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Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

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Réponse sur la foi et ses annulations 1/2

Réponse sur la foi et ses annulations.

 

 

 

Louange à Allah qui fit grâce de la foi à qui Il a voulu. Et qu'Allah salue et fasse louange de Son dévoué messager, ainsi que sur les siens, ses compagnons et ceux qui les ont parfaitement suivit. Après quoi :

 

Certains étudiants en science m'ont interrogé sur une question, au sujet de laquelle les polémiques se sont multipliées ces derniers temps. Cette question est :

 

Est-ce que les actes sont dans la foi une condition de validité ou de perfection ? Et est-ce que la mauvaise éducation peut être une excuse pour celui qui insulte Allah ou Son messager ?

 

Et la réponse à cela est de dire :

Le Coran et la sounnah indiquent que la foi est un nom qui inclut :

1) La conviction du cœur, qui est la reconnaissance et l'aveu.

2) La reconnaissance de la langue.

3) L'acte du cœur, qui est la soumission du cœur, sa volonté, et ce qui suit cela comme actes du cœur, comme le fait de placer sa confiance (en Allah), l'espoir, la peur, l'amour...

4) Les actes des membres extérieurs, et la langue en fait partie. Et l'acte inclus les pratiques et abstinences de paroles et d'actes.

 

Allah ta'âlâ a dit : « Ô les croyants! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager, au Livre qu'Il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu'Il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s'égare, loin dans l'égarement. »[1]

 

Et Allah ta'âlâ dit : « Croyez en Allah donc et en Son messager, ainsi qu'en la Lumière [le Coran] que Nous avons fait descendre. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »[2]

 

Et Allah dit : « Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers » [3]

 

Et Allah dit : « 2. Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur. 3. Ceux qui accomplissent la prière et qui dépensent [dans le sentier d'Allah] de ce que Nous leur avons attribué. 4. Ceux-là sont, en toute vérité les croyants: à eux des degrés (élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu'un pardon et une dotation généreuse. »[4]

 

Et Allah dit : « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la prière et d'acquitter la Zakāt. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu'ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! »[5]

 

Et Allah dit : « Quiconque a mécru en Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d'Allah et ils ont un châtiment terrible. »[6]

 

Et Allah a dit : « Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre votre foi »[7] Et il y a beaucoup de versets dans ce sens.

 

Et dans les deux recueilles de hadîth authentiques, il est rapporté de Ibn 'Abbas -qu'Allah l'agrée- que le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam-, lorsque l'ambassadeur d'Abdalqays vint à lui, il -salla llahou 'alayhi wa sallam- lui dit « Qui est ce peuple ? Et qui est l'ambassadeur ? » Ils dirent « Rabî'a. » Puis il dit « Bienvenu au peuple, ou à l'ambassadeur, sans aucune hostilité. » Ils dirent : « Ô messager d'Allah, nous ne pourrons venir à toi qu'au mois sacré, et il y a entre toi et nous la tribu mécréante des Modarites, ordonne-nous donc un commandement auquel nous appellerons ceux qui sont derrière nous et par lequel nous rentrerons au paradis. » Le prophète salla llahou 'alayhi wa sallam leur interdit quatre choses et leur ordonna la foi en Allah uniquement. Puis il dit : « Savez-vous ce qu'est la foi en Allah uniquement ? » Ils dirent « Allah et Son messager savent mieux ! » Il dit alors : « C'est l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Mouhammad est le messager d'Allah, d'accomplir la prière, de donner la zakât, de jeûner le ramadan et de donner un cinquième du butin. Soyez assidus sur cela et informez-en ceux qui sont derrière vous. »

 

Et toujours dans les deux recueilles authentiques, on rapporte de Abou Hourayra que le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam- dit : « La foi fait entre 63 et 69 branches, et la pudeur est une branche de la foi. » Et toujours dans les deux recueilles, on rapporte de Abou Hourayra que le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam- fut interrogé : « Quel est le meilleur des actes ? »Il répondit : « La foi en Allah et Son messager.» Puis on lui dit « Et ensuite ? » Il dit : « Le jihâd dans le sentier d'Allah. » Puis on lui dit « Et ensuite ? » Il répondit « Un pieu pèlerinage. »

