséricordieux, Celui qui fait miséricorde » Allah dit « Mon serviteur M’a honoré. » Lorsqu’il dit « Le Roi du jour du jugement » Allah dit « Mon serviteur m’a glorifié. Lorsqu’il dit « C’est Toi que nous adorons, et c’est à Toi que nous implorons l’aide. » Allah dit « C’est entre Moi et Mon serviteur, et mon serviteur aura ce qu’il demande. Et lorsqu’il dit « Guide nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblé de bienfaits, pas celui de ceux qui encourent Ta colère ni celui des égarés. » Allah dit « C’est à Mon serviteur, et il aura ce qu’il a demandé… »
Que le serviteur médite sur cela et qu’il sache que cette sourate est en deux moitiés : une moitié pour Allah, du début de la sourate jusqu’à « C’est Toi que nous adorons… », et l’autre moitié pour le serviteur, qui est une invocation par laquelle il prie pour lui. Remarque que c’est Allah qui la lui a enseignée et qui lui a ordonné de l’invoquer par cette prière et de la répéter dans toutes ses inclinaisons, et que par Sa Grâce et Sa Générosité Il y a inclus l’exhaussement de cette prière, si elle est faite avec pureté si elle vient du cœur. Et là, tu verras ce qu’ont négligé la plus part des gens.
Je vais donc te rappeler certains sens de cette magnifique sourate, afin que tu puisses prier avec ton cœur, et que ton cœur connaisse le sens de ce que prononce ta langue. Car ce qui est prononcé de la langue sans que le cœur ne s’y attache n’est pas compté comme une bonne action, Allah a dit :
« Ils disent de leurs langue ce qu’il n’y a pas dans leur cœur. »
Je commencerai par l’explication de l’Isti‘âdha1, puis de la Basmala2, de manière résumée et concise.
La signification de l’invocation « Je me réfugie auprès d’Allah contre Satan le lapidé » est :
Je cherche refuge et protection auprès d’Allah contre le mal de cet ennemis, pour qu’il ne me fasse nul mal ni dans ma religion ni dans ma vie de tous les jours, pour qu’il ne m’écarte pas de mes obligations ni ne m’incite à commettre ce qu’il m’a été interdit, car cet ennemis est le plus acharné contre le serviteur lorsque ce dernier veut faire une bonne action comme la prière, réciter le Coran, ou autre. Ce pourquoi tu ne peux rien à faire pour l’écarter, a part demander la protection d’Allah, car Allah a dit :
« Ô enfants d'Adam! Que le Diable ne vous tente point, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visibles leurs nudités. Il vous voit, lui et ses suppôts, d'où vous ne les voyez pas. Nous avons désigné les diables pour alliés à ceux qui ne croient point »
Sourate 7 verset 27
Lorsque tu demandes à Allah de te protéger de lui, et que tu te réfugies auprès de Lui : ceci sera un facteur de la présence du cœur. Apprend donc le sens de cette invocation, et ne la récite pas de ta langue uniquement, comme le font la plupart des gens.
Quant à la Basmala, elle signifie : J’entreprends ce que je fais, comme récitation ou invocation ou autre, « au nom d’Allah » et non pas par ma seule force et mon seul pouvoir : mais je fais cela en demandant l’aide d’Allah et en me bénissant de Son Nom, qu’Il soit sanctifié. Et ceci est valable pour toute chose, il faut mentionner le nom d’Allah au début de toute entreprise tant religieuse que mondaine.
Et lorsque ton âme sera consciente que tu entreprends la récitation du Coran en ayant imploré l’aide d’Allah, sans aucune force venant de toi : ceci sera le plus grand facteur de la présence de ton cœur, et cela écartera tout entrave au bien.
« Le très miséricordieux, Celui qui fait miséricorde » ce sont deux noms dérivés de la miséricorde, mais l’un a un sens plus large que l’autre, comme lorsque tu dis : « l’instruit » et « le savant érudit ». Ibn ‘Abbâs3qu’Allah l’agrée a dit : « Ce sont deux noms qui sont du même sens, mais l’un est plus profond que l’autre, c'est-à-dire l’un contient plus de miséricorde que l’autre. »
La Fâtiha est composée de sept versets : la moitié pour Allah et l’autre moitié pour le serviteur. Le début de cette sourate est :
« La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. »
Sache que la louange signifie : le compliment fait par la langue envers une faveur faite par choix.
