Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Paroles de savants sur le faite de gouverner
par les lois humaines forgées
Ibn Hazm Al Andalousî
Il dit : « L’invention de lois ne peut prendre que quatre formes :
- En annulant certaines prières, une partie du jeûne, de la zakât, du pèlerinage, ou la peine du fornicateur, ou du calomniateur, ou l’annulation de tout ceci.
- Ou alors c’est l’ajout de quelque chose, l’invention d’une nouvelle obligation.
- Ou alors c’est rendre licite une chose interdite, comme rendre licite la viande de porc, les substances enivrantes, ou les cadavres d’animaux.
- Ou alors interdire ce qui est permis, comme la viande de mouton ou autre.
Et quelle que soit la forme que nous venons de citer, celui qui le dit est un mécréant idolâtre, rejoignant les juifs et les chrétiens. Et le devoir de tout Musulman est de tuer celui qui autorise quoi que ce soit de ces choses sans l’appeler au repentir, ni sans accepter son repentir s’il se repent. Ses biens doivent être versés dans la trésorerie publique islamique, car il a changé sa religion, et le Messager d’Allah – alayhi salat wa salâm – a dit : « Celui qui change de religion, tuez-le!» (Rapporté par Al Boukhârî) Qu’Allah nous préserve de nous mettre en colère pour le faux qui mène à une telle perdition. » « Al Ihkâm fii ouçoûl al ahkâm » 6/110
Ibn Hazm Al Andaloûsî dit dans Al Ihkâm volume 6, page 831-832 :
إحداث الأحكام لا يخلو من أحد أربعة أوجه إما إسقاط فرض لازم كإسقاط بعض الصلاة أو بعض الصيام أو بعض الزكاة أو بعض الحج أو بعد حد الزنى أو حد القذف أو إسقاط جميع ذلك وإما زيادة في شيء منها أو إحداث فرض جديد وإما إحلال محرم كتحليل لحم الخنزير والخمر والميتة وإما تحريم محلل كتحريم لحم الكبش وما أشبه ذلك وأي هذه الوجوه كان فالقائل به مشرك لاحق باليهود والنصارى والفرض على كل مسلم قتل من أجاز شيئا من هذا دون استتابة ولا قبول توبة إن تاب واستصفاء ماله لبيت مال المسلمين لأنه مبدل لدينه وقد قال من بدل دينه فاقتلوه ومن الله تعالى نعوذ من غضبه لباطل أدت إلى مثل هذه المهالك
« L’invention de lois ne peut prendre que quatre formes : En annulant une obligation imposée, en abolissant par exemple certaines prières, une partie du jeûne, de la zakât, du pèlerinage, ou la peine du fornicateur, ou du calomniateur, ou l’annulation de tout ceci. Ou alors c’est l’ajout de quelque chose, l’invention d’une nouvelle obligation. Ou alors c’est rendre licite une chose interdite, comme rendre licite la viande de porc, les substances enivrantes, ou les cadavres d’animaux. Ou alors interdire ce qui est permis, comme la viande de mouton ou autre. Et quelle que soit la forme que nous venons de citer, celui qui est de cet avis est un idolâtre, rejoignant les juifs et les chrétiens. Et le devoir de tout Musulman est de tuer celui qui autorise quoi que ce soit de ces choses sans l’appeler au repentir, ni sans accepter son repentir s’il se repent. Ses biens doivent être versés dans la trésorerie publique islamique, car il a changé sa religion, et le Messager d’Allah – alayhi salât wa salâm – a dit : « Celui qui change de religion, tuez-le!» Qu’Allah nous préserve de nous mettre en colère pour le faux qui mène à une telle perdition. »
Ahmad Ibn Taymiya Al Harrânî
ومعلوم بالاضطرار من دين المسلمين وباتفاق جميع المسلمين: أن من سوغ اتباع غير دين الإسلام، أو اتباع شريعة غير شريعة محمد صلى الله عليه وسلم، فهو كافر. وهو ككفر من آمن ببعض الكتاب وكفر ببعض الكتاب
Il dit : « Il est fondamentalement connu dans la religion des musulmans, et unanimement pour tout les musulmans, que quiconque accepte de suivre une autre religion que l’islam, ou de suivre une autre loi que la loi de Mouhammad, salla llahou ‘alayhi wa sallam, est un mécréant. Sa mécréance est la même que celui qui croit en une partie du Coran et mécroit en une autre, comme Allah le dit : « Certes, ceux qui mécroient en Allah et Son messager, et veulent faire une distinction entre Allah et Ses messager, et disent « Nous croyons en certains et ne croyons pas en d’autres » et veulent prendre une voie intermédiaire à cela, ceux-là sont les véritables mécréants, et Nous avons préparer une terrible châtiment pour les mécréant. » Majmoû‘ Fatâwâ Ibn Taymiya 28/524
