Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
2- DEUXIEMEMENT : LA SCIENCE OBLIGATOIRE A TOUT UN CHACUN SPECIALE
Ceci est obligatoire à certains responsables déterminés et qui n’englobe pas tout le monde…comme il peut être obligatoire à une personne à un moment donné et ne pas l’être pour la même personne à d’autres moments.
Chaque personne qui devient responsable [pour qui le devoir shar’î devient effectif tel que la zakat, le pèlerinage et toute personne qui a entrepris une activité ou un acte licite comme le commerce et le mariage], il lui est obligatoire d’apprendre les dispositions pour la simple raison de l’obligation de la connaissance avant la parole et l’action. Et ceci est l’exemple de ce qu’a dit Ibn Hazem (r.a).
Et puis, il a rendu obligatoire à tous ceux qui possèdent de l’argent (des biens) d’apprendre les normes de ce qui le concerne à propos de la Zakat, que ce soit les hommes, les femmes, les esclaves et les hommes libres. Par contre, celui qui ne possède rien, cette connaissance ne lui est pas obligatoire (n’est plus un devoir pour lui).
Celui qui est concerné par le pèlerinage, il lui est obligatoire de connaître les dispositions du pèlerinage, la ‘umra…[page 75, li.24]
Par contre, cela ne concerne pas celui qui a un problème de santé (physique) ou de moyen financier…comme il a rendu obligatoire aux chefs militaires de connaître la stratégie et les règles du Djihad et le partage du butin et la prise.
Et puis, il a imposé (ordonné) aux émirs et aux juges de connaître les lois, les jugements et les peines et, ceci ne concerne pas les autres.
Et puis, il a imposé aux commerçants et à ceux qui vendent leur récolte de connaître les règles du commerce et ce qui est licite et illicite parmi elles et, ceci ne concerne pas ceux qui ne font pas le négoce. [référence : ‘‘les dispositions’’ Tome 5 page 122]
Et ce chapitre concerne aussi celui qui réside dans un pays où existe des bid’at (innovation) ou bien certains groupes (sectes égarées) comme les Shî’a, Khawarij, Bihahiya, Kadiania , Soufia ou autres.
Il doit connaître impérativement comment faire pour repousser par lui-même ces innovations afin de protéger sa foi de ces égarements.[page 75, li.32]
Et, il lui est donc obligatoire de connaître les détails de la foi alors que cela ne concerne pas ceux qui ne sont pas éprouvés par cette épreuve.
Ceci est ce que voulait dire Abi Hamid El Ghazali (r.a) dans ses dires :
pour ce qui est des fausses croyances et des actes du cœur, il est obligatoire de les connaître. Selon les impressions du moment et l’impression du moment est le doute dans l’interprétation des deux témoignages, il lui sera donc obligatoire d’apprendre ce qui va lui permettre de parvenir à diminuer le doute.
Et si ceci ne lui vient pas à l’esprit et qu’il est mort avant de croire que les paroles d’Allah sont des propos anciens qui sont en contradiction et qui n’ont plus lieu d’être à notre époque…ainsi de suite de ce qui est dit dans les fausses croyances.
Il est mort musulman en général.
Par contre les idées qui se manifestent à l’issue des fausses croyances…et parmi ces idées, il y a celles qui viennent naturellement et d’autres suite à l’écoute des gens de ce pays.
[page 75, li.37] (on parle d’un musulman), s’il est dans un pays où s’est répandu des propos et des comportements innovateurs, alors il est un devoir à cette personne de se protéger dès qu’elle est au courant de ces propos et comportements innovateurs et ceci en enseignant (en prêchant) la vérité car si cette personne est atteinte, il lui sera obligatoire de purifier son cœur et ceci peut ne pas être facile ; comme le cas de ce musulman qui est commerçant dans un pays où le Riba (intérêt, usure) s’est répandu : il lui est obligatoire de se méfier de l’usure (Riba).
Et, ceci est la vérité dans la connaissance qui est obligatoire pour tout un chacun et cela veut dire être au courant de la façon (méthode, règle) sur laquelle se base le commerce.
Celui qui connaît la science obligatoire et qui sait lorsqu’elle devient obligatoire, il connaît donc la science, le savoir qui est Fard Aîîn. [référence : Tome 1 page 26 ]
Et Ghazali (r.a) a dit dans ses écrits ‘‘La parole d’Allah est ancienne’’ que ce sujet est bien détaillé alors révise-le si tu le souhaites dans Safarani édition : Makteb El Islami (1411 H) Tome 1 page 27-112-130.
Et, c’est comme cela, à chaque fois qu’une personne entreprend de faire quelque chose, il lui est obligatoire de demander le statut (la norme, la règle) de la dite chose : il vient et il demande s’il peut ou non faire cette chose. Tout comme celui qui veut participer à un combat ou obtenir une fonction ou un poste ou faire des affaires (transactions financières) et autres…il lui est obligatoire de demander afin de connaître ce qui est légal.
Et si, au sujet d’une affaire qu’il souhaite entreprendre, existe un statut détaillé, il lui est obligatoire de le connaître et ceci parce que la connaissance est exigé avant la parole et l’action.
Et maintenant, on passe au développement de la troisième partie de la science obligatoire à tout un chacun.
3- TROISIEMEMENT : L’OBLIGATION DE CONNAITRE LES DISPOSITIONS DES FAITS RARES
La science obligatoire à tout un chacun avec ses deux parties, générale et spéciale, concerne les faits qui se répètent tout le temps dans la vie du serviteur et dont il ne peut pas se séparer.