Lorsque nous disons « la glorification de la langue » c’est pour exclure les actes car les actes sont du domaine de la gratitude.
Lorsque nous disons « envers une faveur faite par choix » c'est-à-dire la faveur qu’une personne fait volontairement. Par contre, la faveur pour laquelle elle n’a en rien contribué, comme la beauté ou autre, son éloge porte alors le nom de félicitation et non de louange.
La différence entre la louange et le remerciement est que : la louange englobe la facilitation et la glorification d’une personne en évoquant ses mérites, que cela soit à cause d’une bienfaisance envers celui qui loue ou non. Alors que le remerciement ne se fait qu’envers la gentillesse de celui qu’on remercie.4
De ce faite, la louange est plus large que le remerciement, car cela se fait tant envers les mérites que les bienfaisances. Allah est loué pour Ses Noms les plus beaux ainsi que pour ce qu’Il a créé à la fin et au commencement.
Ce pourquoi Allah dit :
« Louange à Allah qui ne s’est pas donné de fils »
Sourate 17 verset 111
Et :
« Louange à Allah qui créa les cieux et la terre »
Sourate 6 verset 1
Et autres versets…
Quant au remerciement, il ne se fait qu’envers une faveur, c’est donc plus spécifique que la louange sous cet aspect, mais il peut être fait du cœur, de la langue ou de la main, ce pourquoi Allah a dit :
« Ô famille de Dâoûd, œuvrez par gratitude ! »
Sourate 34 verset 13
La louange, elle, ne se fait que du cœur et de la langue ; donc sous cet aspect c’est le remerciement qui est plus large que la louange : le remerciement est plus vaste dans ses formes alors que la louange est plus vaste dans ses causes.
La raison pour laquelle « La louange » fut définie par « la », c’est pour dire que toute forme de louange n’est que pour Allah et personne d’autre. Ce n’est pas difficile à concevoir pour ce qui concerne la création de l’homme, de l’audition et de la vue, du ciel et de la terre, ainsi que la subsistance ; il est évident que seul Allah peur être loué pour cela. Mais pour ce qui des choses pour lesquels on loue une créature, comme lorsqu’on fait l’éloge des pieux, des prophètes et des messagers, ou d’un bienfaiteur, surtout lorsque c’est envers toi qu’il est bon, eh bien tout cela revient à Allah dans le sens où c’est Lui qui a créé cette personne, et c’est Lui qui a accordé à cette personne ce bien qu’il t’a fait, qui a augmenté son amour envers lui, et d’autres grâces encore sans lesquels cette personne n’aurait jamais pu être louée pour ce qu’elle a fait. De ce faite, la louange ne revient qu’à Allah uniquement.
« À Allah, Seigneur des mondes. » Allah est le Nom de notre Seigneur, Le Très Haut et Sanctifié. Ce nom signifie : La divinité, Celui qu’on adore. Allah a dit :
« Il est Allah dans les cieux et sur la terre »
Sourate 6 verset 3
Cela veut dire « Il est Celui qui est adoré dans les cieux, et Celui qui est adoré sur terre. » :
« Il n’y a aucune créature dans les cieux et sur la terre qui ne se présentera pas devant Le Très Miséricordieux, en humble serviteur. »
Sourate 19 verset 93
« Le Seigneur » cela signifie : Le Roi qui dirige toute chose.
« ...des mondes » C’est un nom désignant toute chose autre qu’Allah. Tout ce qui est autre qu’Allah : un ange, un prophète, un démon ou autres : tous sont sous la seigneurie d’Allah, dominés et dirigés par Lui, dépendant de Lui. Tous se tournent vers Lui seul, Il n’a aucun associé dans cela : Il n’a besoin de rien et toute chose à besoin de Lui.
« Le Roi du jour du jugement. » Allah a donc mentionné dans la première sourate du Coran : Sa Divinité, Sa Seigneurie et Sa Royauté, comme Il le fit dans Sa dernière sourate :
« Dis : Je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes, le Roi des hommes, le Dieu des hommes. »
Sourate 114, verset 1-3
Ce sont donc trois descriptions de notre Seigneur Très Haut et Sanctifié, qu’Il mentionna tous ensemble au même endroit du début du Coran, puis Il les mentionna au même endroit dans le dernier passage que tu entends du Coran.