Et il dit aussi : « Lorsqu’un homme rend permis une chose unanimement interdite, ou au contraire interdit une chose unanimement permise, ou remplace la loi unanimement reconnue est un mécréant à l’unanimité des érudits. » Majmoû‘ Fatâwâ Ibn Taymiya 3/267
Et il dit « La loi descendue de la part d’Allah est le Coran et la sounnah, avec laquelle Allah envoya Son messager salla llahou ‘alayhi wa sallam. Cette loi, personne n’a le droit de la quitter ; seul un mécréant la quitte. » Majmoû‘ Fatâwâ Ibn Taymiya 11/262
Et il dit : « Et Allah à ordonné à tous les musulmans de reporter leurs désaccords à Allah et Son messager, comme Allah le dit sourate « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). » Sourate4 Verset 59), Et Allah dit « Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence] » (sourate 4 verset 65.) Quiconque ne s'engage pas (yaltazim) à prendre pour juge Allah et Son messager dans leurs disputes, Allah a juré par Lui-même qu’Il n’a pas de foi. Par contre, celui qui s'engage (moultazim) à la loi d’Allah et du messager intérieurement et extérieurement, mais désobéit et suit sa passion, c’est celui là qui est à classé avec ses semblables parmi les pécheurs… Ce que l’on veut dire : C’est que le faite de juger avec justice est une obligation absolue, en tout lieu à toute époque, pour tout le monde et envers tout le monde. De même, juger par la loi qu’Allah a révélé à Son messager est la justice précise, et la plus parfaite forme de justice et la meilleure. Juger par elle est obligatoire pour le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam ainsi que pour tout ceux qui le suivent, quant à celui qui ne s’y engage, pas c’est un mécréant. » Minhâj As-Sounnat An-Nabawiya 5/130, 131
Ibn Taymiya a dit dans Majmoû‘ Al Fatâwâ volume 8 page 220 :
فَمَنْ كَانَ مِنْ الْمُطَاعِينَ مِنْ الْأُمَرَاءِ وَالْعُلَمَاءِ وَالْمَشَايِخِ مُتَّبِعًا لِلرَّسُولِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَمَرَ بِمَا أَمَرَ بِهِ وَدَعَا إلَيْهِ وَأَحَبَّ مَنْ دَعَا إلَى مِثْلِ مَا دَعَا إلَيْهِ ، فَإِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ ذَلِكَ ، فَيُحِبُّ مَا يُحِبُّهُ اللَّهُ ؛ لِأَنَّ قَصْدَهُ عِبَادَةُ اللَّهِ وَحْدَهُ ؛ وَأَنْ يَكُونَ الدِّينُ لِلَّهِ ؛ وَمَنْ كَرِهَ أَنْ يَكُونَ لَهُ نَظِيرٌ يَدْعُو إلَى ذَلِكَ ؛ فَهَذَا يَطْلُبُ أَنْ يَكُونَ هُوَ الْمُطَاعَ الْمَعْبُودَ ؛ وَلَهُ نَصِيبٌ مِنْ حَالِ فِرْعَوْنَ وَأَشْبَاهِهِ ؛ فَمَنْ طَلَبَ أَنْ يُطَاعَ دُونَ اللَّهِ فَهَذَا حَالُ فِرْعَوْنَ ؛ وَمَنْ طَلَبَ أَنْ يُطَاعَ مَعَ اللَّهِ فَهَذَا يُرِيدُ مِنْ النَّاسِ أَنْ يَتَّخِذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ أَنْدَادًا يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللَّهِ ؛ وَاَللَّهُ سُبْحَانَهُ أَمَرَ أَنْ لَا يُعْبَدَ إلَّا إيَّاهُ وَلَا يَكُونَ الدِّينُ إلَّا لَهُ
« Quiconque se fait obéir parmi les dirigeants, les savants ou les Cheykh, en se conformant au prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam, ordonnant ce qu’il ordonna et y incitant les gens, et aime celui qui incite à la même chose que lui : alors Allah aime cela : il aime ce qu’Allah aime car son objectif est d’adorer Allah uniquement, et que l’obéissance permanente soit pour Allah. Quant à celui qui n’aime pas avoir un rival qui incite à cela : celui là demande à être le seul obéit et le seul adoré et il aura une part du cas de Pharaon et ses semblables. Celui qui demande à être obéit en dehors d’Allah, il est comme Pharaon, et celui qui demande à être obéit avec Allah : celui là veut que les gens prennent en dehors d’Allah des égaux qu’ils aiment comme ils aiment Allah, alors qu’Allah ordonna qu’on n’adore que Lui et que l’obéissance permanente ne soit que pour Lui.»
