Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
LA DEMANDE DEJUSTICE AU TAGHOUT
Partie 2/3
Celui qui a le choix entre délaisser le Tawhid, et délaisser sa Ferrari, puis choisit de délaisser le Tawhid pour ne pas perdre sa belle voiture, alors il fait partie de ceux qui aiment plus une chose d’ici-bas qu’ils n’aiment le Tawhid. Ceci est du Chirk Akbar dans l’Amour, en plus d’être du Chirk Akbar dans l’Adoration.
Le Jugement d’Allah fait partie du Tawhid, du Tawhid dans la Seigneurie pour être précis. La Seigneurie d’Allah comprend le fait que la création et le commandement cosmique et législatif n’appartiennent qu’à Lui. Il n’a pas d’égal dans ces domaines.
Allah a dit : « En vérité, la création et le commandement n’appartiennent qu’à Lui. Béni soit Allah, le Seigneur des mondes ! » (Sourate 7 – verset 54 traduction approximative)
Quiconque met en place un égal à Allah dans le Jugement, aura commis le grand polythéisme dans la Seigneurie.
Quiconque prend pour juge un autre qu’Allah, aura commis le grand polythéisme dans l’Adoration.
Après ces explications il apparaît clairement que lorsqu’Ibn Kathir, rahimahoullah, dit : ‘’Quiconque adandonne la Loi …’’ – il parle de celui qui abandonne le Tawhid en commettant le Chirk. C’est la raison pour laquelle il dit : ‘’… et cherche le jugement d’une autre loi abrogée …’’
Le Tawhid s’annule avec la conviction, le doute, la parole, ou l’acte, sauf pour des personnes qui sont dans un égarement encore plus lointain que l’était Djahm ‘ibn Safwan.
Ceci répond aussi à une autre ‘’problématique’’ qui se trouve dans la parole d’Ibn Kathir, rahimahoullah, quand il dit : ‘’… celui qui cherche le jugement dans le Yassiq et le rend prioritaire …’’
En effet, la demande de justice au Tâghoût est du Chirk Akbar, et le simple acte du Chirk Akbar annule le Tawhid, quelque soit la conviction de la personne qui le commet, ceci à l’unanimité des musulmans. De ce fait, ‘’rendre prioritaire’’, peut aussi bien se faire avec le cœur, qu’avec la parole, ou encore avec l’acte. C’est la raison pour laquelle Ibn Kathir, rahimahoullah, a dit : ‘’Celui qui fait cela …’’
N’est-ce pas malheureux d’en arriver à toutes ces explications pour quatre petites lignes qui sont pourtant claires ?
Louanges à Allah qui nous a permis de défendre Sa Religion.
Allah a dit : « Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent Sa Religion » (Sourate 22 – Verset 40 traduction approximative)
Quiconque demande justice à autre qu'Allah et Son Messager aura pris cet autre comme seigneur
Abd ar-Rahman ‘ibn Sa’adi, a dit dans son livre al-Qawl as-Sadid ‘ala Kitab at-Tawhid, à propos de la Parole : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement » (Sourate 4 – verset 60 traduction approximative) :
« Quiconque demande justice à autre qu’Allah et Son Messager, صلى الله عليه و سلم, aura pris cet autre comme seigneur, et aura pris pour juge le Tâghoût »
Allah a juré par Lui-Même que quiconque ne prend pas pour Juge le Coran et la Sounna est un mécréant
Ibn Taymiyya, rahimahoullah, a dit :
« Et Allah à ordonné à tous les musulmans de reporter leurs désaccords à Allah et Son Messager, صلى الله عليه و سلم , comme le dit Allah : « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement) » (Sourate an-Nisa’, verset 59 traduction approximative)
Allah a dit : « Non! Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta sentence) » (Sourate an-Nisa’, verset 65 traduction approximative)
Quiconque ne se conforme pas à prendre pour Juge Allah et Son Messager, صلى الله عليه و سلم, dans ses disputes, Allah a juré par Lui-Même qu’il n’a pas de foi. De même, juger par la Loi qu’Allah a révélé est obligatoire pour le Prophète, صلى الله عليه و سلم, ainsi que pour tout ceux qui le suivent, quant à celui qui ne s’y conforme pas c’est un mécréant »
(Source, Minhaj as-Sounna an-Nabawiyya, 5/130, 131)
Chercher le jugement dans les lois mécréantes annule l'Islam
Mouhammad ’ibn Ibrahim, a dit :
« Il fait vraiment partie de la mécréance majeure et claire que de donner aux maudites lois forgées la place que devrait avoir ce qu'a transmit l'Esprit fidèle sur le coeur de Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, pour qu'il soit entre tous un avertisseur en langue arabe claire, et ceci en jugeant par elles (les lois forgées) et en s'en remettant à elles en cas d'un quelconque conflit, contredisant et refusant la parole d’Allah: « Si vous vous disputez en quoi que ce soit, déférez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Cela sera meilleur pour vous et de plus belle incidence » (Sourate an-Nisa’, verset 59 traduction approximative)