Il faudrait donc que celui qui est sincère avec son âme soit soucieux de ce passage et de s’efforcer de faire des recherches sur cela ; il doit savoir que, Celui qui Sait toute chose et qui de toute chose Est Informé, ne les a pas réunis au début et à la fin du Coran, si ce n’est parce que les serviteurs ont fortement besoin de les connaitre, et de connaitre la différence entre ces trois descriptions : chacune de ces description à un sens propre différent de l’autre. C’est comme lorsqu’on dit : « Mouhammad est le messager d’Allah, le sceau des prophètes, le maître des fils d’Âdam… » Chacune de ces descriptions à un sens propre différent de l’autre.5
Lorsque tu sais qu’Allah signifie : « La Divinité » et que la divinité signifie : Celui qu’on adore, et que donc tu n’invoques qu’Allah, tu ne fais d’offrande que pour Lui, tu ne fais de vœu que pour Lui, c’est que tu as compris qu’Il est Allah.
Mais si tu invoques une créature, pieuse ou débauchée, ou que tu lui fais une offrande, ou un vœu, alors tu as prétendu que c’est elle, Allah. Celui qui sait qu’à un seul moment de sa vie, il mit Chamsân et Tâj6comme étant Allah, il saura alors ce qu’on sut les fils d’Israël lorsqu’ils adorèrent le veau d’or : lorsqu’ils comprirent ce qu’ils ont fait, ils furent horrifié, et dirent :
« "Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons très certainement du nombre des perdants". »
Sourate 7 verset 149
Par contre, le Seigneur signifie : Le Roi qui dirige. Allah le Sanctifié est certes le possesseur de toute chose et Celui qui les dirige, c’est vrai, mais les adorateurs d’idoles que combattait le messager d’Allah, ne contestaient pas cela, vu qu’Allah a dit dans plusieurs passages du Coran :
« Dis: "Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre? Qui détient l'ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout?", Ils diront: "c’est Allah". Dis alors: "Ne Le craignez-vous donc pas?" »
Sourate 10 verset 31
Celui qui implore Allah de consoler ses peines et d’exaucer ses prières, puis implore la même chose à une créature, surtout si en plus de son invocation il s’asservit à cette créature en disant « untel est ton serviteur ! » ou « serviteur d’‘Alî » ou « serviteur du prophète » ou « serviteur de Zoubeyr »7alors c’est qu’il lui a reconnu la seigneurie. Et lorsqu’il invoque ‘Alî ou Zoubeyr de la même manière qu’il invoque Allah, c’est qu’il leur reconnait la divinité. S’il les invoque pour qu’ils lui apportent le bien et écartent de lui le mal, en prétendant être « leur serviteur » c’est qu’il leur a reconnu la seigneurie, et donc il ne reconnait pas qu’Allah soit le seul Seigneur de tous les mondes, mais il a au contraire renié une partie de la Seigneurie d’Allah…
Qu’Allah fasse donc miséricorde à celui qui est sincère avec son âme, et qui cogite sur ces choses importantes, et qui recherche les paroles des savants, qui sont les gens du droit chemin : ont-ils interprété cette sourate ainsi ou non ?
Pour ce qui est du Roi, nous allons en parlé maintenant, lorsqu’Allah dit « Le Roi du jour du jugement » ce verset signifie à l’unanimité des interprètes ce qu’Allah a expliqué à ce sujet :
« [17] Et qui te dira ce qu'est le jour de la Rétribution? [18] Mais qui te dira ce qu'est le jour de la Rétribution? [19] Le jour où aucune âme ne pourra rien en faveur d'une autre âme. Et ce jour-là, le commandement sera à Allah. »
Sourate 82
Celui qui connaitra l’interprétation de ce verset, et connaitra la raison pour laquelle Allah a dit qu’Il est le Roi de ce jour en particulier, malgré qu’Il est le Roi de toute chose, de ce jour et de tout autre jour, il saura que la raison pour laquelle ce jour a été spécifié est une raison immense et terrible, la connaitre est la clef du Paradis, et l’ignorer est la clef de l’Enfer.