Ibn Taymiya dit dans Al Fatâwâ Al Koubrâ, volume 5 page 18 :
فإن العقاب لا يجوز أن يكون إلا على ترك واجب أو فعل محرم ولا يجوز إكراه أحد إلا على ذلك والإيجاب والتحريم ليس إلا لله ولرسوله فمن عاقب على فعل أو ترك بغير أمر الله ورسوله وشرع ذلك دينا فقد جعل لله ندا ولرسوله نظيرا بمنزلة المشركين الذين جعلوا لله أندادا أو بمنزلة المرتدين الذين آمنوا بمسيلمة الكذاب وهو ممن قيل فيه: { أَمْ لَهُمْ شُرَكَاءُ شَرَعُوا لَهُمْ مِنَ الدِّينِ مَا لَمْ يَأْذَنْ بِهِ اللَّهُ } الشورى: 21
« La punition ne peut avoir lieu que lorsqu’on abandonne une obligation ou bien lorsqu’on commet un interdit, et il n’est pas permis d’astreindre qui que ce soit à autre que cela. Et l’obligation comme l’interdiction n’appartiennent qu’à Allah et Son messager, donc celui qui puni un acte ou un abandon sans qu’Allah ne l’ai commandé, ni Son messager, et légifère cela et en fait une obéissance permanente°: il a donné un égale à Allah, et un semblable à Son messager, il est au rang des idolâtres qui ont donné à Allah des égaux, ainsi que les apostats qui crurent en Moussaylima le menteur. Il est de ceux sur qui il fut dit : « Auraient-ils des associés qui leur auraient légiféré des lois qu’Allah n’a jamais permise ? » (sourate 42 verset 21 » fin de citation
Al Hâfidh Ibn Kathîr Ad-Dimachqî
فمن ترك الشرع المحكم المنزل على محمد بن عبد الله خاتم الأنبياء وتحاكم إلى غيره من الشرائع المنسوخة كفر، فكيف بمن تحاكم إلى الياسا وقدمها
عليه من فعل ذلك كفر بإجماع المسلمين
Il dit : « Alors, quiconque abandonne la loi claire révélée sur Mouhammad Fils de ‘Abdallah, le dernier des prophètes, et cherche le jugement d’une autre loi abrogée, il devient mécréant. Alors que dire de celui qui cherche le jugement dans le yäsiq (loi de Gengis Khan) et la rend prioritaire ? Celui qui fait cela est un mécréant et ceci à l’unanimité des musulmans » Al Bidâya wan nihâya 13/128
ينكر تعالى على من خرج عن حكم الله المحكم المشتمل على كل خير الناهي عن كل شر وعدل إلى ما سواه من الآراء والأهواء والإصطلاحات التي وضعها الرجال بلا مستند من شريعة الله كما كان أهل الجاهلية يحكمون به من الضلالاتوالجهالات بما يضعونها بآرائهم وأهوائهم وكما يحكم به التتار من السياسات الملكية المأخوذة عن ملكهم جنكر خان الذي وضع لهم الياسق وهو عبارة عن كتاب مجموع من أحكام قد اقتبسها عن شرائع شتى من اليهودية والنصرانية والملة الإسلامية وغيرها وفيها كثير من الأحكام أخذها من مجرد نظرة وهواه فصارت في بنيه شرعا متبعا يقدمونها على الحكم بكتاب الله وسنة رسول الله صلى الله عليه وسلم فمن فعل ذلك فهو كافر يجب قتاله حتى يرجع إلى حكم الله ورسوله فلا يحكم سواه في قليل
Et il dit : « Allah ta‘âlâ blâme celui qui quitte la loi d’Allah, contenant le bien tout entier, et s’opposant à tout le mal, et revient à autre que Lui, à des opinions, des désirs, des règlements instaurés par des hommes sans aucune référence à la loi d’Allah, comme le faisaient les païens : Ils jugeaient entre les gens avec des égarement et des ignorances instaurés par leurs opinions et leurs désirs. C’est également ce que font les Tatars, ils gouvernent par une politique royale inspirée de le roi Gengis Khan, qui leur avait inventé le « Yâsiq » qui est le nom d’un livre compilant des règles qu’il avait tiré de diverses lois juives, chrétiennes, islamiques et autres… Mais il y a aussi dans cette lois beaucoup de règles inventées de toute pièce qu’il (Gengis Khan) a tiré de sa propre opinion et de ses désirs. Cette loi est devenue chez ses descendants une loi suivie, qu’ils mettent en priorité à la loi d’Allah et la sounnah de Son messager, salla llahou ‘alayhi wa sallam. Quiconque fait cela est un mécréant qu’il est obligatoire de combattre jusqu’à ce qu’il revienne à la loi d’Allah et de Son messager, et qu’il l’applique que ce soit dans les grandes affaires ou les petites. » Tafsîr Al Qour’ân Al ‘Adhîm : Sourate 5 verset 50
Ibn Kathîr dit au sujet de ce verset (Tafsîr Ibn Kathîr volume 7 page 198) :
أي: هم لا يتبعون ما شرع الله لك من الدين القويم، بل يتبعون ما شرع لهم شياطينهم من الجن والإنس، من تحريم ما حرموا عليهم، من البحيرة والسائبة والوصيلة والحام، وتحليل الميتة والدم والقمار، إلى نحو ذلك من الضلالات والجهالة الباطلة، التي كانوا قد اخترعوها في جاهليتهم، من التحليل والتحريم، والعبادات الباطلة، والأقوال الفاسدة.
« Cela veut dire : Ils ne suivent pas ce qu’Allah t’a légiféré comme Dîn plein de droiture, mais ils suivent que les diables démoniques et humains leur ont légiféré : ce qu’ils leur ont interdit, comme Al Bahîra, Al Sâ’iba, Al Wasîla et Al Hâm[1],
[1] Ces quatre mots arabes désignent des formes de bétail que les idolâtres interdisaient de consommer sans aucune preuve venant d’Allah (voir Tafsîr d’Ibn Sa‘dî volume 1 page 246.)
