Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.
Demande de jugement au taghout (démocratie) pour un bien mondain
v Première ambiguïté :
Elle fait partie des ambiguïtés les plus hideuse ; c'est leur parole : « cet acte n'est pas une demande de justice, mais plutôt une demande d'un bien qui va être perdu. »
Réponse :
Nous disons : saches que l'homme peut dire une parole sans lui prêter attention alors que si l'on mélangeait cette parole avec l'eau de la mer, elle l'altérerait entièrement. D'ailleurs, le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a dit une parole semblable à 'Aicha (Radiya Allahou 'Anha) comme cela est rapporté dans « Sounan At Tirmidhi et Abou Daoud ».
Le fait de dire ce genre de paroles fait partie de la ruse vis-à-vis de la religion d'Allah et de Ses interdits, à un tel point que ce qui est connu chez tous les êtres responsables, c'est que la réalité des choses ne change pas en modifiant leurs appellations.
Le savant 'Abd Allah Ibn 'Abd Al-Rahman Abou Batin (Rahimahou Allah) dit : ''Celui qui attribue à autre qu'Allah une de ses différentes adorations, aura adoré cet autre, l'aura pris pour divinité et l'aura associé à Allah dans Son droit exclusif... même s'il s'esquive d'appeler son acte « le fait de prendre pour divinité, l'adoration et l'association. » Et il va de soi chez toute personne censée que la réalité des choses ne change pas en modifiant leurs appellations.'' (Majmou'at At Al-tawhid, 7ème Risaala)
Il n'y a aucun doute chez le Musulman que la demande de justice, c'est trancher une dispute entre deux parties, et c'est un acte des membres et non un acte du cœur.
Celui qui dit que le fait de demander justice n'est une demande de justice que si elle est accompagnée de l'intention qu'il va demander justice à Al-taghout, parce qu'il est convaincu que son jugement est meilleur que celui d'Allah, est comme celui qui dit que faire une prosternation, n'est une prosternation seulement s'il est convaincu dans son cœur que celui, devant qui il se prosterne, mérite qu'on se prosterne devant lui.
Al-imam Ibn Al-Qayyim (Rahimahou Allah) a répondu à ce genre de paroles sur celui qui prétend que l'adoration est une adoration uniquement si celui qui la fait est convaincu que c'en est une : ''Parmi les formes de Al-shirk : la prosternation du disciple au Shaykh. Cela est du Shirk de la part de celui qui se prosterne et de celui devant qui il se prosterne. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'ils disent : « ceci n'est pas une prosternation, mais il s'agit de baisser la tête devant le Shaykh par respect et humilité. » Il faut dire à ces gens-là : « quoique vous l'appeliez, la réalité de la prosternation c'est de baisser la tête devant une personne. »'' (Maadarij Al-salikyn, Volume 1 Page 374)
Puis nous disons, il se peut qu'il y ait ici une complication pour certaines personnes au sujet du Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) lorsqu'il est entré sous la protection de « Mot'am Ibn 'Adiy » ; nous répondons à cette objection :
1) Si la personne comprenait le sens de la demande de justice, ce genre de complication n'aurait pas lieu d'être. La demande de justice, comme il a été expliqué auparavant, c'est de se référer à celui qui peut donner un jugement vis-à-vis d'un litige.
« Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. » Sourate 4 Verset 59 (Traduction relative et approchée)
Voici l'image de la demande de justice qui consiste en un litige entre deux individus qui sera tranché chez un tiers. Nul doute que ceci fait partie du grand Shirk dans le cas où cette demande de justice se fait auprès de Al-taghout. Alors que concernant la demande de protection auprès d'un mécréant, il n'existe aucun texte qui l'interdit. En effet Abou Bakr a demandé protection à Ibn Doghona. Et il en est de même lorsque les Compagnons ont cherché protection auprès du Négus.