Ô combien cette affaire est importante ! Même si un homme s’y adonnait plus de vingt ans, il ne l’aura pas accomplit réellement ! Que penser de cela, de cette Foi exprimée par le Coran, avec la parole du prophète –que la Paix soit sur lui- :
« Ô Fâtima, fille de Mouhammad : Je ne te servirai à rien devant Allah ! »
Que dire de cela comparé à ce que prétend ce poète :
« J’ai certes une garantie de sa part, de par mon nom***
***Mouhammad, et il est le plus fidèle dans ses engagement »
Que celui qui est sincère envers son âme médite sur le sens de ces vers, et qu’il médite sur le fléau qu’ils provoquèrent sur les gens, et les prétendus savants, qui préfèrent les réciter que réciter le Coran. Est il possible que se réunisse dans le cœur d’un serviteur : la reconnaissance de ces vers, et la reconnaissance du verset :
« Le jour où aucune âme ne pourra rien en faveur d'une autre âme. Et ce jour-là, le commandement sera à Allah. »
Par Allah, non ! Par Allah, non ! Par Allah, non ! Tout comme il est impossible que se réunisse dans un même cœur de croire en la sincérité de Moûsa, la sincérité de Pharaon, la sincérité de Mouhammad et la sincérité d’Abou Jahl et croire que tous était dans le vrai.
Par Allah, non ! Ils ne se réuniront dans le cœur d’une même personne, que lorsque les corbeaux seront blancs.8Celui qui comprendra ceci, il se rendra compte de l’étrangeté de l’Islam, et se rendra compte aussi que l’hostilité que nous subissons, le viol de nos sangs, nos biens et nos femmes ne sont pas causé par notre Takfîr9ni notre combat, mais ce sont eux au contraire, qui nous font le Takfîr et nous combattent pour ces versets :
« N’invoquez personne avec Allah »
Sourate 72 verset 19
« Ceux qu’ils invoquent, désirent eux même trouver le moyen d’être plus proche de leur Seigneur. »
Sourate 17 verset 57
« À Lui l’invocation de Vérité ! Et ceux qu’ils invoquent d’autre que Lui ne peuvent leur répondre en rien. »
Sourate 13 verset 14
Il y a dans ces versets une partie du sens du verset « Le Roi du jour du jugement » sans aucune divergence entre les interprètes du Coran. Et Allah a également expliqué ce verset dans la sourate :
« [1] Quand le ciel se rompra, [2] et que les étoiles se disperseront, [3] et que les mers confondront leurs eaux, [4] et que les tombeaux seront bouleversés, [5] toute âme saura alors ce qu'elle a accompli et ce qu'elle a remis de faire à plus tard. »
Sourate 82
Et sache bien, qu’on ne comprend réellement la vérité qu’après avoir connu le mensonge, et comme le dit le proverbe :
« Et c’est en connaissant leurs opposés que l’on comprend ce que sont les choses. »
Médite ce que je t’ai dit, heure après heures, jours après jours, mois après mois et années après années, afin que tu connaisses la religion de ton père Ibrâhîm et la religion de ton prophète, pour être ressuscité avec eux et que tu ne sois pas privé du Hawdh10, pour s’être détourné de leur religion, et pour que tu franchisses le Sirât11le jour du jugement, sans glisser comme ceux qui on glisser du droit chemin dans ce bas monde. Il faut que tu invoques constamment la prière d’Al Fâtiha avec ton cœur, avec peur et imploration.
Le verset « C’est Toi que nous adorons, et c’est de Toi que nous implorons l’aide » L’adoration, c’est le summum de l’amour réunis avec le summum de la soumission, la peur et l’humilité. Le complément du verbe « c’est Toi » a été placé avant le verbe, et il fut répété, afin d’indiquer la restriction, c'est-à-dire : nous n’adorons rien si ce n’est Toi, nous ne remettons notre sort qu’entre Tes mains à Toi, et ceci est le summum de l’obéissance.
Toute la religion repose sur ces deux éléments :
S’innocenter de l’idolâtrie.
S’innocenter de toute force ou puissance.