· N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire en ce qui t’a été révélé et ce qui fut révélé avant toi, ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors qu’on leur a ordonné de ne pas croire en lui… » Sourate 4 verset 60.
Ce verset nous apprend qu’Allah a donné à celui qui est pris pour juge en dehors d’Allah et de Sa loi le nom de « Tâghoût ». Ibn Kathîr a dit au sujet de ce verset :
فإنها ذامّة لمن عدل عن الكتاب و السنة و تحاكم إلى ما سواهما من الباطل, و هو المراد بالطاغوت ههنا
Il blâme quiconque se détourne du Coran et de la sounnah, et demande la justice à d’autres choses fausses, et c’est ça le Tâghoût dont il s’agit ici. »
Ahmad Châkir
Il dit : « Le cas de ces lois humaines est aussi claire que le soleil : c’est une mécréance flagrante, sans aucune subtilité, et sans aucune discutions. Et il n’y a aucune excuse acceptable pour celui qui se prétend musulman, qui qu’il soit, s’il pratique ces lois ou s’y soumet, ou les accepte. » ‘Amdat Tafsîr 4/174 (c’est dans un commentaire à la parole d’Ibn Kathîr citée précédemment)
Mahmoûd Châkir
Il dit au sujet de la parole « koufr doûna koufr » adressée aux khawârij :
« Donc, leur question ne portait pas sur ce que les hérétiques de notre époques prétendent : les décrets sur les biens, l’honneur et le sang d’après des lois contredisant la loi islamique des musulmans, ni ne portait sur l’émission de loi imposée aux musulmans, appelant à une autre loi que celle d’Allah ; dans le Coran et la langue de Son messager, salla llahou ‘alayhi wa sallam ! Cet acte (imposer des lois humaines) est un détournement de la loi d’Allah et une répulsion de Sa religion, une préférence à la loi des mécréants plutôt qu’à la loi d’Allah. Cette mécréance, aucun musulman n’en doute malgré toute les divergences qu’il pourrait y avoir entre eux, ni sur l’apostasie de celui qui la prononce ou y invite les gens. » ‘Amdat Tafsîr 4/157
L’imam Mouhammad ibn Ibrâhîm Âl Cheykh
Il dit dans son célèbre épître « Houkm Tahkîm Al Qawânîn » que vous pouvez lire sur ce site dans son intégralité en cliquant ici, il commença son épître par :
ٌإن من الكفر إلاكبر المستبين تنزيل القانون اللعين منزلة ما نزل به الروح إلامين على قلب محمد (صلى الله عليه و سلّم) ليكون من المنذرين بلسان عربي مبين لقول الله عز وجل : (فإن تنازعتم في شيءء فردوه إلى الله والرسول إن كنتم تؤمنون بالله وإلىوم الآخر ذلك خير وأحسن تأويلا)ً
Traduction relative :
· « Il fait vraiment partie de la mécréance majeure et claire que de donner aux maudites lois forgées la place que devrait avoir ce qu'a transmit l'Esprit fidèle sur le cœur de Mouhammed –salla llahou ‘alayhi wa sallam- pour qu'il soit entre tous un avertisseur en langue arabe claire, et ceci en jugeant par elles (les lois forgées) et en s'en remettant à elles en cas d'un quelconque conflit, contredisant et refusant la parole d’Allah ta‘âlâ: Si vous vous disputez en quoi que ce soit, déférez le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Cela sera meilleur pour vous et de plus belle incidence(Sourate 4 verset 59) » (Fatwâ wa rasâ’il n° 4065, vol 12 page 284)
Et il dit également dans le même majmoû‘ Al Fatâwâ, volume 6 pages 188, 189 lorsqu’il fut interrogé :
(1451 ـ س : هل تجب الهجرة من بلاد المسلمين التي يحكم فيها بالقانون .
ج : البلد التي يحكم فيها بالقانون ليست بلد إسلام . تجب الهجرة منها ، وكذلك إذا ظهرت الوثنية من غير نكير ولا غيرت فتجب الهجرة فالكفر بفشو الكفر وظهوره . هذه بلد كفر .
أما إذا كان قد يحكم فيها بعض الأفراد أو وجود كفريات قليلة لا تظهر فهي بلد إسلام . ( تقرير )
ما الذي سلط الأعداء على المسلمين ؟
إذا كان نفس الشيء الذي نقمه الرسول هو المقدم عندهم واستغنوا باسم الإسلام وصلاة ونحو ذلك .
إن في القرآن والسنة والشفاء والبيان .
شيء واضح بينه القرآن ووضحه في عدة مواضع أن المشركين مقرين بالربوبية ، ثم آيات أخر عينت الشيء الذي طلبوه ، فهذا هو الذي أنكره القرآن عليهم من جهة العقيدة .
ولعلك أن تقول : لو قال من حكم القانون : أنا أعتقد أنه باطل . فهذا لا أثر له ، بل هو عزل للشرع ، كما لو قال أحد : أنا أعبد الأوثان ، وأعتقد أنها باطل .
وإذا قدر على الهجرة من بلاد تقام فيها القوانين وجب ذلك
Traduction relative :
· « Fatwa n° 1451, question : Est-il obligatoire d’émigrer d’un pays de musulmans gouvernant par une loi forgée ?