 

Et dans l'authentique de l'imam Mouslim, on rapporte de Abou Sa'îd Al Khoudhrî -qu'Allah l'agrée- qu'il dit : « J'ai entendu le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam- dire :

« Celui d'entre vous qui voit une chose blâmable, qu'il la corrige de sa main, s'il n'en est pas capable alors de sa langue, et s'il n'en est pas capable alors de son cœur. Et ceci est le minimum de la foi. »

 

Et il est répandu que les imâms de la sounnah comme Mâlik ibn Anas, Al Awzâ'î, ibn Jarîr, Soufyân Ath-Thawrî, Soufyân ibn 'Ouyayna, Wakî' ibn Al Jarrâh et beaucoup d'autre qu'eux disaient : « La foi est parole et acte. »

 

Ce qu'ils voulaient dire par « Parole » c'est la parole du cœur et de la langue. Quant aux actes, c'est les actes du cœur et des membres extérieurs.

 

Cheykh Al Islâm ibn Taymiya a dit dans « La croyance du juste milieu » (al 'aqîdatoul wâçitiya) : « Et il fait partie des fondements des gens de la sounnah et de la jamâ'a de dire que la religion et la foi sont paroles et actes : Paroles du cœur et de la langue, et acte du cœur, de la langue et des membres. »

 

Il apparaît alors que le nom de la foi inclut tout ce qu'Allah et Son messager ont ordonné comme croyances, volonté, actes du cœur, paroles de la langue, actes des membres et pratiques et abstinences. Ce inclut donc de pratiquer les obligations et d'abandonner les interdictions et les choses déconseillées, de considérer ce qui est licite comme étant licite, et de considérer interdit ce qui est interdit. Et ces obligations et interdiction, voir les recommandations et les choses déconseillées sont tous de degrés très différents.

 

Avec cela, il nous apparaît alors qu'il n'est pas correct de dire que les paroles et les actes sont une condition de validité ou de perfection de la foi, mais nous disons que cela demande une mise en détaille : En effet, le nom « acte » englobe les actes du cœur et des membres, la pratique et l'abandon. Il englobe aussi les obligations qui sont les cinq fondements de la religion et les autres, et cela inclut l'abandon du polythéisme et de la mécréance, et des autres péchés moindres que ces deux là.

 

Quant-à l'abandon du polythéisme et des différentes variétés de mécréance et le désaveu de ceci, et bien c'est une condition de validité sans laquelle la foi ne se réalise pas. Quant à l'abandon du reste des péchés, c'est une condition de perfection de la foi obligatoire.

 

Pour ce qui est de la soumission du cœur, c'est de s'incliner à suivre le messager 'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam-, et ce qui est nécessaire pour cela comme actes du cœur comme l'amour d'Allah et de Son messager, la peur d'Allah et espérer en Lui, reconnaître de sa langue, c'est à dire le témoignage qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Mouhammad est Son messager, c'est aussi une condition de validité sans laquelle la foi ne se réalise pas.

 

Quant aux piliers de l'islam après les deux attestations, les gens de la sounnah ne se sont mis d'accord sur aucun d'entre eux : est-il une condition de validité ? Dans le sens que l'abandonner est une mécréance ? Mais ils ont divergé sur la mécréance de celui qui abandonne l'un d'entre eux, même si le plus connu et le plus grand sur lequel ils ont divergé est les cinq prières obligatoires, car c'est le plus grand pilier après les deux attestations. Et il a été rapporté à son sujet des indications de la mécréance de celui qui abandonne la prière, comme par exemple le hadîth de Jâbir ibn 'Abdallah qui dit : « J'ai entendu le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam- dire « En un homme et la mécréance et l'idolâtrie, il y a l'abandon de la prière. »[8] Et le hadîth de Bourayda ibn Al Houçayb qui dit : Le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam- a dit « Le pacte qu'il y a entre nous et eux est la prière, celui qui l'abandonne est certes devenu mécréant. »[9]

 

Pour le reste des obligations de l'islam après les cinq piliers, il n'y a aucune divergence entre les gens de la sounnah pour dire que ces actes sont des conditions de perfections de la foi de l'adorateur, et que le faite de l'abandonner est une désobéissance qui ne le sort pas de la foi.