Par contre, les faits qui se produisent rarement, nous ne sommes pas obligés d’en connaître les règles d’avance…mais dès que l’être humain est confronté à cette situation, connaître les règles devient obligatoire et ceci afin d’éviter de commettre une action ou prononcer un propos sans aucune connaissance préalable.
Cette partie est celle dont Nawawi (r.a) a fait allusion dans ces propos : « la connaissance qui est exigée (obligatoire) est celle sur laquelle repose (dépend) l’accomplissement du devoir généralement, sans la connaissance concernant les faits rares. Mais cette connaissance concernant des faits rares, elle-même devient obligatoire dès que ces faits rares ont lieu. » [référence : Tome 1 page 45 ]
Selon Nawawi (r.a), les Nawazils sont les faits qui arrivent rarement. Et il a dit aussi qu’il est obligatoire au musulman dès qu’il lui arrive un événement récent (malheur, épreuve) d’aller demander un avis juridique (Fatwa) à quelqu’un parce qu’il lui obligatoire de connaître son statut.
Et, s’il ne trouve pas de personne compétente dans sa région (sur place), [page 76, li.19], il lui est obligatoire de faire le voyage pour trouver cette personne là où elle se trouve (la distance n’a pas d’importance et donc, ne peut pas constituer un argument pour ne pas le faire)…Et ce parce que les ancêtres l’ont fait avant nous pendant des jours et des nuits et parfois pour des choses qui n’était pas d’une importance capitale. [référence :Tome 1/54 ]
Et puis on verra par la suite quel est le statut de celui qui demande une Fatwa et en détail dans le chapitre V inch’Allah.
Et puis El Khatib El Baghdadi et Ibn AbdEl Bèrre ont dit, d’après ce qu’a rapporté AbdAllah ben El Moubark (r.a) qu’il est du devoir de celui qui rencontre un problème concernant sa religion (son dîn) de chercher et de demander jusqu’à ce qu’il trouve une réponse à son problème. [référence : Tome1/45 et Tome 1/10 ]
A propos des ‘‘Nawazils’’, Abou Hamed El Ghazali (r.a) a dit que chaque serviteur, au cours d’évènements (jours et nuits), n’arrête pas de rencontrer des faits dans son adoration et son comportement (relations avec les autres) qui l’obligent à chercher des réponses. Donc, trouver des réponses à ces faits rares (Nawazils) qu’il rencontre dans sa vie de tous les jours devient obligatoire…comme il lui fait prendre l’initiative de lui-même (anticiper) de tout savoir sur des sujets (des faits) qui risquent de se produire dans un proche futur. [référence : tome1/27 ]
[page 76, li.28]
Et parmi ces ‘‘Nawazils’’ qui touchent l’ensemble des musulmans (dans tous les pays), il y a le fait qu’on les gouverne et qu’on juge entre eux par des lois autres que celles de la sharî’a–l-islam (justice divine).
Donc, il est obligatoire pour l’ensemble des musulmans responsables , hommes et femmes, de connaître le statut de cette ‘‘Nazila’’ (fait rare) et, ceci est dû aux conséquences qu’elles provoque, comme rendre certains devoirs obligatoires à tout un chacun.
On verra par la suite dans le thème N°1 et N°8 (Chapitre VII) de ce livre, les statuts de cette ‘‘Nazila’’ inch’Allah.
Et parmi ces ‘‘Nawazils’’, l’appel à la démocratie et ce qui en résulte comme : fonder des partis politiques ; les parlements législatifs ; et ce qui suit derrière comme se porter candidat et voter…
Tout cela fait parti du shirk-l-akbar (l’association majeure) que le musulman ne doit pas commettre, au contraire, il doit être méfiant et vigilant sans oublier d’attirer l’attention des autres musulmans.
On verra le statut de cette ‘‘Nazila’’ au début du chapitre IV et dans le thème N°8 (chapitre VII) de ce livre inch’Allah.
Avec cela, on met fin au sujet sur les différentes parties de la science obligatoire à tout un chacun .
Le but recherché est de démontrer qu’il n’est pas permis au musulman de faire une action ou prononcer un propos sans connaître son statut vis à vis de la Loi divine . Tout comme il est obligatoire pour chaque musulman de savoir qu’il n’y a rien qui se passe dans cette vie sans qu’il n’y ait une loi divine appropriée.
Comme l’a dit le Très Haut :
« Et le jour où dans chaque communauté, Nous susciterons parmi eux-mêmes un témoin contre eux. Et Nous t'emmènerons [Muhammad] comme témoin contre ceux-ci. Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu’un guide, une grâce et une bonne annonce aux Musulmans. » [S.16, v.89]
Donc, pour chaque chose existe un statut qui se trouve dans les ‘‘ principes de responsabilisation’’ qui sont au nombre de cinq : L’obligation ; ou ce qui est délégué ; ou ce qui est toléré ; ou ce qui est détesté ; ou l’interdiction …ou bien on trouve les dispositions d’un sujet mentionnées dans le Livre et la Sunna ou bien alors, c’est les ulamâ’ (savants) qui vont mettre cela en lumière (par déduction).
Cela, nous l’avons déjà vu lorsque nous avons parlé de l’utilité (l’importance) de la sharî’a dans les affaires des individus jusqu’au jour de la résurrection.
[note explicative : Nawazil que nous expliquons par ''malheur'' est en fait, tout fait nouveau et rare, une épreuve qui a fait le malheur de la communauté, la umma.]
Al hamdu lillahi rabbi-l-`âlamin.