· Réponse : Le pays dans lequel on gouverne par une loi forgée n’est pas un pays islamique, et il est obligatoire de le quitter, tout comme le pays dans lequel l’idolâtrie apparaît ouvertement sans qu’il n’y ait de blâme ou sans qu’on change la situation, il faut quitter un tel pays. En effet, la mécréance arrive lorsqu’il y a propagation de la mécréance et qu’elle apparaît au grand jour. Un tel pays est un pays mécréant. Par contre, s’il arrive qu’on juge par cette loi dans certains cas isolés, ou qu’il y ait certaines mécréance en petit nombre et sans qu’elles ne soient apparentes au grand jour, alors c’est un pays d’Islam… »
Jusqu’à ce que le cheykh dise :
« …Et tu pourras dire, si une personne qui gouverne par une loi forgée dirait « Mais j’ai conviction que cette loi est fausse » que ceci (cette prétention) n’a aucun effet sur lui. Au contraire, il a cessé d’appliquer la loi islamique, et c’est comme si une personne disait « J’adore les idoles, mais j’ai conviction que ces idoles sont fausses. Et s’il est capable d’émigrer de ce pays où on gouverne par les lois humaines forgées, cela devient une obligation pour lui » Fin de citation.
Et au sujet du koufr doûna koufr (petite mécréance qui ne sort pas de la religion), il dit aussi, qu’Allah lui fasse miséricorde dans Fatâwâ wa rasâ'il, à la fatwa n° 4060, volume 12 page 280 :
(4060 – وهي نقض للشهادتين . وما قيل : كفر دون كفر)
القوانين كفر ناقل عن الملة . اعتقاد أنه حاكمة وسائغة وبعضهم يراها أعظم فهؤلاء نقضوا شهادة أن محمد رسول الله. ولا إله إلا الله أيضاً نقضوها ، فإن من شهادة أن لا إله إلا الله لا مطاع غير الله كما أنهم نقضوها بعبادة غير الله.
وأما الذي قيل فيه : كفر دون كفر . إذا حاكم إلى غير الله مع اعتقاد أنه عاص وأن حكم الله هو الحق فهذا الذي يصدر منه المرة نحوها أما الذي جعل قوانين بترتيب وتخضيع فهو كفر وإن قالوا أخطأنا وحكم الشرع أعدل ففرق بين المقرر والمثبت والمرجح جعلوه هو المرجع فهذا كفر ناقل عن الملة
Traduction relative :
· «Question n° 4060, au sujet de l’annulation des deux attestations, et qu’est ce qu’on appel « Koufr Doûna koufr » (mécréance mineure) :
Mouhammad Ibn Ibrâhîm Âl Cheykh dit dans majmoû’ Fatâwâ, volume 12 page 280 :
· القوانين كفر ناقل عن الملة . اعتقاد أنه حاكمة وسائغة وبعضهم يراها أعظم فهؤلاء نقضوا شهادة أن محمد رسول الله. ولا إله إلا الله أيضاً نقضوها ، فإن من شهادة أن لا إله إلا الله لا مطاع غير الله كما أنهم نقضوها بعبادة غير الله.وأما الذي قيل فيه : كفر دون كفر . إذا حاكم إلى غير الله مع اعتقاد أنه عاص وأن حكم الله هو الحق فهذا الذي يصدر منه المرة نحوها أما الذي جعل قوانين بترتيب وتخضيع فهو كفر وإن قالوا أخطأنا وحكم الشرع أعدل...فهذا كفر ناقل عن الملة
Réponse : Les lois humaines sont une mécréance qui expulse de la religion. Le fait de croire que ces lois sont justes et permises, et certains même en disent encore plus que cela, ces gens là annulent leur attestation que Mouhammad est le messager d’Allah, et annulent également leur attestation qu’il n’y a de divinité qu’Allah. En effet, il fait partie de l’attestation qu’il n’y a de divinité qu’Allah qu’il n’y a aucun être obéit en dehors d’Allah. Aussi, ils l’ont annulée en adorant autre chose qu’Allah. Quant à ce qu'on appel « koufr doûna koufr ici »(petite mécréance) c’est lorsqu’il se réfère à un autre qu’Allah, en ayant la conviction qu’il est pêcheur et que le jugement d’Allah est la vérité, alors cela est ce qui lui arrive une fois ou quelque chose comme ça. Quant à celui qui place des lois (qawânîn) bien structurées en exigeant la soumission à celles-ci, alors cela est de la mécréance, même s’il dit : « Nous avons tort est le jugement de la loi islamique est plus juste.» Ceci est une mécréance qui exclut de la religion. » Fin de citation.