 

Il faut dès-lors savoir que ce que l'on veut dire ici par condition est son sens le plus général, c'est à dire : la chose dont dépend une réalité pour exister, et ceci que cette chose soit un pilier de cette réalité ou n'en fasse pas partie, ce que l'on appel ici condition de la foi fait bel et bien partie de la foi. Et cette explication est tout à fait conforme à la voie de la Sounnah et de la jamâ'a. Si une personne ne considère pas celui qui abandonne la prière par paresse comme un mécréant, on ne dira pas d'elle qu'elle est un mourji', tout comme on ne traitera pas de Haroûrî[10] celui qui le considère mécréant.

 

Une personne est un mourji' lorsqu'il sort les actes du cœur et des membres de la nomination de la foi. S'il dit que les obligations sont obligatoires, et que les interdictions sont interdites, et qu'il en découle un châtiment alors ce sera la parole des mourji'at al fouqahâ biens connus, et c'est cela que les imams ont réprouvé et en ont démontrer l'opposition aux textes du Coran et de la sounnah. Et s'il dit : « les péchés ne nuisent pas à la foi, car la foi c'est la connaissance » alors c'est ce que disent les extrémistes mourjî' comme les jahmya, qui sont mécréant selon les pieux prédécesseurs.

 

Par ceci nous apparaît la réponse à la question « Est-ce que les actes sont une condition de validité de la foi ou de perfection ? Et quelle est la voie des mourji' à ce sujet ? » Et je ne connais aucun imam parmi les anciens ayant parlé de ça, mais je ne le connais que de certains qui vinrent bien après.

 

Avec tous ces détailles, nous avons préparé la réponse à deux questions :

1) Comment le mécréant de base se convertit t'il à l'islam et à partir de quand l'affirme t'on ?

2) Comment le musulman sort t'il de l'islam, devenant ainsi un apostat ?

 

Pour la réponse à la première question :

C'est que le mécréant se convertit à l'islam, et on lui affirme l'islam lorsqu'il accepte les deux attestations, l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Mouhammad est le messager d'Allah. Quiconque reconnaît cela de sa langue sans le reconnaître dans son cœur alors on affirme qu'il est musulman dans l'apparence, et s'il le reconnaît de sa langue et aussi intérieurement, alors il est réellement musulman et il a en lui le fondement de la foi. Il n'y a pas d'islam sans foi, et pas de foi sans islam.

 

Et cette reconnaissance par laquelle s'affirme réellement l'islam inclut trois points :

1) La croyance dans le cœur

2) La soumission du cœur

3) La prononciation de la langue.

 

Et la reconnaissance intérieure et extérieure se réalise par la soumission du cœur et la prononciation de la langue. Tous ceci inclut ce qui est connu chez les gens de science, de se conformer aux lois islamiques, qui est la foi en le messager d'Allah -salla llahou 'alayhi wa sallam- et en ce avec quoi il est venu, nouer son cœur à son obéissance. Quiconque n'est pas en conformité avec cela n'accepte pas réellement (les deux attestations.)

 

Quant à ce qui s'oppose à la reconnaissance du cœur, c'est le démentit, le doute et le détournement. Pour la soumission, elle inclut de répondre aux commandements, de les aimer, de les accepter et les agréer. L'opposé de cela est le refus, l'orgueil et la haine contre ce avec quoi est venu le messager -salla llahou 'alayhi wa sallam-.

 

Quant à l'opposé de la prononciation de la langue, c'est le démentit ou l'hypocrisie : celui qui reconnaît dans son cœur et démentit de sa langue, alors sa mécréance sera le reniement. Et celui qui reconnaît de sa langue et démentit dans son cœur, sa mécréance sera l'hypocrisie.

 

Il naît de cela six catégories de mécréance, toutes s'opposent à un fondement de l'islam. Ces catégories sont :

1) La mécréance par démentit.

2) La mécréance par doute.

3) La mécréance par détournement.

4) La mécréance par refus.

5) La mécréance par reniement.

6) La mécréance par hypocrisie.[11]

compagnons.

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