Le verset « C’est Toi que nous adorons » c'est-à-dire : C’est Toi seul que nous unifions par nos adorations, cela veut dire que tu prêtes serment à ton Seigneur de ne Lui attribuer aucun associé dans Son adoration, pas même un ange ou un prophète, ni rien d’autres, comme Allah le dit aux compagnons :
« Il ne vous commande pas de prendre pour seigneurs les anges et les prophètes ! Vous commanderait-Il la mécréance après que vous vous soyez soumis ? »
Sourate 3 verset 80
Médite sur ce verset, et apprend ce que je t’ai expliqué sur la seigneurie, celle là qu’ils ont attribué à Tâj et Mouhammad Ibn Chamsân : si les compagnons avaient fait cela avec des prophètes, ils auraient apostasié de l’Islam. Alors que dire de ceux qui le font avec Tâj et ses semblables ?!
Le verset « c’est de Toi que nous implorons l’aide » ceci renferme deux préceptes :
Le de demander l’aide chez Allah, cela consiste à s’en remettre à Lui en se déchargeant de toute force ou pouvoir.
Demander l’aide d’Allah, comme nous l’avons vu, est la moitié de la sourate consacré au serviteur.
« Guide-nous dans le droit chemin » Ceci est la prière évidente, l’aubaine du serviteur venant d’Allah. C’est une imploration adressée à Allah, une supplication, qu’Il nous accorde cette demande grandiose, personne ne peut recevoir mieux que cela dans ce bas monde et pour l’au-delà. Et Allah l’accorda à Son messager :
« Afin qu'Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu'Il parachève sur toi Son bienfait et te guide sur une voie droite »
Sourate 48 verset 2
La guidée mentionnée dans ce verset, c’est la réussite et l’orientation. Que le serviteur médite donc, sur la nécessité de cette guidée : la guidée renferme la science et la pratique pieuse, en s’alignant sur la droiture, la perfection et la fermeté jusqu’à la rencontre d’Allah.
Ce chemin est le sentier évident et droit qui n’a aucune déviation, c'est-à-dire le chemin qu’Allah a révélé à Son messager, c’est :
« Le chemin de ceux qui Tu as comblé de bienfaits. »
C’est le prophète et ses compagnons ? Et dans toutes tes prières, tu demandes à Allah de te guider dans leur chemin, et tu te dois d’authentifier ce qu’a dit Allah, que c’est un chemin droit et que tout ce qui le contredit dans la science et l’adoration, n’est pas droit mais n’est que déviation.
Ceci est la première obligation de ce verset : c’est d’être convaincu de cela dans son cœur. Que le croyant prenne garde des ruses du Diable, en ne croyant que vaguement à cela en laissant les détailles. En effet, les apostats les plus mécréants croient que le messager d’Allah était dans le droit chemin et que ce qui contredit sa voie est faux, mais lorsque leur parvient ce qui ne s’accorde pas à leurs désirs :
« Certains démentent, et d’autres tuent. »
« Pas celui de ceux qui encourent Ta colère, ni celui des égarés » Ceux qui encourent la colère sont les savants qui ne se conforment pas à ce qu’ils connaissent, et les égarés sont ceux qui pratiquent sans savoir. Pour les premiers désignent les juifs et les deuxièmes désignent les chrétiens. Mais beaucoup de gens, lorsqu’ils constatent que l’interprétation de « ceux qui encourent Ta colère » est les juifs, et que les chrétiens sont « des égarés » et l’ignare va croire que cela ne concerne que ce les juifs et les chrétiens. Pourtant, il reconnait bien qu’Allah lui a ordonné de l’invoquer dans chaque prière avec cette imploration, et de Lui demander la protection contre le chemin de ces gens là ! Pureté à Allah ! Comment peut-il croire qu’Allah irait lui enseigner cette imploration, et choisirait cette imploration pour la lui ordonner dans chaque prière continuellement, et en même temps croire qu’il n’a rien a craindre de cela et qu’il est inconcevable qu’il tombe dans cela ! Ceci est une mauvaise opinion d’Allah. Et ceci marque la fin de la Fâtiha.