Le savant Sâlih Al Fawzân a repris la fatwâ du cheykh Mouhammad Ibn Ibrâhîm concernant le « koufr doûna koufr » et l’a commenté dans son ouvrage « ‘Aqîdat-out-Tawhîd » pages 147, 148 en ces termes :
وقال الشيخ محمد بن إبراهيم: (وأما الذي قيل فيه أنه كفر دون كفر، إذا حاكم إلى غير الله مع اعتقاد أنه عاصٍ، وأنَّ حكم الله هو الحق، فهذا الذي يصدر منه المرة ونحوها. أما الذي جعل قوانين بترتيب وتخضيع، فهو كُفرٌ، وإن قالوا: أخطأنا وحكمُ الشرع أعدل؛ فهذا كفر ناقل عن الملة). ففرَّقَ رحمه الله بينَ الحكم الجزئي الذي لا يتكرر، وبين الحكم العام الذي هو المرجع في جميع الأحكام، أو غالبها، وقرر أن هذا الكفر ناقل عن الملة مطلقًا؛ وذلك لأن من نحى الشريعة الإسلامية، وجعل القانون الوضعي بديلًا منها؛ فهذا دليل على أنه يرى أن القانون أحسن وأصلح من الشريعة، وهذا لا شك أنه كفر أكبر يُخرجُ من الملَّة ويُناقضُ التوحيد.
Traduction relative :
· « Et le cheykh Mouhammad ibn Ibrâhîm Âl Cheykh dit : « Quant à ce qu'on appel « koufr doûna koufr » (petite mécréance) c’est lorsqu’il se réfère à un autre qu’Allah, en ayant la conviction qu’il est pêcheur et que le jugement d’Allah est la vérité, alors cela est ce qui lui arrive une fois ou quelque chose comme ça. Quant à celui qui place des lois (qawânîn) bien structurées en exigeant la soumission à celles-ci, alors cela est de la mécréance, même s’il dit : « Nous avons tort est le jugement de la loi islamique est plus juste.» Ceci est une mécréance qui exclut de la religion. » Il fit donc distinction entre le faite de juger dans un cas isolé sans que cela ne se répète, et le cas de la législation générale qui devient la référence des règles de l’état ou de la majorité, et estima que cela est une mécréance expulsant totalement de l’islam, et que c’est une suppression de la loi islamique en la remplaçant par une loi humaine. Ceci indique qu’il considère cette loi meilleure que la loi islamique, et plus appropriée. Or ceci est sans aucun doute une mécréance majeure expulsant de la religion, et annulant le monothéisme. » Fin de citation.
Le grand savant Mouhammad Al Âmîn Ach-Chanqîtî
Il dit dans son interprétation du Coran « Adhwâ Oul Bayân » volume 3 page 259, dans la parole d’Allah : « Et ils n’associent personne à Son jugement » (sourate 18 verset 26), après une longue explication du verset :
وبهذه النصوص السماوية التي ذكرنا يظهر غاية الظهور: أن الذين يتبعون القوانين الوضعية التي شرعها الشيطان على ألسنة أوليائه مخالفة لما شرعه الله جل وعلا على ألسنة رسله صلى الله عليهم وسلم، أنه لا يشك في كفرهم وشركهم إلا من طمس الله بصيرته، وأعماه عن نور الوحي مثلهم
Traduction relative :
· « …Et il apparaît de la plus claire façon de ces textes divins que nous venons de citer : que ceux qui suivent les lois humaines que leur a légiféré Satan par la langue de ses alliés, et qui contredisent ce qu’Allah ‘azza wa djall a légiféré par la langue de Son messager salla llahou ‘alayhi wa sallam, qu’il ne fait aucun doute de leur mécréance et de leur idolâtrie si ce n’est pour celui à qui Allah a voilé la vue et a rendu aveugle de la lumière de Sa révélation, tout comme eux. »
Et dans sa cassette sur l’explication du verset 31 de la sourate « Tawba » (9) « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah » le cheykh dit :
والإشراك بالله في حكمه، والإشراك به في عبادته كلها بمعنى واحدلا فرق بينهما البتة فالذي يتبع نظاماً غير نظام الله أو غير ما شرعه الله، و قانونا مخالفا لشرع الله من وضع البشر معرضا عن نور السماء الذي أنزله الله على لسان رسوله.. من كان يفعل هذا هو ومن كان يعبد الصنم ويسجد للوثن لا فرق بينهما البتة بوجه من الوجوه فهما واحد وكلاهما مشرك بالله: هذا أشرك به في عباداته، وهذا أشركبه في حكمه، والإشراك به في عبادته والإشراك به في حكمه كلهما سواء
· « Or, l’association à Allah dans Son jugement et l’association à Allah dans Son adoration indiquent tous deux une seule et même signification, et il n’y a aucune différence entre les deux. En effet, celui qui suit un règlement autre que le règlement d’Allah ou qu’Allah n’a pas légiféré, ou une loi (qânoûn) opposée à la loi d’Allah qu’aurait mis en place un être humain, une telle personne s’est détourné de la lumière céleste qu’Allah fit descendre sur la langue de Son messager : Quiconque agit de la sorte est exactement comme celui qui se prosterne pour une statue ou adore une idole, il n’y a aucune différence entre les deux, de quelque angle que ce soit. Ils sont une seul et même personne, car tout deux sont idolâtres, associent à Allah : Celui-ci associe dans l’adoration et celui-là dans le jugement. Or, l’association dans l’adoration et dans le jugement sont une seule et même chose. » Fin de citation.