(Source, Fatawa war- Rasa’il numéro : 4065, 12/284)
Demander le jugement aux mécréants fait partie de la grande alliance avec les mécréants
Ibn Taymiyya, rahimahoullah, a dit :
« Dans la catégorie de la grande alliance avec les mécréants qui annule l’Islam et pour laquelle Allah a blâmé les gens du Livre et les hypocrites, il y a le fait de croire dans une partie de leur religion mécréante, ou encore leur demander jugement lors d’un litige en dehors du Livre d’Allah »
(Source : Madjmou al-Fatawa, 28/199)
Quiconque prend pour juge le Tâghoût par peur de perdre un bien devient un polythéiste
Mouhammad ‘ibn Abd al-Wahhab, rahimahoullah, a dit dans l’élucidation des ambiguïtés :
« Si tu as constaté que certains hypocrites qui ont combattu les romains avec le Messager d’Allah, صلى الله عليه و سلم, sont sortis de l’Islam à cause d’une parole qu’ils ont dite en plaisantant et en jouant, alors tu comprendras que celui qui dit une parole de mécréance, ou fait de la mécréance par peur de diminution de ses biens, ou de son rang, ou du retournement des gens contre lui, c’est bien plus grave que de dire une parole en plaisantant »
Cette parole sert d’appui au fait que quiconque commet le Chirk Akbar en prenant pour juge le Tâghoût, par peur de perdre un bien, devient un polythéiste.
Celui qui prend pour juge le Tâghoût n'est pas croyant en Allah et au Jour Dernier
Ibn Kathir, rahimahoullah, a dit à propos du verset : « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour Dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et aboutissement) » (Sourate 4 - verset 59 traduction approximative) :
« Ceci est une preuve que celui qui règle ses litiges par autre que le Coran et la Sounna, et ne les prend pas comme référence, n’est pas croyant en Allah et au Jour Dernier »
Prendre pour juge le Tâghoût est une mécréance en Allah
Mouhammad Djamal ad-Dîn al-Qasimi, a dit dans son Tafsir connu sous le titre ; Mahassin at-Taawil, à propos du verset dans lequel Allah a dit : « N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin dans l'égarement » (Sourate 4 - verset 60 traduction approximative) :
« Allah a dit : « … Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin dans l'égarement » - Allah a considéré le fait de se faire juger devant le Tâghoût comme une croyance en lui, et nul ne doute que croire au Tâghoût est une mécréance en Allah ; tout comme mécroire au Tâghoût est une croyance en Allah »
La demande de justice au Tâghoût annule la croyance en Allah
Soulayman ‘ibn Abd Allah, rahimahoullah, a dit :
« Allah a dit : « … alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire … » - c'est-à-dire, au Tâghoût, et ceci est une preuve que la demande de justice au Tâghoût élimine la Foi et va à son encontre. La Foi ne peut être valide qu’en mécroyant au Tâghoût et en délaissant la demande de justice auprès de lui. Quiconque ne la délaisse pas n’est pas croyant en Allah »
(Source: Taysir al-Aziz al-Hamid fi Charh Kitab at-Tawhid, page 419)
Le verset qui suffit pour prouver que la demande de justice au Tâghoût annule l'Islam
L'Imam Ibn Hazm, rahimahoullah, a dit concernant la parole d’Allah : « Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes, et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement (à ta sentence) » (Sourate 4 - verset 65 traductiona pproximative)
« Ce verset suffit à celui qui prend garde, raisonne bien, croit en Allah et au Jour Dernier, et qui a la certitude que cette ordre et cette recommandation est celle de son Seigneur »
Allah a établi le Tawhid dans la disposition naturelle (la Fitra) de toute personne. Ensuite, Il a révélé un Livre qui est une Lumière, un Guide, un Remède, une Miséricorde, dans lequel Il a expliqué le Tawhid de manière claire.
Il est étonnant de prétendre suivre le Coran et la Sounna tout en délaissant un verset clair dans lequel Allah jure par Lui-Même que celui qui ne prend pas pour juge le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, n’est pas un croyant, pour affirmer le contraire sur base de certaines paroles d’anciens savants qui peuvent être interprétées de plusieurs manières.
Certaines personnes disent que la demande de justice dans ce verset ne concerne pas l’Islam, mais al-Iman, ou encore al-Ihsan.
Les savants nous enseignent dans les règles de la jurisprudence Islamique que les versets s’interprètent dans leur sens apparent. En effet, le Livre d’Allah est une Lumière, un Guide, un Remède, une Miséricorde, et il est inconcevable qu’Allah révèle des versets pour piéger Ses serviteurs.
