Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le monothéisme authentique selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

Publicité

Chapitre 4 : Ambiguïtés de ceux qui autorisent la demande de justice à Al-taghout 3/6 tome 2

Troisième ambiguïté :

C'est la parole de celui qui dit que le fait de demander justice, même si c'était du Shirk, ne serait que du petit Shirk qui n'atteindrait pas le stade du grand Shirk jusqu'à ce qu'il soit accompagné de «Al-istihlal » ou d'une croyance, comme le fait de jurer par autre qu'Allah.

Réponse :

1er aperçu :Il est connu que l'adoration qui n'est vouée qu'à Allah comme l'inclinaison, la prosternation, l'invocation, la demande de secours, le sacrifice, le vœu, les tournées révérencielles, la demande de justice, la peur, l'espoir, le retour à Allah, l'amour, la vénération et autres parmi les adorations, se divise en trois parties : certaines sont liées à la croyance, d'autres liées aux paroles et d'autres aux actes.

2. Quant aux adorations apparentes qui sont liées aux paroles et aux actes, comme l'invocation, la demande de secours, l'inclinaison, la prosternation, le sacrifice, le vœu, les tournées révérencielles, la demande de justice et autres ; alors celui qui attribue l'une d'entre elles à autre qu'Allah, que ce soit aux idoles, aux morts, aux tawaghit, il deviendra donc de ce fait mécréant et sera tombé dans la grande association. Et ceci n'implique ni une croyance ni le fait de rendre Hallal, car il aura montré l'attribution d'une adoration à autre qu'Allah.

3. Quant aux adorations cachées qui sont liées à la croyance, comme la peur, l'espoir, l'amour, la vénération et autres, il est nécessaire pour juger de la mécréance de celui qui les attribue à autre qu'Allah, de montrer cette adoration et ceci en le prononçant par la langue afin de montrer cette croyance car c'est une adoration cachée qui siège au niveau du cœur. Celui qui a apporté cette ambiguïté a fait une analogie fausse du fait qu'il n'a compris ni le sens de Al-tawhid, ni le sens de l'adoration. Il a donc mis au même niveau la demande de justice qui est une adoration et le fait de jurer par autre qu'Allah qui n'est qu'une expression d'association mais qui n'est pas une adoration.

Il pourrait se demander : « pourquoi alors les Savants ont attesté que le serment par Allah était une adoration ? »

La réponse : nous disons que les Savants ont fait du serment par Allah une adoration car ce serment est accompagné par l'adoration de vénération. Et celui qui jure, lorsqu'il jure par Allah, sait qu'Allah est Sublime et qu'Il mérite qu'on jure par Lui. Et il jure donc par Lui, ce qui fait de ce serment une adoration car il est accompagné de vénération. Donc le serment par Allah est une adoration parce qu'il est accompagné d'une vénération, et c'est la vénération qui est une adoration et non le serment lui-même, car le serment n'est que le fait de jurer. S'il était pour Allah, avec une vénération, alors c'est une adoration, et s'il était pour autre qu'Allah, c'est une expression d'association et une branche parmi les branches du petit Shirk. On ne peut qualifier celui qui le fait d'être tombé dans le grand Shirk, jusqu'à ce qu'apparaisse une vénération pour celui par lequel il jure ; et ceci par sa croyance exprimée par le biais de la parole avec sa langue.

Et c'est pour cela que les Savants ont dit que celui qui jurait par autre qu'Allah, était certes tombé dans la petite association et qu'il ne sortait pas de la Nation (Musulmane) tant qu'il ne croyait pas que l'objet de son serment méritait qu'on jure par lui. Ils ont donc conditionné pour le rendre mécréant la manifestation d'une vénération pour l'objet du serment ; c'est-à-dire une attribution de l'adoration de la vénération à autre qu'Allah, car c'est une adoration du cœur cachée.

Et si un homme jure par autre qu'Allah et montre de la vénération à l'objet du serment, alors il sera associateur dans la divinité. La cause de son association ici, c'est le fait qu'il ait montré l'adoration. Donc, nous n'allons pas le voir et lui demander s'il a cru ou pas. Aussi, la demande de justice est une adoration apparente comme la prosternation, la tournée révérencielle ; celui qui l'attribue à autre législation que celle d'Allah, après connaissance, est un mécréant. Et ce n'est pas une adoration cachée du cœur, comme la vénération qui nécessite une manifestation par le biais de la prononciation par la langue.

2ème aperçu :Il est connu que le fait de jurer par autre qu'Allah n'a pas été interdit dès le début de l'Islam. Ce n'est que par la suite que les textes sont venus interdire le fait de jurer par autre qu'Allah. Le Prophète (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) a dit :

« Certes Allah vous a interdit de jurer par vos ancêtres »(Rapporté par Boukhary)

Comment peut-on comparer ce qui n'a pas été interdit dès le début de l'Islam avec ce sans quoi l'Islam du serviteur ne peut être valide, à savoir le reniement de tout jugement en dehors du jugement d'Allah et de Son Messager (Sala Allahou 'Alaihi wa Salam) et ceci en ne le prenant pas pour juge ?!

Puis nous disons : cette fausse comparaison implique qu'il était permis aux Musulmans de cette époque et avant la révélation des versets qui interdisent la demande de justice à Al-taghout, de demander justice aux devins et aux rebelles parmi les gens du Livre ainsi qu'à leurs tawaghit ; puisque selon leur prétention, la demande de justice est comme le fait de jurer.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article