(vous pouvez entendre ceci mot pour mot en arabe évidemment en téléchargeant la cassette sur ce lien : http://www.islamway.com/?iw_s=Lesson&iw_a=view&lesson_id=3804&scholar_id=83&series_id=158, à partire de la 5ième minute et 51 seconde. )
Et il dit dans son tafsîr « Adhwâ’ Al Bayân » dans la sourate 17 verset 9 « 25. Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé, le Diable les a séduits et trompés. 26. C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah: «Nous allons vous obéir dans certaines choses». Allah cependant connaît ce qu’ils cachent. 27. Qu’adviendra-t-il d’eux quand les Anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos? 28. Cela parce qu’ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu’ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres. »: « Il y a dans la guidée du Coran, qui guide dans la meilleur des voie, une preuve que, pour toute personne qui suit une autre loi que la loi apportée par le meilleur des fils d’Âdam, Mouhammad Ibn ‘Aballah salawâtou llah wa salâmahou ‘alayhi, le suivit de cette personne pour une telle loi opposée à la loi d’Allah est une mécréance flagrante expulsant hors de la religion islamique. »
Et il dit dans le tafsîr de la sourate 47, verset 25-28 : « Toute personne qui dit à ces mécréants qui haïssent ce qu’Allah a révélé : « Nous allons vous obéir dans certaines choses » sont inclus dans la menace de ce verset. A plus forte raison encore ceux qui disent « Nous vous obéirons dans toute choses » comme ceux qui suivent les lois humaines inventées, obéissant par là à ceux qui haïssent ce qu’Allah a révélé : ceux là, il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il seront de ceux que les anges frappent le visage et le derrière, et qu’ils suivent ce qui encoure la colère d’Allah et haïssent ce qu’Il agrée, et que leurs actes sont vains. »
Mouhammad Al Amîn Ach-Chanqîtî a dit sur ce verset, dansAdhwâ Al Bayân, Volume 7 page 50 :
فالكفر بالطاغوت، الذي صرح الله بأنه أمرهم به في هذه الآية، شرط في الإيمان كما بينه تعالى في قوله: (فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ فَقَدْ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى). فيفهم منه أن من لم يكفر بالطاغوت لم يتمسك بالعروة الوثقى، ومن لم يستمسك بها فهو مترد مع الهالكين
« Le désaveu du Tâghoût, qu’Allah a clairement ordonné dans ce verset, est une condition de la foi, comme l’expose Allah dans Sa parole : « Quiconque mécroit au Tâghoût et croit en Allah a saisit l’anse la plus solide... » Ce verset sous entend que celui qui ne désavoue pas le Tâghoût n’a pas saisi l’anse la plus solide, or celui qui ne la saisi pas sera dans le font de l’abîme avec les perdants. »
Mouhammad Al Amîn Ach-Chanqîtî a dit dans Adhwâ’ Al Bayân, volume 1 pages 407-408, dans l’interprétation du verset 44 de la sourate Al Mâ’ida :
أما من حكم بغير حكم الله، وهو عالم أنه مرتكب ذنباً فاعل قبيحاً، وإنما حمله على ذلك الهوى فهو من سائر عصاة المسلمين، وسياق القرآن ظاهر أيضاً في أن آية {فَأُولَئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ}، في اليهود لأنه قال قبلها: {وَكَتَبْنَا عَلَيْهِمْ فِيهَا أَنَّ النَّفْسَ بِالنَّفْسِ وَالْعَيْنَ بِالْعَيْنِ وَالْأَنْفَ بِالْأَنْفِ وَالْأُذُنَ بِالْأُذُنِ وَالسِّنَّ بِالسِّنِّ وَالْجُرُوحَ قِصَاصٌ فَمَنْ تَصَدَّقَ بِهِ فَهُوَ كَفَّارَةٌ لَهُ وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ}. فالخطاب لهم لوضوح دلالة السياق عليه كما أنه ظاهر أيضاً في أن آية: {فَأُولَئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ}، في النصارى؛ لأنه قال قبلها: {وَلْيَحْكُمْ أَهْلُ الْأِنْجِيلِ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِ وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ}. واعلم أن تحرير المقام في هذا البحث أن الكفر والظلم والفسق كل واحد منها ربما أطلق في الشرع مراداً به المعصية تارة، والكفر المخرج من الملة أخرى: {وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ}، معارضةً للرسل و إبطالاً لأحكام الله فظلمه وفسقه وكفره كلها كفر مخرج عن الملة، {وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ} معتقداً أنه مرتكب حراماً فاعل قبيحاً فكفره وظلمه وفسقه غير مخرج عن الملة،
« Quant à celui qui ne juge pas par la loi d’Allah tout en sachant qu’il commet un acte hideux, mais le commet sous l’emprise d’un désir ou d’une tentation, il est alors comme le reste de pécheurs musulmans. Le contexte du Coran montre explicitement que le verset « Ceux là sont les injustes » concerne les juifs, car il est dit juste avant « Et Nous y avions prescrit : Vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, et les blessures sont sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » Le discours s’adresse donc à eux comme l’indique clairement le contexte, et il est tout aussi claire que le verset « Ceux là sont les pervers » concerne les chrétiens, car il dit juste avant « Que les adeptes de l’Evangile jugent donc d’après ce qu’Allah y a révélé ! » Et sache que la distinction à faire dans ce contexte, c’est que la mécréance, l’injustice et la perversité peuvent tous les trois avoir pour sens légal soit le péché, soit la mécréance excluant de la religion : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé » en contredisant les messagers et annulant les règlements d’Allah, alors son injustice, sa perversion et sa mécréance l’excluent de la religion. « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé » en croyant qu’il commet un péché et un acte hideux, alors son ingratitude, son injustice et sa perversion ne le font pas sortir de la religion. » Fin de citation.