Ceci est l’implication de la croyance des innovateurs qui disent que quiconque interprète certains versets dans le sens apparent est un mécréant, car selon eux Allah ne voulait pas le sens apparent, mais le sens caché, et celui qui a le ‘’malheur’’ de ne pas le trouver est un mécréant.
L’implication de leur croyance va en réalité encore plus loin. En effet, si l’on suit leur logique le Livre d’Allah est un ‘’piège’’ pour les gens, et il ne faut surtout pas le lire car on risque d’interpréter un verset selon son sens apparent, et non selon le sens caché, et ainsi devenir des mécréants.
Le sens apparent du verset rapporté dans la parole d’Ibn Hazm, rahimahoullah, est que quiconque ne prend pas pour juge le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, n’est pas croyant. S’il n’est pas croyant il ne peut être que mécréant, car il n’y a pas d’intermédiaire entre les deux.
Les personnes qui disent que la demande de justice dans le verset ne concerne pas l’Islam, mais al-Iman, ou encore al-Ihsan, et qu’il est ainsi possible de ne pas prendre pour juge le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, tout en restant musulman, sont soit des gens qui parlent sans science, soit des gens qui répètent aveuglement ce qu’ils entendent, soit des gens qui ne connaissent rien ou presque rien aux règles de la jurisprudence Islamique.
En effet, si ils avaient quelques notions de la jurisprudence Islamique, ils sauraient que pour affirmer qu’il est possible de rester musulman même si l’on ne prend pas pour juge le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم , il aurait fallu trouver un seul verset ou Hadith qui dit de manière claire ce qu’ils prétendent.
Le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, a dit : « Celui qui fornique n’est pas croyant au moment où il commet la fornication … » (Hadith rapporté par al-Boukhari et Mouslim, Allah leur fasse Miséricorde)
Le sens apparent de ce Hadith est que quiconque fornique n’est pas un croyant. Il serait donc un mécréant. Mais, étant donné que la Sounna nous prouve à travers d’autres paroles qu’il est possible de rester musulman tout en commettant les grand péchés tels que la fornication, ce Hadith nous indique que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم , ne visait pas l’annulation de l’Islam, mais l’annulation d’al-Iman.
Par contre, en ce qui concerne la demande de justice au Tâghoût, il n’existe pas un seul verset, ou un seul Hadith, qui indique qu’il est possible de rester musulman tout en demandant le jugement au Tâghoût.
Au contraire, tout va dans le sens que ceci est le Chirk Akbar qui annule le Tawhid, et ceci est même appuyé pas le consensus des musulmans.
De la même manière, lorsqu’Allah et Son Messager, صلى الله عليه و سلم , disent que quiconque prononce une parole, ou commet un acte, devient un mécréant, ou encore a commis la mécréance, ceci concerne toujours la grande mécréance.
Allah et Son Messager, صلى الله عليه و سلم, nous ont pas donné le sens apparent qui indique la grande mécréance pour nous laisser deviner par nous-mêmes si’il s’agît de la petite mécréance.
En effet, s’il n’existe aucun verset ou Hadith qui indique que la mécréance en question peut être commise tout en restant musulman, ceci sert de preuve qu’il faut laisser l’interprétation apparente qui indique la grande mécréance.
Par contre, si un verset ou un Hadith indique qu’il est possible de commettre une mécréance tout en restant musulman, ceci sert de preuve que la mécréance en question est une petite mécréance qui n’annule pas l’Islam.
Le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم , a dit : « Insulter un musulman est un acte de Fisq, et le combattre est un acte de Kufr » (Hadith rapporté par at-Tirmidhi)
Le sens apparent de ce Hadith est que quiconque combat un musulman est un mécréant. Or, nous avons une preuve venant du Coran qu’il est possible de rester croyant tout en combattant d’autres croyants, ce qui nous indique que la mécréance dont parle le Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, concerne la petite mécréance qui n’annule pas l’Islam.
Allah a dit : « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux »(Sourate 49 – verset 9 traduction approximative)
Ceci est établi dans les règles de la jurisprudence Islamique.
Le verset dans lequel Allah a dit : « Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes, et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement (à ta sentence) » (Sourate 4 - verset 65 traductiona pproximative) – prouve en réalité que la demande de justice au Prophète Mouhammad, صلى الله عليه و سلم, est une croyance en Allah.
C’est la raison pour laquelle les grands savants tels qu’Abd ar-Rahman ‘ibn Hassan, rahimahoullah, ont dit que tout comme la demande de justice au Coran et la Sounna est une croyance en Allah, la demande de justice au Tâghoût est aussi une croyance au Tâghoût.
La croyance en Allah et la croyance au Tâghoût sont deux opposés qui ne peuvent pas coexister.
Quiconque croit au Tâghoût n’est pas croyant en Allah.
Ceci t’aidera, si Allah le veut, à cerner ceux qui prétendent suivre le Coran et la Sounna, tout délaissant les Textes authentiques clairs pour argumenter avec les paroles ambigües de certains savants en imposant leur propre interprétation.