Quant à l’expression « Âmîn » elle ne fait pas partie de la sourate, mais c’est une demande d’exaucement de la prière, c'est-à-dire « Ô Allah ! Répond à ma prière ! » Il est obligatoire de l’expliquer à l’ignorant, pour qu’il n’aille pas croire que cela fait partie de la parole d’Allah.
Et Allah demeure le Plus savant.
Et ceci est une liste de thèmes contenus dans la Sourate de la Fâtiha, déduites par l’imam Mouhammad Ibn ‘Abdelwahhâb qu’Allah lui fasse miséricorde :
« C’est Toi que nous adorons, et c’est de Toi que nous implorons l’aide » ceci renferme le monothéisme.
« Guide nous dans le droit chemin » Ceci renferme la conformité à la loi du prophète.
Les piliers de la religion : L’amour, l’espoir et la peur. L’amour en premier, puis l’espoir, puis la peur en dernier.
La perdition de la plupart des gens réside dans l’ignorance du premier verset, je veux dire que la louange n’est qu’à Allah, et la Seigneurie sur tous l’univers n’est qu’à Allah.
Les premiers comblés de bienfaits, et les premiers qui encourent la colère et les premiers égarés.
La grâce et la louange à la mention de ceux qui sont comblé de bienfaits.
La puissance et la gloire à de la mention de ceux encourent la colère et des égarés.
L’invocation de la Fâtiha, et la parole « L’invocation d’un cœur distrait n’est pas exaucée »
« Le chemin de ceux que Tu as comblé de bienfaits » est une preuve de l’authenticité du consensus comme argument légal.
Lorsque l’homme s’en remet à lui-même, il court à sa perte.
S’en remettre à Allah.
L’invalidité de l’idolâtrie.
L’invalidité de l’hérésie.
Si l’homme connaissait chaque verset de la Fâtiha, il deviendrait un érudit. Chaque verset à un sens propre dont le sens prendrait des livres entiers.
Et Allah demeure Le plus Savant.
1 L’isti‘âdha est la formule « A‘oûdhou billahi mina cheytâni rajîm ».
2 La Basmala est la formule « Bismillah Ir-Rahmân Ir-Rahîm ».
3 ‘Abdallah Ibn ‘Abbâs, cousin du prophète et vertueux compagnon : le maître des interprètes du Coran. Qu’Allah l’agrée.
4 La louange est le faite de glorifier une personne pour ce qu’elle est ou ce qu’elle fait : lorsque quelqu’un est beau, intelligent, fort etc… Ou lorsqu’elle est généreuse. Mais lorsqu’une personne est intelligente, belle ou autre, on la glorifie pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle fait.
Alors que la gratitude est le faite de glorifier quelqu’un pour ce qu’il a fait. La gratitude concerne donc les actes, alors que la louange concerne les actes et les privilèges.
5 Lorsqu’on dit qu’il est prophète, cela ne veut pas forcément dire qu’il est le dernier, et lorsqu’on dit qu’il est le dernier cela ne veut pas forcément dire qu’il est le maître des fils d’Âdam, chacune de ces description a donc un sens propre, qui nous décrivent une fois réunis qui est notre prophète : il est prophète, le dernier d’entre eux et le meilleur des fils d’Âdam.
6 Chamsân, Tâj et Yoûsouf furent des hommes en qui les gens, à l’époque de l’auteur, croyaient en la sainteté et qu’ils adoraient et invoquaient, alors qu’il ne faut adorer qu’Allah seul. Voir aussi dans « La divulgation des ambiguïtés autour du monothéisme » du même auteur.
7 C'est-à-dire prennent le nom de ‘Abdelnabî, ‘Abdelzoubeyr, car le terme « Abd » signifie : le serviteur, l’adorateur, et seul Allah mérite que l’on soit Son serviteur adorateur. On ne peut que s’appeler Abdallah, ou faire suivre le nom « Abd » d’un nom d’Allah.
8 Expression signifiant : « Quand les poules auront des dents ».
9 Le Takfîr signifie : juger une personne mécréante.
10 Al Hawdh est le fleuve du prophète au Paradis, où s’abreuveront les croyants et n’auront plus jamais soif après cela.
11 Le Sirat est le pont suspendu au dessus de l’Enfer, que devrons franchir les gens le jour du jugement, et qui est aussi fin qu’un cheveu et plus tranchant qu’un sabre.