‘Abderrahmân Ibn Nâçir As-Sa‘dî dit dans l’interprétation de ce verset :
وأي ظلم أعظم من ادعاء المخلوق الناقص، الفقير إلى الله من جميع الوجوه مشاركة الله في خصائص الإلهية والربوبية؟
« Quel injustice est pire que celle d’une créature, méprisable et dépendante d’Allah dans tout les domaines, qui prétend être un associé d’Allah dans Sa Divinité et Sa Seigneurie qui Lui sont propre ? » Fin de citation.
Soulaymân Ibn Sahmân a dit, comme dans Dourar As-Saniyya volume 10 page 504, 505 :
وفيه بيان كفر الحاكم نفسه، والمتحاكمين على الوجه الذي ذكره، وكذا من لم يعتقد وجوب ما أنزل الله، وإن لم يكن حاكما ولا متحاكما، فتأمله; ذكره عند قوله تعالى:{وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ}
« Ceci nous expose la mécréance du juge en soit, ainsi que ceux qui lui demande son jugement, selon ce qu’il a mentionné, de même que celui qui ne croit pas en l’obligation de juger d’après la loi d’Allah, même si lui-même n’est pas juge, ni ne demande le jugement. Remarque ce qu’il dit lors de la parole d’Allah : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux là sont les mécréants. » (Sourate 5 verset 44) »
Le savant érudit ‘Abder-Rahmân ibn Nâçir Al Barrâk
Dans son épître « Jawâb fî al îmân wa nawâqidhih
الثالث : ما يلزم منه لزوماً ظاهراً و يدل دلالة ظاهرة على عدم الإقرار بالشهادتين باطناً ن و لو أقر بهما ظاهراً و ذلك يشمل أمور :
1- الإعراض عن دين الإسلام ، لا يتعلمه ، و لا يعمل به ، ولا يبالي بما ترك من الواجبات ، و ما يأتي من المحرمات ، و لا بما يجهل من أحكام..."
إلى أن قال :
2"- أن يضع الوالي قانوناً يتضمن أحكاماً تناقض أحكام قطعية من أحكام الشريعة معلومة من دين الإسلام بالضرورة ، و يفرض الحكم به ، و التحاكم إليه ، ويعاقب من حَكَمَ بحكم الشريعة المخالف له ، و يدعي مع ذلك الإقرار بوجوب الحكم بالشريعة – شريعة الإسلام – التي هي حكم الله و رسوله .
و من ذلك هذه الأحكام الطاغوتية المضادة لحكم الله و رسوله :
أ) الحكم بحرية الاعتقاد فلا يقتل المرتد ، ولا يستتاب .
ب) حرية السلوك ، فلا يجبر أحد على فعل الصلاة ، و لا الصيام ، و لا يعاقب على ترك ذلك .
ج) تبديل حد السرقة – الذي هو قطع اليد – بالتعزير و الغرامة .
د) منع عقوبة الزانيين بتراضيهما إلا لحق الزوج أو نحو ذلك مما يتضمن إباحة الزنا و تعطيل حدِّه من الجلد و الرجم .
هـ) الإذن بصناعة الخمر ، والمتاجرة فيه ، ومنع عقوبة شاربه" انتهى
· « Troisièmement : Ce qui implique de façon apparente ou qui indique clairement l’absence d’acceptation des deux attestations à l’intérieur, et ce même si la personne, dans l’apparence, prétend qu’il accepte les deux attestations. »
Après quoi il parla de la mécréance par détournement de la religion, jusqu’à ce qu’il dise :
· « Que le gouverneur instaure une loi inventée par l’homme contenant des lois contredisant les lois formelles de la charî‘a inévitablement connues en religion, en refusant de gouverner par elles et de revenir à elles pour juger les gens, et en punissant celui qui juge par la loi de la charî‘a s’opposant à sa loi, tout en prétendant accepter l’obligation de gouverner par la charî‘a de l’islam qui n’est que la loi d’Allah et de Son messager.
Il fait partie de ces lois idoles (tâghoûtiennes) s’opposant à la loi d’Allah et de Son messager :
A) La liberté de penser, on ne tue donc pas l’apostat ni ne lui demande de se repentir.
B) La liberté d’agire, on n’impose donc à personne de prier ni de jeûner et on ne punit pas celui qui délaisse cela.
C) Remplacer la peine du voleur, qui est l’amputation de la main, par une amande et une réprimande.
D) Empêcher l’application de la sentence sur les adultérins en faisant passer un accord entre les deux, à moins que le mari en décide autrement, ou autre genre de lois incluant l’autorisation de l’adultère, ou l’abolissement de la peine de flagellation ou de lapidation.
E) Autoriser la fabrication ou la vente d’alcool, et empêcher de punir celui qui le boit. »Fin de citation.